Comment transformer quelques gouttes d’eau par temps de canicule en «tir en pleine tête» et «tentative de meurtre» pour criminaliser la France Insoumise
Les fachos, ces fragiles...
Hormis le ridicule de la situation, il faut bien saisir à quel point le réel n'a pas de prise sur eux. Ils sont prêts à n'importe quoi pour imposer leur règne...
Le gouvernement Trump déshumanise les personnes non natives des USA en les qualifiant d'aliens (aliens = étrangers) dans une ambiance "on vous dit tout sur les extra-terrestres" (aliens = extraterrestres)
On en est à quelle étape de fascisme déjà quand on commence à déshumaniser des gens et faire naître la haine ? Comment vous croyez que ça va se finir ?
C'est une putain d'horreur...
La mairie de #Toulouse n'a pas tardé à réagir aux révélations de Médiacités sur la présence dans ses bibliothèque d'ouvrages d'Auda Isarn, une maison d'édition néonazie. Ils ont été retiré de la consultation au public. Le cas de l'éditeur, bibliothécaire à la ville, est, lui, étudié de près.
L’emprise des géants de la tech ne relève pas seulement d’une domination financière ou d’un privilège de caste. Elle structure un authentique (techno-)fascisme. Un système global bien plus résilient qu’une oligarchie. Ce pouvoir ne cherche pas à convaincre, mais à neutraliser toute contestation à la racine. Par la capture attentionnelle et l’invisibilisation algorithmique, il impose un présent perpétuel et mondialisé qui fige les inégalités et cherche à enfermer les existences dans un ordre biopolitique permanent.
En France, il semblerait qu’il vaille mieux revendiquer l’héritage de Pétain que de vouloir danser jusqu’à l’aube. La musique électronique est un trouble à l’ordre public ; la nostalgie du Troisième Reich, elle, bénéficie d’un laissez-passer.
Cette enquête montre l’envers de cette vitrine : les discours réactionnaires, racistes, antisémites, complotistes et validistes portés ou relayés par ses dirigeants, leurs connexions avec la fachosphère, et un fonctionnement commercial et managérial bien éloigné du récit associatif émancipateur.
Que ça se sache !
Si les médias prononcent très facilement le mot “extrême gauche”, notez qu’il leur devient extrêmement difficile voire impossible de prononcer le mot “extrême droite”. On nomme tour à tour les patriotes, les identitaires, les nationalistes, même l’Action Française est désormais uniquement “royaliste”
Du PS aux Républicains, en passant par Hugo Clément et Caroline Fourest, les irresponsables sont de sortie. Et tant mieux : on sait enfin à quoi s'en tenir.
Simple, clair, net et sans bavure.
(pour une fois, pas grand chose à redire à cet article de Lordon)
(work in progress)
Après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, la chroniqueuse Marie Coquille-Chambel pointe la responsabilité du collectif fémonationaliste dans les violences commises par l’extrême droite et appelle à sa dissolution, dénonçant son rôle présumé dans l’organisation et la médiatisation d’affrontements politiques.
C'est "marrant", l'ICE utilise exactement toutes les technos qu'on dénonce depuis des années comme invasives et dangereuses pour la vie privée: traceurs publicitaires, lunettes connectées, reconnaissance faciale, même les caméras des serrures Amazon Ring... Peut être que maintenant on va envie arrêter de nous prendre pour des "anti progrès" et de nous dire "mais j'ai rien à cacher"... comme le dit la chronique, "c’est vrai jusqu'à ce qu'un pouvoir autoritaire pénalise un comportement banal.
La magie de Miyazaki et le succès incommensurable des films d’animation du studio Ghibli ont marqué des générations. À l’ère où l’intelligence artificielle provoque des bouleversements à grande échelle, des mouvances fascistes et néonazies s’approprient désormais l’esthétique unique de Ghibli afin d’offrir à la haine un nouveau décor.
