Fustigeant l’apathie ou le déni du gouvernement, le chercheur invite l’exécutif à prendre la mesure de la durée très inquiétante de la vague de chaleur actuelle car les épisodes précoces «font plus de dégâts».
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C’est un triste solstice. L’été ne commence officiellement que ce dimanche 21 juin, pourtant la France fait déjà face à son deuxième épisode de chaleur précoce de l’année. Corps éprouvés, cours annulés, écoles fermées, grand oral du bac surchauffé, fête de la musique sous étuve, sols et végétation asséchés… Tous les voyants sont au rouge. Installée durablement sur le pays, la canicule pourrait être d’«une durée et une sévérité identiques à celle d’août 2003», a averti Météo France, avec des «pointes à 40 °C en particulier sur l’ouest et le centre» lundi et mardi et sans doute «une chaleur d’un niveau parfois inédit, tous mois confondus». Près de trente-cinq millions de personnes dans 49 départements (dont Paris et l’Ile-de-France) sont concernées, lundi 22 juin, par la vigilance rouge, le niveau d’alerte le plus élevé correspondant à la fois à un événement météorologique exceptionnel et à une inquiétude sanitaire justifiant une «mobilisation maximale». Et 90 % de la population sera sous vigilance orange ou rouge, dans 89 départements ( un nombre record).
En visite au siège de Météo France à Saint-Mandé (Val-de-Marne), ce dimanche 21 juin, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a précisé que les températures allaient «rester sur un plateau très élevé» et qu’aucune baisse n’était envisagée «d’ici la fin de la semaine». Mais cette fournaise à rallonge ne conduit pas l’exécutif à changer de méthode, qui laisse la main aux préfets et aux recteurs. «Ca doit être une gestion, vraiment j’insiste, décentralisée, au plus près des territoires», a déroulé le ministre.
Pour le climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS, les responsables politiques ne sont pas à la hauteur de la situation. Coauteur du sixième rapport du Giec, il pointe la responsabilité des «freineurs» de la transformation climatique et appelle à davantage «politiser» ces événements extrêmes.
Comment qualifiez-vous la vague de chaleur en cours ?
Désormais, je les appelle «canicules Flip» : plus fréquentes, longues, intenses et précoces, et aussi plus flippantes. A Paris, il est maintenant quasi-certain que le record emblématique de la température minimale la plus élevée, en août 2003 (25,5 °C), sera battu. Les minimales sont critiques, particulièrement en ville pour la santé physique et mentale, car les corps récupèrent des chaleurs extrêmes de la journée durant la nuit. Trop hautes, elles induisent des risques de nature multiples (accidents par baisse de vigilance et réactivité, décompensation psychique, etc.). Au-delà des valeurs extrêmes de températures, c’est la durée de la canicule qui est flippante. Il est probable qu’elle soit d’une sévérité comparable à celle de 2003.
La succession des épisodes de chaleur amplifie-t-elle la menace ?
Ces épisodes de chaleur fréquents peuvent nous confronter à des risques systémiques où les événements (canicule, sécheresse, orages, etc.) se combinent et touchent plusieurs secteurs, soit de manière concomitante, soit successive, aggravant considérablement leurs effets.
Pourquoi cette canicule intense et durable, en plein solstice, paralyse-t-elle autant la société ?
Les chaleurs précoces font plus de dégâts que celles que l’on observait entre le 15 juillet et le 15 août dans un climat non réchauffé par l’homme. Elles rendent nos sociétés humaines plus vulnérables puisque l’exposition à la chaleur est plus importante en début d’été ; elles touchent les élèves dans les écoles surchauffées, les travailleurs sur les chantiers ou les agriculteurs dans les champs, etc.
Ces chaleurs malmènent aussi les écosystèmes car elles se produisent à un moment particulier du cycle saisonnier de la végétation (croissance des fruits, maturité des céréales) mais aussi de la faune (naissain de certains mollusques). De telles températures maximales font mourir la végétation par échaudage combiné au manque d’eau. Les conséquences sont fortes en matière d’adaptation aux effets du changement climatique. En ville, on voit dépérir beaucoup d’arbres plantés ces dernières années, encore fragiles faute de système racinaire assez profond. Il est beaucoup plus difficile de végétaliser les villes qu’il y a vingt ans.
Le gouvernement prend-il, ces jours-ci, la mesure de l’urgence climatique ?
