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#Facebook s’est rendu coupable de 43 899 725 infractions à la loi sur les pratiques déloyales en vigueur au Nouveau Mexique. Le juge doit maintenant décider des pénalités, et la somme totale pourrait être croquignolette : selon la législation, chaque infraction pourrait être facturée jusqu’à 5 000 dollars. Soit un total de… 219 milliards de dollars.
Niveau de WTF actuel de Facebook : Apparemment, Facebook utilise vos photos et vidéos pour envoyer des publicités animés créées par IA AVEC VOTRE TRONCHE DESSUS.
Vous pensiez que la SNCF proposait un site en ligne pour vous vendre des billets de train ?
quel·les naïfs et naïves vous êtes...
"Avec 21,5 millions de cookies et 5,9 millions de mobiles ID, notre offre data est segmentée pour répondre aux enjeux marketings de vos campagnes."
(vive 12train.com)
Google a abusivement exploité les données de géolocalisation de ses utilisateurs et utilisatrices durant plusieurs années.
L'Autorité de Protection des Données irlandaise a donc condamné la firme à 403 millions d'€ d'amende.
Soit environ 0,1% du CA de 2025.
Ça correspond à 8h45min d'activité de Google.
Demain matin, l'amende sera effacée.
TL;DR : l'UE veut couler le #RGPD pour permettre aux entreprises américaines de piller nos données personnelles pour le bien de leurs produits d'IA.
Tout. Va. Bien.
In a leaked document, the Irish Presidency proposes to EU Member States that the interest of #OpenAI, #Anthropic, #Google, #Meta and #SpaceX to make profits should take precedence over the fundamental right to data protection.
de la pub, du traçage, des cookies, de l'IA...
On est bien, on est bien...
OpenAI's ad collector at bzr.openai.com sets a cookie called obi, scoped to .openai.com. The value is while you are on ChatGPT and tied to your ChatGPT account. obi is then sent to OpenAI from ordinary websites you visit.
Any company that buys ads on ChatGPT installs a small piece of OpenAI code on its own site, the same way retailers already install Meta and Google tracking code. Loading that code, sends __obi to OpenAI along with data about the page you are browsing. This includes products you are searching for, articles you are reading, and purchase behaviors.
The bottom line is that OpenAI can connect what you do on those sites to your ChatGPT account.
Quand tu as droit à un reportage d'Envoyé Spécial pour évoquer tes méthodes, c'est que tu dois vraiment faire de la merde...
En attendant, décrypte notre utilisateur de #Doctolib, "ils veulent récupérer les données de santé, celles de tous les gens rattachés à [votre] compte, y compris celles de [vos] enfants". Si vous ne dites rien, "ils pompent dans ce que le médecin met dans le dossier médical". Effectivement, en l'absence d'opposition de votre part, votre consentement est présumé acquis.
Apple change d'avis sur le respect de la confidentialité des données de ses clients.
Tenez-vous le pour dit.
Jusque-là, Apple se distinguait de ses concurrents dans le monde de l’intelligence artificielle avec un choix marqué : les données de ses clients ne servaient jamais à entraîner ses modèles de langage. C’est pourtant une pratique répandue dans ce domaine : l’entraînement des nouvelles générations de LLM se fait notamment à partir des données produites par les humains qui les utilisent, et en particulier leurs échanges avec les chatbots. Cette distinction s’efface toutefois pour Apple, comme l’ont relevé nos confrères de Heise. Depuis la semaine dernière, Apple a fait évoluer ses conditions d’utilisation pour laisser la porte ouverte à un entraînement sur les données générées par ses utilisateurs.
Si vous êtes ici, c'est probablement parce que je vous ai proposé de passer sur Signal. Voici pourquoi j'ai pris cette décision, pourquoi ce n'est pas « juste une application de plus », et pourquoi c'est important pour vous comme pour moi.
WhatsApp et votre carnet d’adresses
Prenons un exemple qui nous touche tous, bien plus près de notre vie que le grand scandale américain. Lorsque vous installez WhatsApp, l’application vous propose d’importer votre carnet d’adresses. En une seule opération, vous communiquez à l’entreprise les numéros de téléphone de l’ensemble de vos contacts, y compris de ceux qui n’utilisent pas l’application, donc de personnes qui ne se sont jamais exprimées sur le sujet.
Désactivez vos GPS !
Un rapport de l'Electronic Frontier Foundation (EFF) a révélé que certains kits de développement logiciel (SDK) fournis par des agences publicitaires pour aider les développeurs à monétiser leurs applications transmettent automatiquement les données de localisation des utilisateurs à des systèmes utilisés par des courtiers en données de localisation pour suivre les personnes.
Une vidéo pour vous expliquer pourquoi les transferts de données personnelles entre l'UE et les US vont devenir illégaux !
Max Schrems (certainement lui, il a une bonne vibe sur le sujet) va exploser pour la 3eme fois le dispositif d'accord UE/US !
C'est toujours bon à prendre !
Discover how today’s AI can reveal your location from a single photo — and what that means for your privacy
L'#IA est aussi un formidable outil de géolocalisation, grâce aux capacités des VML (Vision Model Languages)
Bon. On pensait être débarrassés de ces saletés suite au flop des Google Glass, mais visiblement, ça revient à la mode. Alors faisons le point…
TL;DR : c'est de la merde.