Le 4 Novembre dernier, Maskey, alias Mohamed, a décidé de se mettre à nu. Dans sa vidéo « J’ai passé deux ans sans papiers », l’humoriste et vidéaste raconte un cauchemar administratif vécu depuis l’intérieur : celui d’un créateur étranger, intégré, reconnu, mais broyé par la machine bureaucratique française. Ce récit, entre facecam et sketchs, joue sur le rire pour faire avaler une pilule amère : celle d’une France qui fait la leçon à ses immigrés tout en les enfermant dans des labyrinthes kafkaïens. Dans cette vidéo à la fois drôle, poignante et profondément politique, et en racontant sa propre chute, Maskey révèle la violence ordinaire des politiques migratoires françaises, celles qui ne frappent pas seulement “les autres”, mais aussi ceux qui pensaient avoir trouvé leur place. Un récit qui dévoile, avec une lucidité implacable, comment le racisme se dissimule derrière la neutralité apparente des procédures administratives et cette violence froide qui prétend appliquer la loi tout en perpétuant l’exclusion.
Imaginons qu’un colis explosif soit envoyé à la permanence d’un député macroniste ou RN, voire à un commissariat. Vous en entendriez parler pendant des semaines. Cela ferait la Une de l’actualité, l’intégralité des médias tourneraient en boucle sur le «retour du terrorisme d’ultra-gauche» avec des policiers invités en plateau. Le Ministère de l’intérieur en ferait une actualité prioritaire et dissoudrait quelques collectifs au passage.
Mais ici, un colis explosif a «juste» visé un élu Insoumis. Et puisque la vie des opposant-es, y compris élu-es, ne vaut plus grand chose, et qu’il est même encouragé de s’en prendre physiquement à la gauche, tout le monde s’en fout. Cette info n’a occupé que quelques lignes dans une poignée de journaux locaux.
Ça y est, tout le monde a généré sa petite image Ghibli et s’est senti pousser les ailes d’un artiste ? On peut revenir un peu sur Terre et parler de vrais problèmes, ou bien ?
Le seul article sérieux de l'année du Gorafi.
À ne pas rater !
Donald Trump veut prendre le contrôle d’institutions culturelles pour restaurer la « vérité dans l’histoire américaine »
Le #fascisme se met en place, devant nos yeux.
On a déjà vu faire, on ne pourra plus dire qu'on ne savait pas.
"Le conspirationnisme fait d'énormes dégâts dans nos rangs. C'est une machine très séduisante, qui peut isoler les individus et les transformer en fachos en quelques semaines."
Triste. Et vrai. Mais tellement triste.
Non content de démanteler la bureaucratie étasunienne en prenant le contrôle de ses systèmes informatiques stratégiques, Elon Musk et son DOGE proposent de remplacer les fonctionnaires limogés par des logiciels d'IA. Une manière de remplacer la politique par la technique, et la démocratie par le calcul.
C’est le grand martelage, depuis plusieurs années, avec une accentuation depuis plusieurs mois. L’intelligence artificielle, entité aux contours abstraits, serait la réponse à tous nos maux. La promesse d’une vie future marquée du sceau du progrès. Nous serions là face à une « révolution ».
Derrière cette euphorie, il y a une réalité. Matérielle. Celle que les grands entrepreneurs de la tech mondiale, américains en tête, s’évertuent à cacher : l’intelligence artificielle n’a rien d’artificiel. Dans les coulisses, ce sont des centaines de milliers, voire des millions d’ouvriers répartis dans les pays du sud (Kenya, Colombie etc.), ceux qu’on appelle les « travailleurs du clic », qui étiquettent, annotent, modèrent des quantités astronomiques de données. Tout un travail indispensable à l’apprentissage des IA, et sans lequel ces technologies ne pourraient fonctionner.
Comme nous l’explique notre invité, le sociologue Antonio Casilli, ce mécanisme de « capitalisme de plateforme », au cœur de l’économie des GAFAM, participe à faire renaître les monstres d’un passé supposément révolu : colonialisme, racisme, et, avec l’exemple américain, fascisme. Techno-fascisme même, pourrait-on dire : la répression féroce et les expulsions de masse, dans une main, la promesse d’un futur où la technologie améliorera la vie de tous, dans l’autre. Entre les deux, des milliers de personnes broyées par l’administration et renvoyées dans leur pays d’origine. Là où ils pourront rejoindre la cohorte surexploitée et sous-payée des « petites mains de l’intelligence artificielle ». Et ainsi boucler la boucle.
Ne nous voilons pas la face : le gouvernement des États-Unis est désormais entre les mains d'un suprémaciste dont le plus gros succès industriel, largement financé par l'État, a consisté à faire exploser des fusées jusqu'à ce qu'elles arrêtent d'exploser.