Dans son arrêté, la préfecture évoque un contexte "particulièrement tendu".
Merci de ne faire des rassemblements que lorsque tout va bien, que tout est calme, qu'il n'y a pas de conflit sur quoique ce soit et sur des sujets consensuels validés par les autorités.
« Aujourd'hui, on est considérés comme des criminels. Les criminels, ce sont ceux qui tuent, violent, volent ou détruisent. Nous, on met de la musique dans un champ et on rend les gens heureux »
On en est à quel point d'autoritarisme et de défaillance dans une démocratie quand on en est rendu à punir des gens qui écoutent de la musique un peu fort ou qui se baignent en pleine canicule ailleurs que là où on leur a dit de le faire ?
Emmanuel Macron a dit ne vouloir "entendre aucun argument de moyens sur cette affaire", mentionnant les moyens mis dans la gendarmerie et la justice. "C'est une question de réponse, de fermeté et d'organisation", a-t-il plaidé.
Macron est clair : si vous savez pas faire toujours plus avec toujours moins de moyens, c'est juste que vous êtes des incapables.
J'espère que les magistrat·es en auront pris bonne note.
[Les juges] estiment qu'"il ne résulte pas de l'information judiciaire de charges suffisantes" contre les 14 membres de la Cellule de coordination des actions de terrain
Voilà comment on traite les opposants politiques en France : en les emprisonnant à plusieurs milliers de kilomètres de chez elleux... pour rien.
En 2025, Camille* a été privée de son emploi au festival de Cannes. La sous-préfecture a refusé son embauche après un "criblage automatisé" qui découle d’une loi antiterroriste. Militante écologiste active, la jeune fille a porté son affaire devant la justice, dans un contexte de répression croissante des défenseurs de l’environnement et du climat.
Tout va bien dans notre belle démocratie !
L’enquête publique sur la demande d’autorisation de création de ce centre d’enfouissement controversé débute ce 18 mai, jusqu’au 2 juillet. Fin mars, le gouvernement avait avancé son lancement de plusieurs mois, sans attendre la publication d’un rapport parlementaire sur le sujet. Plusieurs élu·es dénoncent un déni de démocratie.
Le sujet est miné mais non, le gouvernement #Lecornu choisit de rajouter de l'huile sur le feu...
Vouloir une opposition "calme" et "non conflictuelle", une opposition "qui se tient sage", c'est avant tout vouloir enlever son pouvoir à cette opposition.
C'est vouloir une opposition qui ne s'oppose pas.
C'est vouloir supprimer le contre-pouvoir.
Ce n'est jamais bon...
Si, pour être considéré comme un groupe terroriste, il n’y a plus besoin ni d’être un groupe ni d’avoir des projets terroristes, cela devient un gros problème pour les libertés publiques »
À l’heure où les débats vont recommencer, il est nécessaire de rappeler que c’est l’ensemble de la judiciarisation de l’affaire qui doit être critiquée. Alors qu’aucun acte terroriste n’a été commis ni même envisagé, l’accusation repose sur une pure et simple criminalisation des idées politiques, nourrie par une surveillance intrusive et propice à la surinterprétation.
(pour une fois, pas grand chose à redire à cet article de Lordon)
Attendez, que je comprenne bien : c’est donc établi aujourd’hui par la « justice » que Sarkozy a largement triché à une élection présidentielle (avec un budget qui était presque le double du plafond théoriquement autorisé, rien que ça, et un système de double facturation pour le cacher ! 🙃), mais le mec prend seulement six mois de bracelet électronique ? 😬
Nicolas Sarkozy est définitivement condamné dans l’affaire Bygmalion. La cour de cassation rejette son pourvoi. Il devra effectuer une peine d’1 an de prison dont 6 mois fermes sous le régime du bracelet électronique. Dans ce dossier, les investigations ont révélé que, pour masquer l'explosion des dépenses de sa campagne présidentielle de 2012 [près de 43 millions d'€ pour un maximum autorisé de 22,5 millions], un système de double facturation avait été mis en placeJe comprends pas. Les élections c’est pas censé être le truc hyper important là ? La grande « démocratie » représentative qu’il faudrait respecter de partout, et que c’est super important d’aller voter car des gens sont mort·e·s pour ça, et que c’est pas la rue qui gouverne, etc. ?
