À coup de millions d’euros, de masques et de gels hydroalcoolique, les grandes fortunes enfilent leurs costumes de héros pour aider les services publics à lutter contre la pandémie. Des philanthropes également connus pour leurs stratégies d’évitement de l’impôt, responsables en partie de la dégradation actuelle du système de santé.
Une once de culpabilité peut-être ?
Le déconfinement pourrait s’accompagner d’une application permettant de tracer les personnes infectées par le coronavirus. Dans un entretien au « Monde », Olivier Véran et Cédric O donnent prudemment les pistes d’une technologie très décriée.
Nop. Nop nop nop nop nop.
Madrid cherche à contrer les effets économiques néfastes de la pandémie de coronavirus. Mais le gouvernement voudrait faire de ce revenu de base un outil pérenne pour aider les familles.
Quitte à dépenser plein de sous, autant le faire de manière plus innovante que juste remettre des sous dans des trucs qui ne marchent pas, non ?
Entretien avec quatre hackers éthiques taïwanais autour des questions de traçage numérique et de civic tech à l’heure de la pandémie.
Les auteurs de cette tribune s’inquiètent des « risques d’une accélération de l’intrusion numérique dans nos vies, dont l’école offre un observatoire édifiant ». Plutôt que soutenir les industriels du numérique éducatif, il s’agirait de « défendre le service public, seul vecteur de l’égalité émancipatrice hors de la sphère marchande ».
Le monde sortira un jour de la pandémie du Covid-19 et devra relever un système économique exsangue, voire le transformer en profondeur pour que les mêmes maux n’apparaissent plus. Afin de préparer dès maintenant la suite, les initiatives fleurissent : parlementaires, associatifs, syndicats…
La gestion de la crise sanitaire par le gouvernement français est-elle à la hauteur ? Aux erreurs, lourdes de conséquences, commises jusqu’à mi-mars, s’ajoutent une inquiétante désinvolture face aux alertes de l’OMS et une communication incohérente. L’exécutif se révèle incapable de sortir de ses schémas de pensée.
À garder sous le coude. Parce qu'on ne devra pas oublier. Parce que ce gouvernement ne peut l'emporter.
La plateforme Covid-Initiatives cherche à recenser le maximum d'initiatives de la société civile visant à faire face à la pandémie de Covid-19. Depuis le début de la crise, de nombreux citoyens se mobilisent, se mettent en action collective via diverses plateformes d’échange et s’organisent en communs pour fournir des réponses en urgence.
Ça foisonne en tous sens quand on demande à la société civile de s'en mêler en fait !
Couvre-feux, contrôles policiers multiples, toute-puissance de l’administration, emballement de l’industrie technosécuritaire : la pandémie de Covid-19 se traduit, en France, par un contrôle accru des populations, suspectées par principe de ne pas participer à la « guerre » contre le virus.
Rien de tel qu'un petit récapitulatif pour voir que ça part sérieusement en cacahuète.
Les marchés sont fermés et les producteurs incités à travailler avec les supermarchés et les prix vont inévitablement augmenter. Devinez qui gagne à la fin ? (et qui perd...)
Crise ou pas crise, nous avons tout le temps besoin d’un savoir ouvert
Stratégie délibérée ou simple aveuglement ?
Dans les deux cas, ça interroge grandement.
On peut avancer deux explications sous forme de conjectures à cet « oubli » de millions de ménages. La première est que l’imaginaire social du gouvernement est biaisé au point qu’il est capable d’envisager les difficultés économiques des entreprises et de leurs dirigeants, d’encourager à la suspension du paiement des loyers, mais seulement pour les entreprises ; de demander (poliment) aux actionnaires une « modération dans le versement des dividendes (sic) » ; mais que, préoccupé par la crise économique et l’urgence sanitaire, il ne se rend pas spontanément compte de l’exposition des ménages modestes à la crise présente.
