Pour moi, Brigitte Bardot n'était que cette militante d'extrême-droite.
Un nouvel exemple que la prise d'âge n'amène pas systématiquement de la sagesse...
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Icône du cinéma français, Brigitte Bardot, morte ce 28 décembre à 91 ans s’était aussi muée, au fil des décennies, en figure d’une droite identitaire qu’elle nourrissait de diatribes xénophobes et d’attaques contre l’islam.
Qu’il est loin le temps où Brigitte Bardot, morte ce 28 décembre, dénonçait les crimes des terroristes d’extrême droite de l’OAS. Elle avait 27 ans en 1961, quand l’Organisation armée secrète, réseau clandestin paramilitaire des partisans de l’Algérie française, avait tenté de la racketter, lui réclamant 50 000 francs. L’actrice avait répliqué dans l’Express, publiant la lettre de menaces et déposant plainte par l’intermédiaire de son avocat d’alors… Robert Badinter. Elle avait également caché à la même période l’homme de théâtre Antoine Bourseiller, proche du FLN, recherché par le ministère de l’Intérieur.
Mais loin de ces engagements de jeunesse, la muse de Saint-Tropez s’était surtout muée, ces dernières décennies, en porte-voix de la droite radicale. Adepte des sorties à l’emporte-pièce, des tribunes contre l’abattage halal et autres éloges appuyés de Marine Le Pen. Brigitte Bardot ne s’embarrassait plus de nuances.
«Population dégénérée»
«On n’a plus le droit d’être scandalisé quand des clandestins ou des gueux profanent et prennent d’assaut nos églises pour les transformer en porcheries humaines, chiant derrière l’autel, pissant contre les colonnes, étalant leurs odeurs nauséabondes sous les voûtes sacrées des chœurs», écrivait-elle dans le livre Un cri dans le silence, paru en 2003, où elle expliquait avoir «révélé la profondeur de [s]on âme». Des propos qui lui valurent une condamnation pour «incitation à la haine raciale» en 2004. Celle dont la première condamnation pour des propos racistes remonte à 1997 avait alors dénoncé «une victoire musulmane».
Engagée de longue date pour la cause animale, l’ancienne actrice avait progressivement glissé vers un discours identitaire où la défense des bêtes se confondait avec celle d’une conception raciste de la France. En 2019, elle qualifiait la communauté réunionnaise d’origine tamoule «d’autochtones [qui] ont gardé leurs gènes de sauvages», leur prêtant des «réminiscences de cannibalisme des siècles passés» : une «population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches». Le vocabulaire de ces racialistes du début du XXe siècle. Pour ces propos, BB avait été définitivement condamnée en 2022 à 10 000 euros d’amende pour «injures publiques».
Amie de Jean-Marie Le Pen
Soutien en 1974 de la campagne présidentielle d’un Valéry Giscard d’Estaing présenté alors comme une incarnation de la modernité, c’est ensuite que Brigitte Bardot avait pris une pente plus droitière. Amie de longue date de Jean-Marie Le Pen, rencontré par l’intermédiaire de son quatrième et dernier mari Bernard d’Ormale – qui fut son conseiller –, elle disait de l’ex-président du FN en septembre 2024 dans Valeurs Actuelles qu’il «avait raison avant tout le monde». Dans la même interview, elle tressait des lauriers à un Philippe de Villiers déjà héraut des identitaires et autres cathos radicalisés. Le Front national, puis le Rassemblement national, fera de l’actrice une icône : Marine Le Pen lui rendra régulièrement hommage, louant son «courage» et sa «franchise». Bardot le lui rendra bien : «Marine est la seule à aimer la France», déclarait-elle en 2012.
Recluse dans son domaine tropézien, entourée d’animaux et de colères, l’ancien symbole de la libération féminine s’épanchait aussi sur son mépris de la libération de la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles. Dans le sillage de l’affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, en 2018, elle avait critiqué la vague de dénonciations de harceleurs par des actrices, la jugeant «hypocrite, ridicule, sans intérêt».
Le 4 Novembre dernier, Maskey, alias Mohamed, a décidé de se mettre à nu. Dans sa vidéo « J’ai passé deux ans sans papiers », l’humoriste et vidéaste raconte un cauchemar administratif vécu depuis l’intérieur : celui d’un créateur étranger, intégré, reconnu, mais broyé par la machine bureaucratique française. Ce récit, entre facecam et sketchs, joue sur le rire pour faire avaler une pilule amère : celle d’une France qui fait la leçon à ses immigrés tout en les enfermant dans des labyrinthes kafkaïens. Dans cette vidéo à la fois drôle, poignante et profondément politique, et en racontant sa propre chute, Maskey révèle la violence ordinaire des politiques migratoires françaises, celles qui ne frappent pas seulement “les autres”, mais aussi ceux qui pensaient avoir trouvé leur place. Un récit qui dévoile, avec une lucidité implacable, comment le racisme se dissimule derrière la neutralité apparente des procédures administratives et cette violence froide qui prétend appliquer la loi tout en perpétuant l’exclusion.
