Cartographie collaborative, revue de presse, ressources documentaires contre la surveillance en général et la vidéo-surveillance en particulier.
Focus sur Toulouse
En plus de Capgemini, «CheckNews» révèle que les drones vendus par le Français Parrot facilitent le travail des agences fédérales chargées de la politique migratoire. Tout comme un logiciel de gestion de données biométriques élaboré par Thales.
Les entreprises françaises, toujours à la pointe pour aider les fascistes, on ne se refait pas !
liberation.fr/checknews/ice-pa
(en plus, les USA font le beta-test ; nous, on aura droit à une version sans bug, le rêve, hein !?)
Depuis deux semaines, la filiale américaine du géant français Capgemini est sous le feu des projecteurs, accusée d’aider les agences fédérales américaines dans leur chasse aux étrangers sur le sol américain. Les révélations de l’Observatoire des multinationales, reprises par l’Œil du 20 heures de France 2, ont montré que la société avait empoché des millions de dollars pour aider les forces de l’ordre à identifier, localiser et expulser les étrangers en situation irrégulière.
Peu de temps après la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, tués par des agents fédéraux à Minneapolis, ces contrats font polémique. Y compris en interne : les syndicats de Capgemini, CFDT et CGT en tête, ont dénoncé une contradiction avec les valeurs affichées par le groupe. Et le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a appelé à l’Assemblée nationale Capgemini «à faire la lumière de manière extrêmement transparente sur les activités qui sont les siennes, […] et sans doute à questionner la nature de ces activités».
Mais Capgemini n’est pas le seul fleuron tricolore à vendre ses services ou ses produits au Département à la sécurité intérieure (DHS), dont dépendent les agents de l’ICE et de la police aux frontières. Les drones de la société française Parrot sont aussi utilisés par ces agents, comme le mentionnent des appels d’offres que CheckNews a trouvés sur les sites gouvernementaux.
Les drones de l’entreprise Parrot
Depuis plusieurs années, ces drones sont vendus par un distributeur agréé par l’administration américaine, Darley Defense. Sur son site, celui-ci vante même les mérites du modèle «Anafi USA Mil», un drone «construit pour servir le DHS». «Grâce à la vidéo 4K HDR et à un appareil photo de 21 mégapixels, il permet à des agences telles que la police des frontières, les services de l’immigration (ICE) et les services secrets américains de visualiser des zones depuis les airs», promeut le distributeur. Les logos du DHS et de la police aux frontières apparaissent aussi sur le site de Parrot.
Combien de drones Parrot équipent la police anti-immigration, et pour quels types d’opérations ? Les agences fédérales contactées par CheckNews n’ont pas répondu. Parrot, de son côté, confirme que «le DHS est un client historique» avec qui la société a signé des contrats avant le retour de Trump à la Maison Blanche et que «différentes agences sont équipées des drones Parrot», sans être en mesure de préciser la répartition au sein de l’ICE et de la police aux frontières. Le 21 janvier 2026, cette dernière prévoyait encore d’acheter des drones de modèle «Parrot Anafi UKR» (à l’origine conçu pour être adapté au front ukrainien), pour répondre à un besoin de «capacité supplémentaire de reconnaissance, de surveillance et de suivi aériens afin d’améliorer la connaissance de la situation pour les commandants et les agents sur le terrain». Le montant prévisionnel était estimé entre 2 et 5 millions de dollars.
Thales et les empreintes digitales
L’ICE et la police aux frontières ont aussi pu compter sur les talents de Thales, géant français de la défense dont l’Etat français détient 26 %, pour la gestion des données biométriques et pour l’identification de millions de personnes vivant sur le sol américain. A la fin des années 90, et surtout après les attentats du 11 septembre 2001, Cogent (depuis racheté par Thales) a élaboré une brique logicielle du principal système de gestion des données biométriques américaines, Ident, permettant de relier «les données biométriques aux informations biographiques pour établir et vérifier les identités», expliquait un document publié par le DHS en 2024. D’après Thales, sa contribution s’est limitée à la partie «empreintes digitales» du système.
«L’ICE utilise Ident pour enregistrer les données biométriques des personnes rencontrées et/ou arrêtées […] dans le cadre d’enquêtes, d’arrestations, de mises en détention, et/ou d’expulsions des Etats-Unis», détaille un autre document du DHS. D’après 404 Media, une application de reconnaissance faciale et d’analyse d’empreintes digitales utilisée par l’ICE, Mobile Fortify, est d’ailleurs branchée sur la base de données Ident pour identifier les personnes arrêtées.