Lors de l’épisode de fin mai, j’ai été sidéré par l’absence du gouvernement dans l’espace médiatique mais aussi par la faiblesse des discours et propositions de tous les partis politiques sur les enjeux liés aux chaleurs extrêmes, notamment sur les adaptations nécessaires, qui doivent s’inscrire dans un projet de société. S’agit-il d’attentisme en essayant de minimiser l’événement ? D’incompétence ? D’obstruction ? De couardise ?
La force politique qui semble avoir dicté l’angle de communication en matière de climat a été le Rassemblement national : ce parti a opéré un hold-up médiatique en brandissant le «chiffon rouge» de la climatisation, un objet de polarisation, ou plutôt présenté comme tel, de manière très caricaturale. Lors de ce deuxième épisode, le gouvernement essaie d’être plus présent mais avec une bonne dose d’enfumage qui révolte encore davantage. Les mots n’ont plus de sens, de profondeur, de lien avec le réel, dans un double langage orwellien qui sape toute confiance.
C’est-à-dire ? Les moyens dédiés ne sont pas à la hauteur des plans d’adaptation au réchauffement ?
Les plans gouvernementaux apparaissent beaux et ambitieux sur le papier mais ils omettent un levier essentiel, qui dérange et nous permettrait de diminuer nos vulnérabilités et d’assurer notre autonomie et notre souveraineté face à ces coups climatiques : la sobriété, en eau, en énergie, etc. Il y a un hiatus généralisé entre les mots, les moyens et les actes. A l’image des annonces sur le confort d’été faites [mercredi par le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, ndlr], la plupart déjà prévues il y a trois ans, alors qu’en parallèle le budget du fonds vert [créé en 2023 pour financer les projets des collectivités territoriales destinés à accélérer la transition écologique et donc l’adaptation], a été divisé par trois [le projet de loi de finances 2026 le dotait de 837 millions d’euros contre 2,5 milliards auparavant].
Tout le monde est perdu ! Cette politique de yoyo empêche, par exemple, les artisans à l’œuvre dans la rénovation des bâtiments, les grandes entreprises et les collectivités d’avoir une vision claire et de planifier une adaptation à la hauteur.
Quant à l’analyse de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, affirmant qu’on s’est trop intéressé à l’atténuation (diminution des émissions de gaz à effet de serre) au détriment de l’adaptation, elle est erronée et révoltante à ce niveau de responsabilité. Il est illusoire d’adapter la France à + 4 °C sans casse. Le succès de l’adaptation est conditionné à la réussite de la décarbonation car il existe des limites dures, des ruptures et des irréversibilités dans les écosystèmes et sociétés humaines. Toute politique régressive en matière de décarbonation est suicidaire.
Qui sont les grands freineurs de l’adaptation et de l’atténuation aujourd’hui ?
Un tissu complexe d’acteurs politiques et économiques avec des alliances de circonstances entre les lobbys économiques, les grands groupes financiers, les politiciens, certains chefs de partis et certains groupes de presse, etc. Les parlementaires ont une responsabilité majeure dans cette dynamique de frein car ils sont les «faiseurs de loi». Alors que leur mission est de protéger les personnes et les biens, ils actent l’impréparation généralisée et les régressions en matière d’adaptation et d’atténuation qui accentuent les risques. Certains élus ou partis sont les «bras armés» d’influences diverses. A l’échelle internationale, les lobbys des énergies fossiles sapent les efforts de transformation du système énergétique avec une attaque de plus en plus virulente envers les sciences du climat et envers les traités environnementaux. En France, le lobby agricole composé des agrochimistes et des grands groupes agroalimentaires freine la transition et nous enferme dans une dynamique mortifère.
En ce moment au Sénat, les parlementaires ont réintroduit l’acétamipride, un puissant insecticide néonicotinoïde, dans la loi d’urgence agricole, et assoupli le texte sur le stockage de l’eau. Que vous inspire ce choix allant à l’encontre des recommandations scientifiques ?
