Que s'appelorio la lâcheté politique
Réseaux sociaux : quand l’État contraint les jeunes plutôt que les plateformes
Depuis dix ans, l’État français a systématiquement choisi de répondre aux risques auxquels les réseaux sociaux exposent les jeunes par une politique normative fondée sur des interdictions d’usages. L’élaboration laborieuse et aujourd’hui infructueuse d’une loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans n’en est que l’avatar le plus récent.
Mais oui ! Quelle belle idée que de créer une urgence pour empêcher une réflexion sereine quant à la limitation de la liberté d'expression et d'information et aller contre les décisions du Conseil Constitutionnel. #WhatCouldGoWrong ?
Sinon, en terme d'urgence urgente, Gaby, tu crois pas que ce serait moins con de travailler sur les questions d'éducation ou sur la santé mentale par exemple ?
Bam, dans les dents du gouvernement !
Les Sages ont jugé que la loi qui prévoyait d’interdire l’accès des mineurs de moins de 15 ans aux réseaux sociaux va d’une part à l’encontre de la liberté d’expression des mineurs, et d’autre part au droit à la vie privée des majeurs. Ces derniers ne devraient pas être obligés de faire vérifier leur âge sans « garanties légales ». L’Élysée réclame un nouveau texte d’ici à la présidentielle de 2027.
Face à de tels impacts, il rappelle l’importance de garder des espaces de liberté d’expression. « Le fait que des gens soient inculpés pour avoir cherché à trouver un espace d’expression de cette liberté me semble problématique ».
C'est la bonne nouvelle du jour !
C'est un échafaudage juridique qui s'écroule. Le Conseil constitutionnel a censuré partiellement la loi contre la haine sur Internet. Mais en invalidant le cœur du texte, c'est en fait toute la loi qui est remise en cause.
Adoptée en seconde lecture par les députés le 22 janvier, la loi « Avia » contre la haine en ligne suscite de nombreuses oppositions. Associations, partis politiques et institutions dénoncent un texte contre-productif, qui pourrait conférer encore plus de pouvoir aux grandes plateformes. Et les inciter à la censure.