Pour gérer la crise et en sortir, le gouvernement organiserait dès aujourd’hui un « choc d’offre », permettant un ajustement des salaires à la baisseLa seconde explication, encore plus inquiétante, est suggérée par les impressionnantes mesures de dérégulation du droit du travail contenues dans le plan d’urgence sanitaire. Pour gérer la crise et en sortir, le gouvernement organiserait dès aujourd’hui un « choc d’offre », permettant un ajustement des salaires à la baisse.
Si tel est bien le cas, on peut penser que ne pas relever les minima et étendre la couverture chômage n’est pas une omission : faire rouler les livreurs à vélo coûte que coûte n’est pas un oubli, mais une stratégie. Elle permet de mettre à disposition des entreprises et des ménages aisés une main-d’œuvre bon marché, pendant le confinement, et en sortie de crise. Cette stratégie n’ignore pas l’absence de protection sociale et au travail d’une partie de la population, elle en a besoin.
Pour l’historien israélien, auteur notamment de Sapiens et Homo deus (Robert Laffont, 2011 et 2017), la crise que nous traversons peut constituer - à moins de faire les bons choix à très court terme - un point de basculement vers la surveillance de masse et le repli nationaliste. Il appelle dans les colonnes du Financial Times à un sursaut rapide.
« En cette période de crise, nous sommes confrontés à deux choix particulièrement importants. Le premier est entre la surveillance totalitaire et la responsabilisation des citoyens. Le second est entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale »
Une analyse à chaud de la situation chez et pour Framasoft... mais pas seulement. C'est presque une vision politique qui est posée là par Pyg :)
Si le modèle concurrentiel crée des redondances et gâche des ressources sur la protection des idées, la publicité et autre, le modèle coopératif gâche beaucoup de temps et de ressources à discuter et à discuter les discussions. Entre ces deux modèles, la stigmergie, une nouvelle méthode de gouvernance inspirée du mode d’organisation des insectes sociaux, pourrait offrir un modèle alternatif plus adapté à la coopération dans des grands groupes.
Je vais étudier de près la notion de stigmergie, bien aidé par la rédaction d'un livre-blog par un ami ! Suivez le tag #Stigmergie !
Lilian, un ami spécialiste es pratiques collaboratives, avait commencé le travail de rédaction d'un livre sur la stigmergie. Lors d'un de nos échanges de (quasi) chaque lundi, je lui ai soumis l'idée de diffuser son livre au fur et à mesure son la forme d'un livre-blog pour l'incitait à finaliser ce travail de rédaction. Grand merci à lui qui a suivi cette idée et en fait un chouette site pour partager, présenter, expliquer ce qu'est la stigmergie !
Je pense donc reprendre ici chaque sortie d'un nouveau chapitre.
Comme un petit coup de gueule en BD de Maliki !
Business as usual. Comme chaque trimestre, un joli chèque attendait dans leurs boîtes aux lettres les actionnaires du groupe Total ce mercredi 1er avril : selon le média en ligne Les Jours, le groupe pétrolier a en effet décidé, malgré la pandémie qui menace l’économie mondiale, de verser 1,8 milliard d’euros de dividendes à ses 450.000 porteurs, “principalement des fonds de pension situés hors de France”.
TOTALement en roues libres...
Le mot était faible. À l’évidence, « connards », ça n’était pas suffisant — pour tout dire, on le pressentait. Il faut bien l’avouer, le vocabulaire nous met au défi. C’est qu’il y a trop de choses à saisir pour un seul mot.
On lit de plus en plus : « criminel ».
Ouf. Merci Lordon de me redonner un peu d'espoir alors qu'hier soir je me disais que tout allait revenir à la (l'a)normale !
Pourquoi la méthode de Didier Raoult est-elle si contestée par la communauté scientifique et médicale ? Décryptage, avec François Séverac, médecin biostatisticien, Élisabeth Bik, consultante scientifique et docteure en biologie, ainsi qu'avec Nicolas Martin, présentateur de La Méthode scientifique.
La méthode Raoult, c'est un peu comme répondre à la question "Quelle est la différence entre un flamand rose ?". Oui, il en manque un bout pour savoir vraiment de quoi on parle.