Voilà, c’est suicidaire. Sans modification majeure de la chaîne agricole, de la production à l’alimentation, le système agricole va s’effondrer, il ne tient que par des bouts de ficelle. Il s’agit de questionner les types de cultures, les revenus des agriculteurs, la ressource en eau en tant que bien commun à partager, le commerce mondial, la qualité des aliments… on va dans le mur. On le sait, la science est claire : les responsables prennent des décisions en toute conscience ; il faut arrêter de rejeter la faute sur les climatosceptiques ou sur certains journalistes et présentateurs en mal de buzz, ce ne sont que des idiots utiles développant dans un cadre populiste, polarisant et de postvérité, une fausse image de la France face à ces enjeux climatiques. Leur surexposition donne corps à une minorité et amplifie le retard. Oublions-les, n’en parlons plus. Pointons plutôt la responsabilité des décideurs actuels. Vu le peu de considération dont bénéficie le ministère de l’Ecologie, on voit bien que ce n’est plus une priorité. Pourtant, on ne peut pas négocier avec le changement climatique, la chaleur actuelle le rappelle plus que jamais.
Selon vous, il faut donc davantage politiser les événements climatiques extrêmes ?
Oui, il faut politiser les canicules. On doit dénoncer la défaillance des partis politiques en responsabilité, dans le maintien de la sécurité des personnes et des biens face aux risques climatiques. Tous doivent intégrer ces enjeux caniculaires, comme les autres événements extrêmes, au sein d’un changement profond de la société. Ce projet passe par un questionnement sur nos modes de vie, sur notre rapport aux ressources, sur les inégalités sociales qui doivent se traduire par des mobilités et une alimentation différentes, une agriculture résiliente, une électrification des usages, etc. Il faut électrifier mais pour qui, pour faire quoi ? Regardez les millions d’euros d’investissement annoncés cette semaine pour l’intelligence artificielle. A quel moment questionne-t-on les gouffres d’énergie et d’eau que sont les data centers ? Cette politique de priorisation de l’IA est incompatible avec les enjeux environnementaux et, en fin de compte, elle minimise l’impérative nécessité de s’engager dans une transition socio-environnementale.
Cette semaine, le ministre de la Ville et du Logement a pourtant reconnu que la canicule n’était pas qu’une «question météorologique ou climatique» mais «désormais une question de justice sociale».
Bravo, ça fait vingt ans qu’on le dit ! Les déclarations contradictoires sont perturbantes. Oui, les bouilloires et passoires thermiques sont un problème social. Dans ce cas, cartographions les vulnérabilités et mettons les moyens pour protéger les citoyens au lieu de couper les financements. Politiser les coups climatiques, pointer l’irresponsabilité des décideurs, permet aussi de mettre en avant un droit aussi fondamental que l’accès à l’eau : l’accès pour tous à la fraîcheur dans un monde qui se réchauffe. C’est-à-dire à des zones refuges, à des réseaux de fraîcheur urbains, à des conditions décentes pour nos enfants et les professeurs dans les écoles ou pour les travailleurs à l’extérieur.
Face à la multiplication des crises et à l’apathie du politique, que peut le citoyen ?
En 2022 la chaleur a tué plus de 61 00 personnes en Europe et 5 000 personnes en France. Il est révoltant que notre société s’accommode ainsi d’autant de décès chaque année. La mortalité se banalise, s’invisibilise… Nous faisons face à un déni de responsabilité et à un déni de démocratie. Une des solutions est de soutenir les actions territoriales et d’investir les mécanismes démocratiques locaux en créant des espaces d’échange transparents et horizontaux, comme des conventions citoyennes. Même si celle sur le climat a été suivie d’effets législatifs décevants, la dynamique humaine et démocratique qu’elle a créée reste un exemple inspirant. Il y a urgence à arrêter de subir et à reprendre en main notre destin : lutter contre le changement climatique n’est pas un projet technique mais un projet fondamentalement politique, au sens le plus noble du terme, celui de faire société
Accès aux soins : "les urgences, c’est pas une évidence !"
Chaque été, les tensions sur le système de santé s’accentuent, en particulier dans les services des urgences hospitalières qui doivent faire face à une augmentation de leur activité alors que les personnels de santé sont moins nombreux.
Avis au(x) gouvernement(s) : Et si, plutôt que nous emmerder à nous fournir deux cent solutions alternatives à tester l'une après l'autre, vous vous assuriez qu'on ait un système de santé adéquat et adapté aux besoins de la population ?
En 2026, l'Unédic prévoit des pertes de 2,3 milliards d'euros, qui s'expliquent en partie par un prélèvement de 4,1 milliards d'euros effectué par l'Etat.
L'État endette l'Unédic (qui gère l'assurance-chômage) et après, t'as le gouvernement qui vient nous dire qu'il faut durcir les règles d'indemnisations parce que l'Unédic a des dettes.
