Dans Nos Corps politiques, la médecin-philosophe détricote les injonctions permanentes « pour notre bonne santé », et défend une médecine plus collective, empathique et consciente que nous vivons toutes et tous dans un monde contaminé.
Il y a presque 10 ans, j'avais publié une BD détaillant les raisons de ma haine des appels téléphoniques, et qui expliquait pourquoi le téléphone n'est quasiment JAMAIS la bonne réponse à un besoin de communication

(j'ai passé le week-end avec elle, elle est très chouette -et très cohérente dans sa démarche- !)
Dans l’arsenal capitaliste, le consumérisme est une arme lourde et de haute précision. Au cœur de ce modèle, l’achat se pose en condition de la vie en société et fait de chaque citoyen un segment de marché. En décortiquant l’histoire d’objets du quotidien, du gobelet jetable au smartphone, la chercheuse Jeanne Guien révèle ce qui les a propulsés du rang d’inventions à celui d’indispensables. En chemin, elle met à nu les stratégies du consumérisme et dessine des alternatives économiques, émancipatrices et décroissantes.
C’est le jeu de société le plus rentable de tous les temps : plus de 300 millions d’exemplaires vendus et autant de familles fâchées à vie. Mais derrière les billets colorés du Monopoly se cache un immense braquage idéologique. A l’origine, le Monopoly était une arme de guerre anticapitaliste imaginée par une militante féministe pour déceler les failles de la propriété privée. Retour sur une utopie de gauche détournée.
Capgemini continue de travailler pour la police fasciste de Trump et à même signer une extension et un nouveau contrat avec l'ICE
Quand le MEDEF cherche sa chair à canon à l'école
Alors que plusieurs parlementaires, des syndicats enseignants, des familles endeuillées proposent de mettre fin au stage de seconde et de réformer celui de troisième, la convention signée le 14 avril entre le ministère de l’Éducation nationale et le MEDEF semble prendre la direction inverse.
La canicule est un krach «écolonomique»
Timothée Parique - économiste, chercheur à la Faculté des hautes études commerciales de l’Université de Lausanne (Suisse)
(article complet)
Nous traversons une canicule historique et, déjà, la mécanique médiatique tourne à plein régime. On parle ventilateurs, climatisation, épreuves du bac, réouverture de la baignade dans la Seine. Cet avant-goût dystopique a tout du blockbuster, des cartes rouges, des hospitalisations en pagaille, et un gouvernement en PLS. Une seule chose manque à l’écran : le mot «capitalisme».
On ausculte les symptômes mais pas la maladie. La cause, pourtant, n’est pas difficile à identifier. Notre système économique accro à la croissance est en train de faire une overdose de lui-même. Cette canicule n’a rien d’un caprice du ciel, nous récoltons des décennies d’inaction climatique, méthodiquement organisée par une minorité possédante qui prospère sur l’écocide.
Rappelons quelques faits. Selon le dernier Rapport mondial sur les inégalités, les 10% les plus riches de la planète sont responsables de près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Lorsque l’on regarde l’impact, non de la consommation, mais de l’épargne, c’est encore pire : les investissements de ce décile pèsent 77% des émissions mondiales. Le constat est désormais solidement documenté par la science : ce sont bel et bien les riches qui détruisent la planète.
Le capitalisme privatise les profits et socialise les dégâts
Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité. Le capitalisme privatise les profits et socialise les dégâts. Le décile global le plus fortuné possède les trois quarts de la richesse mondiale, ce qui lui permet de capter plus de la moitié des revenus. Mais ces privilégiés ne supporteront que 3% de la facture climatique. La moitié la plus pauvre de l’humanité, elle responsable de 10% des émissions et détentrice de 2% de la richesse, héritera de près des trois quarts des coûts (1). Le réchauffement climatique n’est pas seulement une catastrophe écologique, c’est un transfert des riches vers les pauvres, et du présent vers l’avenir.
Chaque degré au-dessus des normales est le produit d’une décision d’investissement. Au premier trimestre 2026, TotalEnergies voyait son bénéfice bondir de 51%, dopé par la flambée des prix des carburants, au même moment où la planète bouclait les trois années les plus chaudes jamais mesurées. La Terre brûle et les pétroliers encaissent, comme si l’on payait une entreprise pour incendier notre propre maison.
En 1972, un groupe de chercheurs au MIT publiait les Limites à la croissance, une étude qui montrait que la croissance exponentielle des activités humaines mènerait tôt à tard à la pénurie, l’effondrement, ou aux deux. Nous ne les avons pas écoutés. Nous avons perdu un demi-siècle à gober le conte de fées de la «croissance verte» qui nous promet une économie immatérielle et décarbonée. Cinquante ans plus tard, ce découplage reste introuvable à l’échelle et au rythme qu’exigent les limites planétaires. La croissance verte n’est pas une solution, c’est un discours d’inaction, l’alibi parfait pour ne jamais remettre en cause le capitalisme.
La production ne peut pas se faire contre la nature
La canicule est un rappel à l’ordre. L’économie n’est pas une mécanique monétaire, c’est une sphère sociale encastrée dans une réalité biophysique. La production ne peut pas se faire contre la nature, ou du moins jamais longtemps. Il faut renverser l’ordre des priorités qu’on nous présente comme naturel : l’environnement n’est pas une variable d’ajustement au service de la croissance. C’est l’inverse. C’est l’économie qu’il faut remettre à sa juste place, à l’intérieur des limites de la biosphère.
Alors il va falloir ralentir. Pas tout le monde, ni au même rythme – ceux qui saccagent le plus freinent les premiers. Une décélération à plusieurs vitesses en proportion des revenus et des patrimoines, qui prend en compte les responsabilités et les capabilités de chacun. Organiser la décroissance des pays riches pour libérer autant du maigre budget écologique qu’il nous reste pour permettre à la grande majorité de la population de pouvoir enfin vivre dignement.