«Cette base de données, d’une puissance unique, repose toujours sur la technologie de Thales» qui est «la plus complète du monde» dans sa catégorie, se félicitait même la firme tricolore sur son site en 2021, dans un article depuis supprimé. Ajoutant qu’«il n’existe probablement aucune autre démonstration plus explicite de la capacité de l’entreprise à aider les autorités de contrôles aux frontières pour relever les défis du XXIe siècle». En 2019, le DHS a annoncé vouloir remplacer Ident par un nouveau système, Hart, mais celui-ci a accusé plusieurs années de retard et la solution logicielle de Thales est toujours utilisée.
Au-delà de ce système, Thales a vendu d’autres produits aux agences fédérales américaines en charge de la lutte contre l’immigration illégale. Des documents d’appels d’offres de 2020, consultés par CheckNews, indiquent que la police aux frontières utilise (ou a utilisé) Vormetric, un autre logiciel de chiffrement et sécurisation des données, commercialisé par Thales, et dont la société fait aussi la promotion sur son site.
Des logiciels capables d'analyser les images de vidéosurveillance sont déjà utilisés dans plusieurs villes françaises, souvent à l'insu de leurs habitants. Les entreprises réclament plus de souplesse pour faciliter le travail des forces de l'ordre et des pompiers, mais des critiques y voient une porte d'entrée vers des technologies controversées.
Hop, ni vu ni connu, j't'embrouille...
Parce qu'on aime pleinement et sincèrement les caméras de vidéo-répression, voici un post sur comment les protéger 💚🔥






Toulouse veut moderniser son système de « vidéo protection » via l'implémentation de « solutions d’analyse algorithmique », et plus particulièrement l' « intégration de modules d’intelligence artificielle permettant d’identifier en temps réel les comportements dits "anormaux" ou suspects ». La vidéosurveillance algorithmique (VSA) n'ayant toujours pas été légalisée, « ces fonctionnalités avancées devront être désactivées par défaut », précise l'appel d'offres.
Et voilà que la ville rose se met à jouer à Minority Report
Dans son livre, « Your face belongs to us », Kashmir Hill nous permet de comprendre que la reconnaissance faciale n’est pas un projet technologique. Elle est un projet idéologique, soutenue et financée par des gens qui ont un projet politique radical pour la société. Elle est un outil qui vise à contourner le droit pour faire advenir une autre société.
Malgré des performances décevantes, la vidéosurveillance algorithmique testée aux JO de Paris fascine collectivités territoriales et pouvoirs publics. Derrière cet engouement, un lobby s’efforce de construire l’acceptation sociale de ces logiciels sécuritaires pour qu’ils puissent être imposés dans notre quotidien.
Reconnaissance faciale en temps réel, interprétation des émotions, catégorisation des pensées religieuses, sexuelles et politiques… La France a activement milité pour que ces pratiques soient permises par « l’AI Act », le règlement européen sur l’intelligence artificielle, révèlent Disclose et Investigate Europe, documents confidentiels à l’appui.
Sans surprise, le gouvernement proto-fasciste français et nos meilleures industries de la surveillance et de l'armement ont tout fait pour que les briques légales européennes leur permette de mettre en place tout un arsenal d'outils de surveillance...
Il faut donc 8 ans et une enquête journalistique pour que les forces de l'ordre respectent enfin la loi.
Mais est-ce que le Parquet va porter l'affaire en justice ?
AmnestyFrance
Mai 2026, en France. Un lycéen, un CPE, et une femme sont confrontés à une nouvelle réalité : la reconnaissance faciale. Lorsque les technologies de surveillance envahissent nos vies, que reste-t-il de nos libertés ?
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Notre court-métrage « Dans leurs yeux » met en scène les possibles dérives de la reconnaissance faciale si elle s’installait dans notre quotidien. L’alerte est réelle : la reconnaissance faciale pourrait bientôt arriver en France où le recours aux technologies de surveillance se multiplie.
La reconnaissance faciale menace notre vie privée, accentue les discriminations, porte atteinte à nos libertés fondamentales.
Il suffit d’un seul réglage pour activer la reconnaissance faciale sur certaines caméras. Et il suffit d’une seule loi pour interdire cette technologie.