Manifeste pour une écologie politique
par Alessandro Pignocchi <3
Toujours fin mais avec les deux pieds dans le plat
Qui d'autre veut bien accueillir la pièce de théâtre "Passeport" d'Alexis Michalik, déprogrammée par la municipalité #RN de Castres ?
Son ascension politico-médiatique, bien décrite par nos confrères d’Acrimed, n’empêche pas que, les yeux effrayés rivés sur Bolloré, toute une partie de la gauche militante ignore la menace que représente Matthieu #Pigasse. Et semble ignorer le parcours et les dégâts commis par un des piliers du capitalisme français.
Enfin un banquier, multi-millionaire, propriétaire de médias, de gauche ! (enfin.. quand je dis "de gauche" ... on s'entend... je parle de la gauche "de gouvernement" de celle qui trouve que notre-ennemi-c'est-la-finance-mais-pas-tant-que-ça-quand-même pis qui trouve qu'on n'aime pas la réussite dans notre pays, n'empêche que si c'était bien géré comme le fait un acteur de la finance, les problèmes y seraient résolus, hein !)
France 2 déprogramme en dernière minute "Envoyé spécial" avec Élise Lucet ce jeudi soir - Puremédias
Dans un communiqué, France Télévisions annonce un bouleversement dans ses programmes ce jeudi 18 juin 2026 "en raison de l’actualité".
À la suite de l'actualité, France2 déprogramme son Envoyé Spécial sur le thème de la justice des mineurs pour permettre à #Macron de parler du #G7.
Je croyais que l'actu, c'était l'affaire #Lyhanna, pas un grand raoûlt entre dictate... dirigeants du monde prévu de longue date.
Et qui plus est, #Macron a déjà eu droit à son journal de 13h lundi.
Mais, manu, juste fout nous la paix. Vire Lecornu et son gouvernement inefficace, démissionne et lâche nous la grappe...
La campagne pour les municipales de trois des candidats du parti avait été marquée par des attaques portant les marques d'une ingérence étrangère. Un rapport de Viginum, réclamé par La France insoumise depuis des semaines, éclaire ces manipulations.
La #Présidentille2027 va pas être jolie...
Populisme, fascisme et ingérence étrangère. Un cocktail explosif pour n'importe quelle démocratie
#Darmanin et l'affaire Lyhanna
3 casquettes successives. 3 fois plus responsables :
Ministre des comptes publics (pour sabrer dans les budgets de la justice)
puis
Ministre de l'Intérieur (avec une réforme néfaste de la police judiciaire)
et enfin
Ministre de la Justice (avec des tribunaux en incapacité de faire leur job)
Et que va-t-il nous sortir comme réponse : sa #LoiSURE qui assurera une justice expéditive.
Au final : toujours moins de justice. Toujours plus d'injustices.
President’s promise to remake France as a ‘start-up nation’ foundered with crises, overspending and political paralysis
Le bilan de #Macron vu par le Financial Times, ça vaut le coup d’œil. Le Mozart de la Finance en prend pour son grade !
Article complet (en anglais) :
Emmanuel Macron was in his element on Monday as he used the splendour of the Versailles Palace to court global chief executives and present France as a country transformed by his pro-business reforms.
A slew of recent investment pledges, including one he negotiated directly with SoftBank boss Masayoshi Son to spend up to €75bn on AI data centres, did “not happen by chance”, Macron insisted. “It is the result of reforms, of hard work as well, of consistency, and of our collective commitment.”
But behind the glitz of his annual Choose France summit — and less than a year before a highly uncertain presidential election to succeed him — Macron’s economic legacy is under a microscope.
Rising unemployment, a contracting economy and one of the highest government debt burdens in the Eurozone threaten to tarnish the legacy of the president who swept into office in 2017 on the promise of transforming France into a “start-up nation”.
“Macron embodies the idea of being right versus getting it right,” said Ludovic Subran, chief investment officer at Allianz. “He was completely right on what should be done on labour, tax, attractiveness, manufacturing, but he also made policy mistakes that sabotaged his efforts.”
There are growing doubts among French executives over how much of Macron’s pro-business push, so tied up with the former Rothschild banker’s personality, will survive his departure, especially if the far-right Rassemblement National party succeeds him.
If elected, the eurosceptic RN, which now leads in the polls, would probably unpick some measures to espouse a more state-driven, tax-and-spend approach.
Business leaders, especially foreign ones, have been flattered by Macron’s personal approach, often handing out his mobile number and taking selfies with them.