La vraie question, celle que cette canicule devrait imposer dans le débat, n’est pas de savoir s’il faut ou non allumer la clim. C’est de savoir quel système économique est capable de satisfaire les besoins de tous sans dépasser les limites planétaires. Car il faut revenir au sens premier du mot : une économie sert à économiser. Une économie qui prospère en détruisant ses propres conditions d’existence n’est pas performante, elle est suicidaire. Reste à décider qui, des multinationales ou du vivant, nous choisirons de sauver. La canicule, elle, a déjà tranché.
Son ascension politico-médiatique, bien décrite par nos confrères d’Acrimed, n’empêche pas que, les yeux effrayés rivés sur Bolloré, toute une partie de la gauche militante ignore la menace que représente Matthieu #Pigasse. Et semble ignorer le parcours et les dégâts commis par un des piliers du capitalisme français.
Enfin un banquier, multi-millionaire, propriétaire de médias, de gauche ! (enfin.. quand je dis "de gauche" ... on s'entend... je parle de la gauche "de gouvernement" de celle qui trouve que notre-ennemi-c'est-la-finance-mais-pas-tant-que-ça-quand-même pis qui trouve qu'on n'aime pas la réussite dans notre pays, n'empêche que si c'était bien géré comme le fait un acteur de la finance, les problèmes y seraient résolus, hein !)
Présenté comme un maillon clé de la transition énergétique, destiné à permettre à la France de s’affranchir de la domination chinoise en produisant des batteries made in Europe, Emme intègre pourtant une autre dimension, que ses promoteurs ont longtemps passée sous silence : une partie des métaux raffinés servira à l’industrie militaire.
La capitalisme, c'est la guerre
"Ce partenariat contribuera à garantir un approvisionnement résilient et souverain en munitions pour la France, tout en répondant aux besoins opérationnels et stratégiques évolutifs des forces armées et en renforçant la compétitivité de l'industrie de défense nationale", se félicitent les entreprises dans un communiqué commun.
Le capitalisme, c'est la guerre.
il apparaît sans équivoque qu’il est aujourd’hui impossible pour les grandes entreprises de bifurquer. Au-delà même des freins à une bifurcation vers des pratiques de sobriété, c’est l’impasse d’une adéquation entre capitalisme et écologie à laquelle on se heurte. L’enjeu central qui se dresse devant nous n’est plus la bifurcation des grandes entreprises mais leur fermeture et leur démantèlement.
Simple. Basique.
Un milliardaire de plus de la « Trump connexion ».
Y a pas quelqu'un·e qui a dit que les milliardaires de gauche, ça n'existait pas ?
Cette enquête montre l’envers de cette vitrine : les discours réactionnaires, racistes, antisémites, complotistes et validistes portés ou relayés par ses dirigeants, leurs connexions avec la fachosphère, et un fonctionnement commercial et managérial bien éloigné du récit associatif émancipateur.
Que ça se sache !
la sobriété en matière énergétique est oubliée, au profit de l’intervention sur les prix, ce qui conduit selon elle à une situation particulièrement inégalitaire et conflictuelle.
Je ne comprends pas qu'on ne veuille pas investir dans la sobriété... En même temps, la sobriété, c'est pas tout à fait un modèle viable pour du #capitalisme... Y aurait-il un lien ?
Un pognon de dingue : les aides publiques aux entreprises coûtent 211 milliards d’euros par an. Prodigieux tant ces dispositifs manquent de transparence et de redevabilité, et génèrent des effets d’aubaine massifs. Mieux : selon nos calculs, elles augmentent 3,3 fois plus vite que les aides sociales et 3 fois plus vite que le #PIB. Les assistés ne sont peut-être pas là ou on le dit.
Huit militants ougandais du mouvement StopEACOP ont été libérés le 29 avril, après avoir passé près de neuf mois en détention provisoire.
Les multinationales contrôlent le monde.
Lors du choc énergétique de 2022, l’Etat avait lancé un plan de sobriété. En 2026, le mot a disparu du débat public. Ce serait pourtant un moyen d’amortir la hausse des prix des carburants. Mais…
il faudrait arrêter le #BusinessAsUsual (et accessoirement en finir avec le #capitalisme ?)
ici, on va vous parler, non pas des robots intelligents d'Asimov, mais des robots aussi cons que les esprits tordus qui dirigent les entreprises qui vont les construire... On va donc parler Robot, IA, DumpingSocial, Esclavagisme, TechnoFascisme & Technoféodalisme... Tout un programme !
Ça y est, ça commence à parler de robots humanoïdes (à l'instant sur France Inter)... Et c'est un drame à venir
L’enjeu est désormais de régler la machine pour optimiser la productivité… « sans que ça explose », explique le journaliste Clément Pouré dans « Les nouveaux contremaîtres ». Enquête dans la machine.
Souvent quand des personnes « libristes » ou « qui parlent de trucs style Linux, etc » parlent de dangers des GAFAM, de capitalisme numérique, et autres pour dire à quel point c'est dangereux, on voit des personnes dire « encore des trucs techniques » ou « moi j'y comprends rien aux ordinateurs et à internet » ou « oui mais tout le monde ne peut pas connaître tout ça, on a pas le temps de connaitre tout ça ».
Ce qui m'agace parfois quand je lis ça ce n'est pas la phrase, c'est ce qu'elle rate : quand on vous parle de ces sujets on n'est pas en train de vous parler de numérique, on est en train de vous parler de politique ! Et c'est toute la problèmatique ici : le fait que même dans les « milieux de gauches », le capitalisme et le fascisme ont réussi à vous faire croire qu'on vous parle de technique quand on vous parle de politique.