Alors que l'été approche, les paris sur les feux de forêt se multiplient sur les plateformes de marché prédictif. Un site dédié a même fait son apparition. Au risque que des parieurs se mettent à allumer des feux eux-mêmes pour remporter la mise.
Une étude de chercheurs de l’université de Cambridge démontre que la chaleur émise par les datacenters augmente la température terrestre en moyenne de 2° jusqu’à 10 km à la ronde.
Et nos chers gouvernants veulent des datacenter #IA partout en France !
Qui veut avoir de 2 à 10° de plus chez soi ?
Le collectif « Grève des loyers » a lancé une initiative citoyenne qui résonne comme un ultimatum : « Pas de volets, pas de loyer ! ».
La colère gronde et se réveille
La vérité désormais c’est que sans changement rapide voire brutal de notre modèle économique, le réchauffement climatique ne sera jamais stoppé ou infléchi et l’adaptation – la fameuse, dont on entend beaucoup parler ces jours-ci – n’aura jamais lieu, comme l’état actuel des logements, des hôpitaux ou des écoles le montre. Ce dont nous avons besoin c’est d’une rupture franche et nette avec le capitalisme et sa classe parasite, sinon nous sommes tous condamnés à mort : en tant qu’individus – c’est déjà le cas pour une partie d’entre nous dans les mois et années à venir – et en tant qu’espèce, entraînant toutes les autres dans notre chute. L’objectif révolutionnaire – celui d’un bouleversement rapide de la société, ici comme ailleurs – est devenu le seul viable. Voici pourquoi et comment.
La canicule est un krach «écolonomique»
Timothée Parique - économiste, chercheur à la Faculté des hautes études commerciales de l’Université de Lausanne (Suisse)
(article complet)
Nous traversons une canicule historique et, déjà, la mécanique médiatique tourne à plein régime. On parle ventilateurs, climatisation, épreuves du bac, réouverture de la baignade dans la Seine. Cet avant-goût dystopique a tout du blockbuster, des cartes rouges, des hospitalisations en pagaille, et un gouvernement en PLS. Une seule chose manque à l’écran : le mot «capitalisme».
On ausculte les symptômes mais pas la maladie. La cause, pourtant, n’est pas difficile à identifier. Notre système économique accro à la croissance est en train de faire une overdose de lui-même. Cette canicule n’a rien d’un caprice du ciel, nous récoltons des décennies d’inaction climatique, méthodiquement organisée par une minorité possédante qui prospère sur l’écocide.
Rappelons quelques faits. Selon le dernier Rapport mondial sur les inégalités, les 10% les plus riches de la planète sont responsables de près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Lorsque l’on regarde l’impact, non de la consommation, mais de l’épargne, c’est encore pire : les investissements de ce décile pèsent 77% des émissions mondiales. Le constat est désormais solidement documenté par la science : ce sont bel et bien les riches qui détruisent la planète.
Le capitalisme privatise les profits et socialise les dégâts
Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité. Le capitalisme privatise les profits et socialise les dégâts. Le décile global le plus fortuné possède les trois quarts de la richesse mondiale, ce qui lui permet de capter plus de la moitié des revenus. Mais ces privilégiés ne supporteront que 3% de la facture climatique. La moitié la plus pauvre de l’humanité, elle responsable de 10% des émissions et détentrice de 2% de la richesse, héritera de près des trois quarts des coûts (1). Le réchauffement climatique n’est pas seulement une catastrophe écologique, c’est un transfert des riches vers les pauvres, et du présent vers l’avenir.
Chaque degré au-dessus des normales est le produit d’une décision d’investissement. Au premier trimestre 2026, TotalEnergies voyait son bénéfice bondir de 51%, dopé par la flambée des prix des carburants, au même moment où la planète bouclait les trois années les plus chaudes jamais mesurées. La Terre brûle et les pétroliers encaissent, comme si l’on payait une entreprise pour incendier notre propre maison.