During his time in office, Macron has loosened labour rules to make it easier for businesses to cut employees. He created a flat tax on investment income and lowered France’s corporation tax from 33.3 per cent to 25 per cent so that it is more in line with European peers.
But business failures recently reached levels not seen since the 1990s. Macron’s pro-business reforms have also not helped the country to recover export market share. Nor has it restored its external accounts.
“Macron speaks a language business bosses and international decision makers love. He projected an image of France that even went beyond the reality,” said one senior French board member, describing Choose France as the “pinnacle of Macron mania for big international CEOs”.
Macron has delivered growth but it has largely been subsidised by additional public debt rather than structural improvement to the economy.
Since 2017, France’s real GDP has grown at 9.1 per cent, slower than the EU average of 11.4 per cent, but ahead of Germany’s 2.4 per cent and Italy’s 7.8 per cent.
Most of Macron’s reforms came early in his presidency before successive crises slowed momentum. Government paralysis set in after he was re-elected in 2022 but lost his parliamentary majority. Political gridlock worsened after his disastrous decision to call a snap election in 2024.
Since then Macron’s fragile minority governments have unpicked some of his central reforms to avoid being toppled by the opposition. A hard-fought increase to the retirement age from 62 to 64 was abandoned — the only meaningful spending reform of his second term.
To help plug the deficit, companies with domestic revenue of over a billion euros have been forced to pay a controversial tax surcharge since 2024, reversing seven years of fiscal stability championed by Macron. For aerospace group Safran, its effective corporate tax rate rose back to 32 per cent.
Companies say they still face a thicket of red tape. Sami Slim, who heads the French unit of Japanese data centre group Telehouse, said a plan announced at Choose France in 2024 to build four new data centres was running two years behind schedule. Slow permitting and delays getting connected to the electricity grid only improved when Macron’s office got involved.
“After convincing us [to invest] we were a bit left to our own devices . . . and we came up against all the usual French ills,” Slim said.
One of Macron’s goals was to end decades of chronic unemployment by bringing it down to 5 per cent. He capped penalties against employers in labour tribunals and trimmed unemployment benefits. Subsidies for apprenticeships were increased to get more young people into work.
Initially the unemployment rate fell, continuing a trend that began under Macron’s predecessor François Hollande, going from 9.5 per cent in 2017 to 7.1 per cent in 2023.
But then progress reversed amid weaker GDP growth and higher interest rates. In the first quarter of this year, unemployment reached 8.1 per cent. Despite the billions spent on apprenticeships, youth unemployment remains stuck at 21 per cent.
Finance minister Roland Lescure told the FT that some of the uptick was caused by a new statistical method that added people on France’s minimum-income welfare benefit to the rolls.
He argued that Macron’s reforms have worked given that the employment rate is at historical highs of 75.5 per cent.
“There has been a major shift in French people’s relationship with work, such that today more young people are working than ever before and more seniors are also working, and for longer,” said Lescure. “We have made progress but obviously we have to go further.”
A lower share of France’s working-age population remains employed than in neighbouring countries, however. Germany’s employment rate stands at roughly 80 per cent, while the Eurozone average is 76 per cent.
The progress in France looked good when “looked at in a silo”, said Olivier Redoulès, an economist at research institute Rexecode. But in reality it just meant the country was approaching the European mean, not outperforming. “In the end, on employment Macron has a mixed record.”
Macron has not tackled high social charges that employers pay on top of salaries, which increase the total cost of taking someone on by 25 to 40 per cent and create a large gap with workers’ take-home pay.
Pierre Bellagambi, the founder of Qista, a small company that makes mosquito traps, said the cost of labour remained a problem: “It hurts us on export markets where consumers just compare on price.”
Macron has also sought to revive French industry and create better-paid jobs by backing sectors such as cars and aerospace while attracting new ones, including data centres.
Almost one-third of a €100bn pandemic stimulus package was allocated for industry, including green technologies. Macron also threw support behind an expansion of the French nuclear fleet, casting its cheap, carbon-free electricity as a key boost to industry.
The push has yielded some results but boosting industry remains an uphill battle. It is not necessarily down to policy mis-steps. France, like its EU neighbours, faces competition from export powerhouse China and the US.
In 2000, 4.1mn people were employed in industry, before steep declines took hold. The number of industrial jobs stopped falling in 2017 and stabilised at about 3.3mn last year, according to the country’s statistics office Insee. The share of industrial output in GDP has also held steady to hover around 13.5 per cent.