On les présente souvent comme de simples données techniques, moins sensibles que le contenu d’une conversation. Pourtant, les métadonnées documentent les conditions dans lesquelles une vie connectée s’organise, et font l’objet de toutes les convoitises.
Les véhicules d'aujourd'hui savent où nous habitons, combien nous pesons et ce que nous avons mangé au dîner. Voici ce qu'il advient de toutes ces informations, et comment vous pouvez réduire le flux de données.
Les data sont partout !
Celles récoltées par les auto ne sont pas les moins intéressantes, d'abord, pour les constructeurs auto, bien entendu.
Mais elles ont une grande valeur aussi pour les assurances qui seront heureuses de pouvoir gérer le risque au mieux grâce à vos données (et refuser toute prise en charge en cas de dépassement de quoi que ce soit).
Sans oublier les forces de l'ordre qui sont heureuses de pouvoir bénéficier de sources complémentaires d'informations, soit directes (où est allée la voiture en question) mais aussi indirecte (quel véhicule ou quelle personne est passée dans le champ de vision des caméras).
Les automobiles sont aujourd'hui des mouchards.
Les smartphones sont des mouchards.
Les sonnettes sont des mouchards.
Les caméras sont des mouchards.
Bienvenue en 2026
Google Labs lance Dreambeans, une application expérimentale qui fouille vos mails, votre agenda et votre historique YouTube pendant que vous dormez pour vous livrer chaque matin une sélection d’histoires illustrées par IA.
Actualité ou épisode de Black Mirror ?
La plateforme française jure que ses données médicales sont à l’abri en Europe, mais elle transmet la plupart de ses informations à Google, Microsoft et Anthropic, pour entraîner ses propres modèles d'intelligence artificielle. La Cnil, elle, est aux abonnés absents.
(article complet ci après)
La licorne n’est pas vraiment à cheval sur les principes ! Fin avril, la boîte fondée par Stanislas Niox-Chateau, un proche d’Emmanuel Macron, a fait savoir à ses utilisateurs (500 000 praticiens et 90 millions de patients en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et, bientôt, en Grande-Bretagne) que sa politique de protection des données à caractère personnel « évolu[ait] ». Doux euphémisme… Car Doctolib, qui s’enorgueillit de faire rayonner le savoir-faire hexagonal, refile les données de ses utilisateurs aux géants de la tech américaine.
Microsoft power
Depuis 2024, moyennant 79 euros par mois, la plateforme propose en effet aux médecins d’utiliser un assistant virtuel à la consultation qui, avec l’accord du patient, prend note de leur conversation. « Aucun tiers ne peut accéder au contenu des notes médicales », assure Doctolib. Sauf que ces notes, à en croire la politique de protection des données de l’entreprise, entraînent les modèles d’intelligence artificielle eux-mêmes coachés par Google (Gemini), Anthropic (Claude) et Microsoft (Copilot). Carton rouge ! Même si ces mastodontes stockent leurs datas dans l’Union européenne, la justice américaine peut les forcer à les transmettre outre-Atlantique, ce que Doctolib omet de préciser.
Y aurait-il Trumperie sur la marchandise ? Doctolib a aussi un contrat avec Meltio, une boîte californienne qui héberge des données aux Etats-Unis.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés, chargée du respect du règlement européen en France, assure ne pas être « en mesure de se prononcer sur la légalité » de cette situation. Voilà qui est rassurant. « Quand on pense que le Health Data Hub a été crucifié pour avoir fait affaire avec Microsoft… » s’étouffe un spécialiste du numérique. La base de données de santé publique destinée à la recherche avait fait hurler les souverainistes, quand elle était hébergée, de 2019 à 2026, chez Bill Gates, avant d’être transférée, en avril, chez le français Scaleway. Mais Doctolib semble immunisé.
Lobby à tout-va
Pour garder la forme, la firme abuse du lobbying. L’an dernier, elle a dépensé près de 500 000 euros pour « promouvoir une politique de l’hébergement, de la protection et de la portabilité des données favorable à l’activité de Doctolib » auprès de parlementaires tricolores et 300 000 euros auprès des Européens. Elle est aussi représentée par le groupe de pression Digital Europe, au budget de 4 millions d’euros, consacré à l’influence sur le continent.
Quels sont les risques pour les clients de Doctolib ? Les datas fournies (antécédents médicaux et familiaux, prescriptions, données biologiques, etc.) sont suffisamment précises pour qu’un malade puisse être identifié. Un cadeau pour les compagnies d’assurances qui mettraient la main dessus. D’autant que, même en cas de décès, les informations peuvent être conservées « à des fins probatoires ou pour répondre à une obligation légale (telle que la conservation du dossier patient) » et exploitées.
Même chez les morts, les données bougent encore…
Ce qui devait arriver vient potentiellement d'arriver : un cybercriminel prétend avoir volé les données de santé de près d'un Français sur deux. Numéro de sécurité sociale, coordonnées bancaires, identité...
(a priori, je ne suis pas dedans, m'étant opposé à l'usage du DMP à l'époque)
Bref... Qui aurait pu prédire, hein ?
« Les pipelines de données d’extraction, les choix inhérents à la conception faits par les entreprises technologiques et les chaînes d’approvisionnement reposant sur l’exploitation qui servent à élaborer les systèmes d’IA générative ont permis la création d’un modèle de développement technologique qui s’accompagne d’un risque d’atteintes massives aux droits humains. »