« À l’heure où la reconnaissance faciale investit nos visages, où les assistants vocaux intelligents s’invitent dans nos salons, et où Instagram recompose nos rapports sociaux, est-il encore possible de se tenir à l’abri des regards ? » C’est la question qu'Olivier Tesquet nous invite à poser dans À la trace. Interview.
Clearview AI a construit sa technologie de reconnaissance faciale en aspirant les données d'autres sites, comme les réseaux sociaux. Mais ces derniers ne voient pas la pratique d'un bon œil.
Deux domaines font saliver les géants de la tech américains plus que tout : la finance et la santé. Deux gigantesques réservoirs de croissance, jusqu'à présent préservés de leurs appétits par les réglementations sectorielles. L'assaut est lancé.
Je l'annonce depuis toujours : les données personnelles ne sont qu'au début de leur exploitation, les vrais assaillants fourbissent leurs armes.
L'assaut sera dur et nous sommes clairement en infériorité face aux mastodontes de la finance et de la santé. Parce que les GAFAM ne seront que les mercenaires de ces entreprises qui nous gouvernent.
Nouveau scandale pour les applications de rencontre. Une agence gouvernementale norvégienne les accuse de ne pas respecter la loi en partageant les données des utilisateurs avec d'autres entreprises, sans leur consentement.
Pas scoop.
Cédric 0 veut un débat apaisé... mais il est déjà biaisé !
Reconnaissance faciale : une technologie française échoue à reconnaître le moindre visage à New York
Une technologie française de reconnaissance faciale échoue à reconnaître le moindre visage parmi 900 000 véhicules qui passent chaque jour à New York
Tu m'étonnes que @cedric_o tienne à utiliser les français comme cobayes pour améliorer les performances des entreprises françaises (et de son ancien employeur)...
Principal architecte du projet Health Data Hub, Jean-Marc Aubert, patron de la Drees, quitte le service public pour rejoindre à nouveau la société Iqvia, leader mondial de l’exploitation des données de santé.
Parce qu'en plus, le monsieur en question était chez Iqvia auparavant. Ça pue réellement le conflit d'intérêt puissance 20.
Et histoire d'en rajouter une couche, il faut savoir que ce Health Data Hub est hébergé par Microsoft.
Et que ce ne sont que les premiers soucis...
Bref, les données de santé sont une future mine d'or que ne manquerons pas d'exploiter les databrokers (et les banques, et les assurances ...)
Le plus grand réseau social au monde a admis collecter des informations sur l'emplacement de ses utilisateurs, quand bien même ces derniers désactivent les données de localisation.
Bah voui. Et pourquoi pas, tiens ? Bon, ils risquent une amende de 3% de leur CA annuel. Un jour. Peut-être. Mais si ça se trouve, en acceptant leurs CGU, on accepte qu'ils le fassent.
Bref. Virez l'application Facebook de vos smartphones !
(-ou virez Facebook tout court, hein !-)
Au travers d’un arrêté publié en pleine période de fêtes, le gouvernement a confié à la police nationale le soin d’exploiter les nombreuses « données de voyage » relatives aux trajets effectués en avion, en train, en bus, etc. Ceci pour des finalités potentiellement très larges.
Voilà. L'ensemble des voyages effectués seront enregistrés et tracés et ce à des fins de ... bah tout et n'importe quoi... De la fraude au crime organisé...
Mais bon, la #CNIL a son mot à dire... Ah. Non, on ne lui a rien demandé en fait.
OK, tout va bien dans notre merveilleuse nation à la veille de l'année #1984.
Bien entendu, c'est seulement pour les personnes volontaires. Bien entendu.
Mais, concrètement, comment vont-ils procéder pour savoir que vous êtes volontaires ?
Une possibilité serait de tenter d'identifier tout le monde pour voir si la personne identifiée est bien volontaire. Mais auquel cas, ils auront donc dû identifier une personne qui n'était pas volontaire pour être identifiée !?
Ou alors, tout le monde est volontaire par défaut pour être identifiable ! Et dans ce cas, une fois identifié, il suffit de s'assurer que vous n'étiez pas volont... ah merde, ça marche pas non plus ...
Ou alors, on vous dit que c'est comme ça, que c'est la loi et que pis c'est tout...
Et on nous annonce ça un 24 décembre... #Srlsy ?
Bref, bienvenue en 1984
«Pour soutenir les industriels français, le gouvernement veut faciliter le déploiement de la reconnaissance faciale. Au grand dam de la Cnil et des associations de défense des libertés.»
Voilà où on en est, à développer des technologies néfastes aux citoyens et aux libertés "pour soutenir les industriels". Non, mais sérieusement ?
Et avec ça, vous avez quelques espoirs de voir une transition écologique réelle ? Non, on en aura une qui "soutient les industriels" et du coup, on aura rien ...