Du coup (tenter de) tricher à une élection est-ce que ça devrait pas être logiquement considéré comme un des crimes les plus graves possibles, vu que les élections c’est censé être si important ? Un peu comme un coup d’État sans armes quoi. Un coup d’État light et 0 % de matière grasse.Enfin chais pas, mais bon moi instinctivement j’aurais bien rapproché ça d’une tentative de coup d’État sur le principe. Parce que bon si on prend un peu de recul, le plus gros problème du coup d’État c’est pas tant la violence au moment où le coup est fait, mais le fait de prendre le pouvoir contre la volonté du « peuple », ce qui permet ensuite de mener une politique ouvertement illégitime et violente avec les moyens de l’État à grande échelle et pendant des années.
Donc quel que soit le niveau de violence au moment du coup d’État, la violence de la politique imposée à la population dans le années qui suivront ce coup sera infiniment supérieure et à plus grande échelle, et c’est bien là le problème.Du coup oui, si on fait semblant de croire aux élections, ben (tenter de) tricher à une élection devrait être considéré comme un des crimes les plus graves possibles. Un crime contre la « démocratie » et contre la population.
Mais bizarrement non, c’est pas comme ça qu’on raisonne, et pour tout ça Sarkozy a pris une peine plus légère qu’un SDF qui vole un Yop à 2 € en supermarché. 😬
L’« État de droit » hein. 😬
Voilà. J'ai aussi un peu de mal avec le fait que le mec ait triché pour devenir président de la République. Franchement, à part une forme de déni "lalalalala j'ai rien vu 🙈"), je ne comprends vraiment pas.
Ça devrait faire la une des journaux. Au moins des journaux de gauche. Enfin, des journaux indépendants de gauche ...
Un mec qui fait un coup d'état, fut-il sans violence directe -aheum... il avait une milice sous ses ordres au passage puisqu'il était ministre de l'Intérieur, je vous rappelle- devrait être non seulement emprisonné (mais bon, la prison, est-ce un mal nécessaire ...? ) mais a minima démis de toutes ses fonctions, de tous ses titres et de tous ses honneurs.
Je vous rappelle qu'il touche toujours une retraite et a des droits en tant qu'ancien PR...
Moi, je propose qu'on lui retire tous ses droits civiques et qu'il soit frappé d'indignité nationale et pas juste mis au vert dans sa résidence artistico-littéraire de la Santé.
Vendredi 21 novembre, Elena Mistrello a été sommée de remonter dans un avion en arrivant à l’aéroport de Toulouse où elle s’apprêtait à se rendre au festival BD Colomiers invitée par sa maison d’édition Presque Lune pour dédicacer son album Syndrome Italie, réalisé avec Tiziana Francesca Vaccaro.
Dans l’avion, on me remet une sorte de procès-verbal de rapatriement dans lequel il est précisé que je n’ai pas pu entrer en France car je constituerais « une menace grave pour l’ordre public français » et qu’en conséquence, je fais l’objet d’une « mesure d’interdiction d’entrée ». En cherchant une explication à cela, je me souviens du mois de juin 2023, lorsque j’ai participé aux journées d’assemblées, de concerts et de manifestations publiques organisées à Paris à l’occasion du dixième anniversaire du meurtre de Clément Méric, un jeune antifasciste tué en 2013 à Paris à l’âge de 18 ans par trois extrémistes de droite. Bien que ces initiatives se soient déroulées sans aucune tension, en présence de milliers de personnes venues à Paris de toute l’Europe, j’ai appris que certains de mes compagnons de voyage italiens avaient eu des problèmes aux frontières dans les mois qui ont suivi, avec quelques questions supplémentaires de la part de la police sur les raisons de leurs déplacements, mais personne n’a jamais été bloqué ou refoulé.
« Elle ne le sait pas encore. Ou peut-être ne veut-elle pas l’admettre. Pas à pas, la France est sortie de la démocratie. A pas mesurés, tout d’abord, de mesures anti-migratoires en lois anti-terroristes et en mesures de contrôle numérique, sous prétexte de pandémie ou de grands événements sportifs. Depuis trois ou sept ans, selon la borne-étape que l’on choisit, elle en est sortie à grands pas, et maintenant en courant. » Une tribune du politiste Jean-François Bayart.
Le 4 Novembre dernier, Maskey, alias Mohamed, a décidé de se mettre à nu. Dans sa vidéo « J’ai passé deux ans sans papiers », l’humoriste et vidéaste raconte un cauchemar administratif vécu depuis l’intérieur : celui d’un créateur étranger, intégré, reconnu, mais broyé par la machine bureaucratique française. Ce récit, entre facecam et sketchs, joue sur le rire pour faire avaler une pilule amère : celle d’une France qui fait la leçon à ses immigrés tout en les enfermant dans des labyrinthes kafkaïens. Dans cette vidéo à la fois drôle, poignante et profondément politique, et en racontant sa propre chute, Maskey révèle la violence ordinaire des politiques migratoires françaises, celles qui ne frappent pas seulement “les autres”, mais aussi ceux qui pensaient avoir trouvé leur place. Un récit qui dévoile, avec une lucidité implacable, comment le racisme se dissimule derrière la neutralité apparente des procédures administratives et cette violence froide qui prétend appliquer la loi tout en perpétuant l’exclusion.
