Lors de plusieurs remises de diplômes, des dirigeants de la tech ou de l’industrie ont été hués après avoir décrit le développement de l’intelligence artificielle comme « prochaine révolution industrielle ». De nouveaux symptômes d’un rejet de ces technologies, plus marqué au sein de la génération Z.
There's still hope !
Dans cet entretien, le collectif Le Mouton Numérique développe une critique radicale de l’IA ancrée dans une approche intersectionnelle : l’intelligence artificielle cristallise et renforce des rapports de domination – de classe et de genre, notamment – qui lui préexistent. [...] Le collectif rappelle que les choix technologiques sont d’abord des choix politiques et que la bataille se joue sur le terrain des rapports sociaux plutôt que sur celui de la technique elle-même.
Aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne, l’#IA envahit déjà les cours et les classes. Mais pour quels résultats ?
L'acceptabilité de l'IA n'est pas en bonne voie tout compte fait.
Reste le travail de sape mené auprès des décideurs·euses pour l'imposer envers et contre toustes.
L’article 50 de l’#AIAct oblige les fournisseurs et exploitants de contenus (textes, images, sons, vidéos) synthétiques générés par IA à les marquer comme tels, de façon indélébile et « de manière claire et identifiable » au premier coup d’œil. La Commission européenne propose cela dit que les contenus générés par IA ayant « fait l’objet d’une vérification humaine ou d’un contrôle éditorial » soient exemptés de cette obligation de transparence.
Et voilà comment on détruit un (presque) pas trop mauvais principe.
Former Google CEO Eric Schmidt's AI-focused speech was booed at the University of Arizona's graduation ceremony days after a real estate executive's similar address was panned at another US university.
L'ex CEO de Google, Eric Schmidt, se fait huer lors d'un discours à l'Université d'Arizona
L'acceptabilité, déjà faible, de l'#IA semble s'éroder chaque jour.
Toustes ensemble, on en viendra à bout !
Renoncement face à la difficulté d'un exercice, réponses erronées en mathématiques ou sur la compréhension d'un texte : l'emploi de l'intelligence artificielle semble dégrader nos capacités intellectuelles.
Bon, en même temps, on disait ça avec l'arrivée de l'informatique, puis d'internet, puis de wikipedia puis de puis de puis de... Donc je me méfie...
Mais en même temps...
Le discours sur ce qu'on appelle "Intelligence artificielle" est le symptôme le plus parlant de ce crime. On boit et on répète les âneries du discours publicitaire, même dans des cadres où on se l'attendrait moins, et notamment parmi les universitaires et les "experts". Nous sommes complètement aveuglés, complètement abrutis, nous n'arrivons plus à voir rien d'autre que le discours commercial.
Les dirigeants d’OpenAI et Anthropic ont récemment rencontré des chefs de plusieurs ordres religieux pour réfléchir aux manières de construire leurs outils de manière éthique.
Les IA, même sans les religions, c'est de la merde.
Les religions, même sans IA, c'est de la merde.
Les religions et les IA, main dans la main...
What could go wrong ?
« Le plus inquiétant, c’est la manière dont ces erreurs se produisent. Elles sont rares, mais graves. Le modèle ne transforme pas votre document en charabia. Il y apporte de petites modifications, assurées (!), qui paraissent inoffensives au premier coup d’œil. Un détail déplacé. Une précision omise. Un sens subtilement altéré. Une phrase réorganisée pour en modifier l’ordre. Il faudrait lire attentivement l’ensemble du document, en le comparant à l’original, pour s’en apercevoir. Et personne ne le fait. »
Digne d'Orwell !
Les apps générées par IA publiées sur internet sont souvent peu sécurisées. Selon Red Access : plus de 5 000 d’entre elles ne présentent aucune authentification ni véritable sécurité.
L'#IA et le vibe-coding ne remplaceront jamais la connaissance et la culture de la sécurité.
Bref, la #cybersécurité est morte, tuée par l'#IA.
Les LLM donnent la destination. Ils escamotent le voyage. Et avec le voyage, ils escamotent la raison pour laquelle la plupart d'entre nous ont commencé.
Et quand plus personne n'aura envie de voyager, comment fera-t-on pour savoir si on nous a bien mené à destination ?
L’avènement d’une Shadok AI souveraine permettait de générer des oracles précieux pour la planète. Ainsi, quand une difficulté se présentait qui résistait au pompage, le devin plombier s’adressait à l’Ordinateur. Ce dernier rendait alors un oracle. Pour ce faire, l’Ordinateur se gavait d’herbe puis ruminait de longues heures avant de générer et de déposer l’oracle. Il fallait prendre garde de ne pas marcher dedans même si certains prétendaient que cela portait chance.
L’une des dernières versions de Chrome installe en silence un fichier de 4 Go sur les ordinateurs compatibles : les poids du modèle Gemini Nano. Aucune notification, pas de bouton pour refuser, et la suppression manuelle ne tient pas.
C'est un comportement de virus, ça, non ?
Dans un très curieux billet de blog, OpenAI détaille pour la première fois l'infrastructure qu'elle déploie pour scanner, analyser et potentiellement signaler aux autorités les échanges de ses abonnés. Sous couvert de prévention des violences, l'entreprise officialise un dispositif de renseignement comportemental privé, sans cadre juridique contraignant ni contrôle extérieur.
Sans grande surprise, OpenAI officialise que ChatGPT est un parfait outil de surveillance.
Que l’IA générative puisse être utilisée à des fins subversives (le terme est à relativiser quand on parle de business économiques si colossaux que sont le football, la recherche ou la guerre) n’est pas le sujet, et ne l’a même jamais été. Le meilleur ouvrage à date sur la question, Contre-Atlas de l’intelligence artificielle de Kate Crawford (éditions Zulma, 2022), explique dans un style accessible et référencé les six catastrophes de l’IA : d’abord, celle de la Terre, de la main-d’œuvre, des données (fichage et surveillance), de la classification (des individus selon des typologies stéréotypées), des affects, et de l’État.
Une contributrice de Wikipédia a découvert que l’IA de Doctrine.fr avait « halluciné » que la Cour européenne des droits de l’homme avait « rejeté » la requête d’un plaidant. Or, la CEDH l’avait non seulement acceptée, mais la France avait en outre été condamnée à lui verser des indemnités.
Des scientifiques inventent une fausse maladie. Les IA la présente comme réelle
Pire, des scientifiques listent l'étude comme étant réelle...
les quatres cavaliers de l'IApocalypse sont de sortie
Voilà t'y pas que j'attends maintenant impatiemment la sortie des résultats trimestriels des gros de l'#IA, juste pour le plaisir de lire les analyses de @UnePorte@eldritch.cafe !