En ce sens, l’attaque contre l’accord de 1968 est une attaque contre la mémoire, la complexité et le réel. Il est la négation même de notre histoire. Ce 30 octobre 2025 marquera peut-être une date : celle où l’extrême droite n’a plus eu besoin d’être au pouvoir pour faire triompher ses idées. Ce vote n’est pas seulement un symptôme, c’est une victoire culturelle. Celle d’un récit national resserré, d’une politique qui se nourrit de peurs et de haines. D’une République qui se renie… à une voix près !
J'ai la haine.
Alors que le gouvernement poursuit ses obsessions islamophobes, la question politique du rôle de l’Église catholique dans la perpétuation des violences sur mineurs est sans cesse écartée. Une laïcité à géométrie variable, qui condamne des milliers d’enfants chaque année.
La laïcité à géométrie variable : les cathos, c'est bien, les musulmans, c'est pourri.
Bah au moins, l'État affirme son racisme (au cas où quelqu'un en doutait encore !)
Comme Éric Zemmour, vous êtes un gros raciste condamné plusieurs fois pour vos propos ? Pas de problème, vous pouvez passer toutes les semaines sur le service public pendant 10 ans, et même faire carrière en politique. Comme Arthur, vous avez agressé sexuellement des dizaines de femmes dans vote émission ? Aucun soucis, votre carrière n’en sera pas écornée. Comme Patrick Poivre d’Arvor, vous avez utilisé votre statut de présentateur vedette pour violer pendant des années ? Impunité garantie. Comme Jean-Marc Morandini, vous avez été condamné pour des actes pédophiles ? Rassurez-vous, une chaîne d’extrême droite vous offre du boulot.
Par contre, si vous avez le malheur d’être un humoriste d’origine maghrébine portant une barbe, attention ! Un seul passage à l’antenne peut provoquer une véritable chasse à l’homme, et entraîner votre licenciement express.
Il était menacé d'expulsion après trois demandes de régularisation refusées. Il a finalement obtenu le précieux sésame, valable un an, qu'il est venu récupérer en préfecture mercredi, selon les informations d'"ici Picardie".
Régularisation des sans-papiers en France :
Maintenant, pour obtenir un titre de séjour d'un an, il faut justifier de l'obtention d'un prix au Festival de Cannes
(si t'as la Palme d'Or, t'as droit à un permis valable 3 ans. Abou Sangaré sait ce qu'il lui reste à faire)
Tout est dit !
Contrairement à une idée désormais acquise dans la population et dans les rédactions de la presse télévisée, le parti de Marine Le Pen n’a pas changé. On y trouve toujours des antisémites, des racistes, des complotistes et en périphérie, des groupuscules néo-nazi violents. Tout cela est largement documenté par la presse.
Nous avons décidé de compiler ici les liens vers ces articles et d’apporter quelques informations supplémentaires lorsque cela est possible.
En hommage à mes grands-parents qui ont fui le fascisme pour l'une et combattu le nazisme pour l'autre malgré les relents racistes de notre propre famille.
Nous n'avons jamais été aussi proche de revivre ce qu'on vécut mes grands-parents...
Faisons en sorte que ça ne recommence pas. S'il vous plaît.
La police du vêtement d'Attal part en couille : « La veille, à Enghien-les-Bains (Val d’Oise), une amie de Jenny aurait été sommée de rentrer chez elle se changer. « Elle portait une tenue large qu’elle porte simplement parce qu’elle a des complexes », précise Jenny. « Ils l’ont humiliée, elle a fini en pleurs. »
Fin juin déjà, une élève de l’académie de Versailles avait été exclue de cours pour avoir porté un kimono en classe. Elle avait ensuite été placée en garde à vue. »
La «laïcité», le cache-sexe du racisme et du contrôle de la femme.
Pas de gestion symbolique pour lutter contre le racisme pour ne pas diviser...
Les racistes ont gagné : ils ne faut pas les choquer, il faut les protéger.
J'emmerde les racistes. Point.
(du coup, je fous un genou à terre, mais comme y'a personne, là...)
Ça veut donc dire qu'avec l'article24 #LoiSécuritéGlobale, il n'y aurai pas eu de saisine de l'IGPN, donc pas d'enquête... Bref, on tabasse discrétos et personne n'a à y regarder...