En 1972, un groupe de chercheurs au MIT publiait les Limites à la croissance, une étude qui montrait que la croissance exponentielle des activités humaines mènerait tôt à tard à la pénurie, l’effondrement, ou aux deux. Nous ne les avons pas écoutés. Nous avons perdu un demi-siècle à gober le conte de fées de la «croissance verte» qui nous promet une économie immatérielle et décarbonée. Cinquante ans plus tard, ce découplage reste introuvable à l’échelle et au rythme qu’exigent les limites planétaires. La croissance verte n’est pas une solution, c’est un discours d’inaction, l’alibi parfait pour ne jamais remettre en cause le capitalisme.
La production ne peut pas se faire contre la nature
La canicule est un rappel à l’ordre. L’économie n’est pas une mécanique monétaire, c’est une sphère sociale encastrée dans une réalité biophysique. La production ne peut pas se faire contre la nature, ou du moins jamais longtemps. Il faut renverser l’ordre des priorités qu’on nous présente comme naturel : l’environnement n’est pas une variable d’ajustement au service de la croissance. C’est l’inverse. C’est l’économie qu’il faut remettre à sa juste place, à l’intérieur des limites de la biosphère.
Alors il va falloir ralentir. Pas tout le monde, ni au même rythme – ceux qui saccagent le plus freinent les premiers. Une décélération à plusieurs vitesses en proportion des revenus et des patrimoines, qui prend en compte les responsabilités et les capabilités de chacun. Organiser la décroissance des pays riches pour libérer autant du maigre budget écologique qu’il nous reste pour permettre à la grande majorité de la population de pouvoir enfin vivre dignement.
La vraie question, celle que cette canicule devrait imposer dans le débat, n’est pas de savoir s’il faut ou non allumer la clim. C’est de savoir quel système économique est capable de satisfaire les besoins de tous sans dépasser les limites planétaires. Car il faut revenir au sens premier du mot : une économie sert à économiser. Une économie qui prospère en détruisant ses propres conditions d’existence n’est pas performante, elle est suicidaire. Reste à décider qui, des multinationales ou du vivant, nous choisirons de sauver. La canicule, elle, a déjà tranché.
TotalEnergies dispose désormais d'un délai de six mois pour compléter son plan de vigilance avec les émissions de "scope 3". Il s'agit des rejets polluants qui ne proviennent pas directement des installations de l'entreprise (comme ses usines ou raffineries), mais qui sont générés par ses clients lors de la combustion de ses produits (pétrole ou gaz).
Traduction : Total est responsable de la consommation de pétrole et de gaz de ses clients. Quand Pouyané dit que "les canicules, c'est pas particulièrement de [sa] faute et que climat, c'est l'affaire de tout le monde", c'est faux. C'est sa responsabilité et celle de la boîte qu'il dirige.
Alors que les températures battent tous les records, le cadrage du sujet pointe rarement les responsables de la situation. Pourquoi et comment « politiser la canicule »?
L'édito de Mathieu Vidard le montre bien en colère.
Et c'est légitime...
Je suis en colère. Nous sommes au milieu d’une deuxième canicule historique (en juin !), des dizaines de morts officielles sont déjà annoncées. Probablement des centaines à venir et des milliers lorsque Santé Publique France publiera les chiffres des morts de la chaleur en 2026.
Thomas Wagner (BonPote) est en colère. Ça me paraît très clair de pourquoi il est en colère...
Choix assumés du Département de la Mayenne qui annonçait avec fracas un investissement de 450 000 euros destiné au déploiement de 128 caméras de surveillance dans les 27 collèges publics dont il est responsable.
Le sens des priorités (électorales)
Des drones sillonnent le ciel en Île-de-France à la recherche des baigneurs en zone non-autorisée, notamment pendant les fortes chaleurs
Putain, il fait 40°, des gens vivent en pleine ville dans des barres d'immeuble et y'en a qui se disent que c'est cool d'investir du pognon dans des drones pour surveiller ces dangereux délinquants ? Franchement ???
Z'avez qu'à rendre gratuite les entrées à tous les espaces de baignades en cas de forte chaleur, ça sera plus intelligent...
#Covid19 et #canicule : l’ONU alerte sur les risques sanitaires cet été
https://news.un.org/fr/story/2020/05/1069562
Hep, le #gouvernement, juste pour vous informer, histoire que cette fois-ci on évite le #IlYaDuRetard