En ce sens, l’attaque contre l’accord de 1968 est une attaque contre la mémoire, la complexité et le réel. Il est la négation même de notre histoire. Ce 30 octobre 2025 marquera peut-être une date : celle où l’extrême droite n’a plus eu besoin d’être au pouvoir pour faire triompher ses idées. Ce vote n’est pas seulement un symptôme, c’est une victoire culturelle. Celle d’un récit national resserré, d’une politique qui se nourrit de peurs et de haines. D’une République qui se renie… à une voix près !
J'ai la haine.
Interpeler un parlementaire sur ses votes à l’Assemblée nationale deviendrait-il un délit ? La députée Les Républicains de Haute-Savoie Virginie Duby-Muller a porté plainte pour « menaces, violences, ou actes d’intimidations envers un élu public pour qu’il influence une autorité pour l’obtention de décision favorable » à l’encontre de plusieurs citoyens qui lui ont reproché son vote en faveur de la loi Duplomb. S’ils sont reconnus coupables, les mis en causes risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.
Attention, interpeller votre député quand vous êtes mécontent·e de son vote présente maintenant un risque juridique.
Quand les politiques se mettent à utiliser des procédures-baillon, c'est la démocratie qui trinque.
Le chantier de l’A69 est un condensé de la dérive illibérale de la démocratie française. La confrontation entre des pouvoirs publics alliés au secteur privé et les populations massivement opposées à l’autoroute entre Castres et Toulouse illustre la confiscation de la démocratie par l’autoritarisme d’élus en connivence avec les entreprises locales et nationales. Interview et réflexion avec Laurent Fonbaustier, docteur en droit public et spécialiste de l’environnement.
Je découvre avec effroi que même ceux qui comprennent ce que je dis n’agissent pas. Voire agissent dans le sens contraire. Les électeurs de Trump, pour la plupart, savent très bien ce qui va arriver. Les artistes défendent Facebook et Spotify. Les politiciens les plus à gauche restent accrochés à X comme leur seule fenêtre sur le monde. Pourtant, ils sont prévenus !
C’est juste qu’ils croient qu’ils ne sont pas concernés. C’est juste que nous pensons naïvement que ça n’arrive qu’aux autres. Que nous sommes, d’une manière ou d’une autre, parmi ceux qui seront les privilégiés.
Grand entretien. La célèbre journaliste philippine estime que "le monde actuel est un bois sec prêt à s’embraser", la désinformation numérique étant l’allumette qui pourrait mettre le feu. Et si l’ère des autocrates et des dictateurs ne faisait que commencer ?
« selon moi, 2025 déterminera si la démocratie vit ou meurt. Non seulement les dirigeants autoritaires et illibéraux s’attaquent aux institutions dans leurs propres pays, mais ils s’allient sur le plan international. L’autocratie, c’est une question de pouvoir et d’argent, n’est-ce pas ? Donc, la question est : que va-t-il se passer pour l’Ukraine ? Pour Gaza ? Quelles sont les répercussions quand les Etats-Unis prennent des décisions qui peuvent être perçues comme antidémocratiques ? Que faire alors qu’au Venezuela Nicolás Maduro reste au pouvoir malgré des preuves de fraudes électorales ? Nous vivons dans un monde instable, comparable à des sables mouvants. Et l’ONU est impuissante. Avons-nous encore un ordre international fondé sur des règles ou est-ce l’impunité qui règne ? Si c’est l’impunité qui l’emporte et que nous perdons la démocratie, il faudra des décennies pour la reconstruire. 2025 sera une année test pour le monde. »
L'ensemble de l'article est à lire ! Interview très intéressante (et pas particulièrement joyeuse) de Maria Ressa
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"Dans cette fuite en avant, un pas décisif a été franchi lorsque le gouvernement s’en est pris à la Ligue des droits de l’homme. Ce faisant, la Macronie s’est de son propre chef placée en dehors de l’ «arc républicain». Cette association, née, faut-il le rappeler, de l’affaire Dreyfus, est indissociable de l’idée républicaine. Seul le régime de Pétain avait osé l’attaquer. Sur la planète, ce sont bien les Poutine et les Orban, les Erdogan et les Modi, les Kaïs Saïed ou les Xi Jinping qui tiennent de tels propos. Oui, la France bascule."