Further progress may depend on whether the French car industry survives the Chinese onslaught. Renault has already closed some assembly lines in France, while rival Stellantis, which owns Peugeot, has pivoted to the US.
Economists and opposition politicians argue that Macron’s biggest economic failure is the degradation of public finances during his presidency.
The “explosion of public debt”, from €2.01tn in 2017 to €3.5tn last year, would be Macron’s true economic legacy, said Bruno Cavalier, chief economist at financial group Oddo.
“His successor will inherit a mess and hopefully that will give impetus for real reforms, albeit unpopular ones,” Cavalier said.
France’s debt-to-GDP ratio stood at 115 per cent last year, trailing only Greece and Italy. The budget deficit was 5.1 per cent of national output in 2025, far from the 3 per cent ceiling under EU rules.
The causes are multiple: unfunded tax cuts, overgenerous aid programmes, and a refusal to limit inflation-linked increases to pension benefits.
Few real attempts have been made to scale back social welfare, which eats up one-third of all government spending. Macron instead bet it all that supply-side reforms would solve the debt problem via stronger growth and companies, a strategy that did not pan out.
Repairing public finances will require cutting pensions spending and keeping more people in employment, economists say. Yet such moves face broad public opposition so will be difficult for a future president to tackle.
“Macron came to power at a time when there was a broad consensus in favour of reform,” said Redoulès of Rexecode. “Today, there is almost an anti-reform consensus, which isn’t entirely his fault, but will plague his successor.”
Sujet intéressant s'il en est. Personnellement, je n'ai rien contre de la proportionnelle (intégrale, pas un succédané à base de prime majoritaire). Mais, soyons réalistes, la proportionnelle, fut-elle intégrale, sans une refondation complète de notre modèle de gouvernance ne sera qu'un emplâtre sur une jambe de bois...
La normalisation des idées d’extrême droite passe aussi par des partis considérés comme plus modérés. C’est ce que montre une enquête sur les déclarations de politique générale des premiers ministres depuis 1959. L’un des résultats les plus marquants est le rôle des chefs de gouvernements « centristes » (notamment Édouard Philippe, Jean Castex et Gabriel Attal) dans la diffusion des idées d’extrême droite.
L’Atelier d’écologie politique (Atécopol) participe, depuis son lancement à l’automne 2018 à #Toulouse, à la construction d’une communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques.
suivez @AtEcoPol@sciences.re !
Le temps est venu de sortir du déni de réalité quant à nos dépendances et à nos vulnérabilités numériques, d’y faire face et d’arrêter de subir. C’est l’objet de la Commission d’enquête parlementaire dont je suis la rapporteure. Ici, je reviens sur les auditions à travers des notes vocales, des documents, des analyses, mais aussi des rencontres avec des expert·e·s engagées.
V'là-t-y pas que je vous invite à suivre une influenceuse cuisine !? Mais où va le monde (dans le mur, oui, on sait, mais bon).
En vrai, elle est poilante. Et elle sait taper où il faut :p
La survenue d’une crise financière du format de celle qui s’annonce n’appelle pas des actes de gestion mais de faire de la politique. La finance néolibérale est une structure tellement puissante, tellement asservissante que lorsqu’elle nous fait la grâce de s’abattre toute seule, on ne la loupe pas.
Lordon annonce ça pour la fin d'année. On verra si le temps lui donne tort ou raison. Mais il est toujours bon d'être préparé. Voyons ça...
Avec le projet de loi « SURE » adopté le 15 avril au Sénat, vos données génétiques, et les millions d’autres récupérées et stockées par les entreprises privées réalisant les tests ADN, majoritairement situées aux États-Unis, pourront être exploitées par la police française à votre insu.
Cette nouvelle loi promet d'être un beau ramassis de merde...
Le projet de loi a été adopté en première lecture par 440 voix contre 122. Le Rassemblement national et le Parti socialiste ont voté pour, comme le camp gouvernemental.
Ah bah finalement, il restait encore un peu d'#ArgentMagique
🤬
Depuis 2020, la municipalité de Ménil-la-Horgne, dans la Meuse, prend ses décisions via l’assemblée des habitants. Éolienne communale, reprise d’une auberge… Une expérience de démocratie directe qui favorise les projets écolos.
Tiens, des communes anarchistes (ou sur la voie de !) !