✍️ Signez notre pétition demandant une loi pour interdire l'utilisation de la reconnaissance faciale en France : https://www.amnesty.fr/petitions/la-france-ne-doit-pas-devenir-la-championne-de-la-surveillance
👀 Découvrir les expérimentations de reconnaissance faciale en France : https://www.amnesty.fr/actualites/france-technologies-de-surveillance-reconnaissance-faciale
👉 Tout savoir sur les dangers de la reconnaissance faciale : https://www.amnesty.fr/actualites/reconnaissance-faciale-neuf-questions-pour-comprendre
👉 JO 2024 : De la vidéosurveillance algorithmique à la reconnaissance faciale, il n'y a qu'un pas : https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/jo-paris-de-la-videosurveillance-algorithmique-a-la-reconnaissance-faciale-il-n-y-a-qu-un-pas
En novembre, à la suite des révélations de Disclose sur l’utilisation par la police du logiciel de reconnaissance faciale Briefcam, annonçait le lancement d’une enquête indépendante dont les conclusions devaient être rendues « sous trois mois ». Alors que le ministère de l’intérieur refuse de communiquer sur le sujet, un rapport confidentiel démontre que la fonction reconnaissance faciale est « activée par défaut » depuis 2018.
Quel lien y a-t-il entre les jeux olympiques et la loi sécurité globale ? Les deux sont des prétextes à l’extension de la surveillance et du contrôle policier. C’est en tous cas ce que dénoncent les collectifs écologistes qui nous ont transmis cette tribune.
#BigBrother : work in progress
#CEstPourVotreBien
[Pour HEC] "La surveillance en ligne est d'ailleurs totalement soutenue par le ministère de l'Enseignement supérieur"
Quand on ne prend que cette phrase, ça fait peur :p
Mais plus sérieusement, prenons garde à ne pas ouvrir de boîtes de Pandore...
Couvre-feux, contrôles policiers multiples, toute-puissance de l’administration, emballement de l’industrie technosécuritaire : la pandémie de Covid-19 se traduit, en France, par un contrôle accru des populations, suspectées par principe de ne pas participer à la « guerre » contre le virus.
Rien de tel qu'un petit récapitulatif pour voir que ça part sérieusement en cacahuète.
Vingt-cinq ans après sa légalisation, la vidéosurveillance s’est généralisée, des grandes villes aux plus petits villages. C’est le constat d’une enquête inédite menée par Mediacités sur plus de 200 communes dans quatre métropoles. La tendance à un maillage toujours plus serré se poursuit, alors que de nouvelles technologies, inquiétantes, font leur apparition.
Tout va bien : la startup de reconnaissance faciale Clearview incite à un usage abusif de sa technologie, et veut conquérir de nouveaux clients dans des pays condamnés pour violation des droits de l'homme.
Clearview en mode YOLO total !
Ça augure de bien des (mauvaises) surprises ...
Pour se connecter, il suffit d’entrer le mot de passe « 123456 »
Voilà. Des centaines de milliers, voire des millions de caméra de #videosurveillance; de micros, d'enregistreurs de chez Huawei accessibles grâce à une fonctionnalité mal implantée par le fabricant.
En fin d'année dernière, les sonnettes connectées d’Amazon ont été piratées et un chercheur en sécurité de Bitdefender a découvert que 1 562 adresses e-mail et les mots de passe correspondants étaient à vendre sur le dark web depuis ce mardi 17 décembre 2019. En les utilisant, il est possible de se connecter et d’accéder aux caméras. Plus inquiétant encore : les accès permettent aux pirates d’accéder à l’ensemble des appareils connectés reliés aux sonnettes Ring. En se connectant au compte, il est aussi possible de consulter des données personnelles telles que le numéro de téléphone, l’adresse ou les informations de paiement du propriétaire.
Quoiqu'il en soit, ça ne répond absolument pas à mes préoccupations. Notamment en ce qui concerne cette fonctionnalité permettant à la police de récupérer les vidéos issues de ces sonnette connectées : elles constituent une forme de vidéosurveillance massive, centralisée et privée (gérée par Amazon) qui me laisse sans voix ...
Juste avant Noël, le secrétaire d’État en charge du numérique Cédric O, a annoncé que la France allait lancer en 2020 une phase d’expérimentation de la reconnaissance faciale, appliquée à la vidéosurveillance. Une annonce très inquiétante notamment par son flou.
« en mai dernier, un homme a été condamné à une amende parce qu’il avait caché son visage en passant devant un de ces dispositifs expérimental. Motif de la contravention : “nuisance à l’ordre public.” Il y a de quoi déprimer »