Pour celleux qui sont encore dans des collectifs utilisant #Whatsapp...
Depuis quelques mois, dans la meilleure chorale du monde (celle où je suis bien évidemment), des voix “raisonnent” pour que nos groupes de discussion et de partage d’infos quittent WhatsApp pour migrer vers Signal.
Certains sèment l’idée sans vouloir l’imposer, la majorité silencieuse reste … silencieuse et, bien entendu, quelques irréductibles ronchonnent, car ils ne comprennent pas pourquoi on quitterait un outil qui répond au besoin attendu et que ça les saoule d’installer une nouvelle appli, car ils en ont déjà trop.
Comme il faut préparer la rentrée de septembre, voici quelques arguments pour essayer de faire bouger les lignes car oui, on peut avoir du chœur et du cœur.
Depuis octobre 2024, Meta a mis en place un programme de monétisation de contenus sur Facebook. En Australie, l’entreprise y a invité des influenceurs connus pour leurs propos racistes et anti-vaccins.
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Le succès grandissant des lunettes connectées ravive la crainte d’être filmé sans autorisation et de se retrouver exposé sur les réseaux sociaux. «CheckNews» revient sur les droits et recours possibles.
Avec sept millions de paires vendues en 2025, les lunettes Meta, lancées en 2022, sont en passe de devenir un accessoire de mode incontournable. Vendues en France dans les enseignes grand public comme la Fnac ou Boulanger, ces lunettes sont reconnaissables par l’esthétique de la monture Ray-Ban ou Oakley.
En plus de corriger la vue et de protéger du soleil, elles sont équipées d’une caméra, de micros et d’un assistant vocal IA. Elles servent à passer des appels et envoyer des messages, écouter de la musique et prendre des photos et vidéos sans les mains, en regardant devant soi.
A la différence du téléphone où le fait de filmer est visible, la capture d’images avec les lunettes Meta se fait en toute discrétion, en appuyant sur un bouton situé sur la branche des lunettes ou par commande vocale. De quoi faciliter la capture d’images à l’insu des personnes notamment de femmes, qui sont nombreuses à témoigner sur les réseaux sociaux. L’influenceuse la Grande Bavardeuse a recueilli des témoignages de femmes victimes de captations d’images sans consentement, dans des magasins, un lycée ou encore lors d’un rendez-vous chez le gynécologue.
Obstruction du signal lumineux
Comment repérer si l’on est photographié ou filmé ? Ces lunettes sont équipées d’une LED située sur le côté droit de la monture. Si une personne vous prend en photo, elle doit appuyer sur le bouton de capture, placé sur la branche droite. Au moment de la capture, la LED clignote d’une lumière blanche et émet un son. Pour enregistrer une vidéo, la personne doit aussi porter la main à ses lunettes pour appuyer sur le bouton et la LED blanche reste allumée tout au long de l’enregistrement.
En mai, la Cnil a alerté sur le risque «important» que ces lunettes «ne soient pas identifiées comme connectées», dans la mesure où elles ne sont «pas clairement différenciables des lunettes classiques» et que «contrairement à un téléphone portable que l’on doit sortir et orienter et qui ne voit que ce que son porteur lui montre, les lunettes filment tout ce que leur porteur regarde».
D’autant plus que certains s’amusent à trafiquer la LED pour espionner les gens à leur insu. Sur internet, des tutoriels expliquent comment obstruer ou dessouder le signal lumineux. Pour la deuxième génération de Ray-Ban Meta, l’entreprise a désactivé la caméra si la LED est recouverte, avec un cache ou du scotch par exemple. Début juillet, Meta a annoncé «mettre à jour les lunettes afin de désactiver la caméra si elles détectent une altération ou une destruction physique de la LED».
Vigilance et réparation
Que faire en cas de captations non consenties ? En France, le droit à l’image découle du droit à la vie privée, garanti par l’article 9 du code civil. En utilisant l’image et la voix des personnes, considérées comme des données personnelles, les lunettes Meta entrent également dans le champ d’application du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et de la loi informatique et libertés. Le code pénal encadre aussi l’utilisation d’images et de la voix d’autrui. L‘article 226-1 interdit la captation, l’enregistrement ou la transmission d’images ou de paroles prononcées dans un lieu privé, sans le consentement de son auteur. L’article 226-2 interdit leur utilisation et leur diffusion.
Si, sur le moment, vous vous rendez compte que vous êtes filmé, l’avocate spécialisée en droit à l’image et droit de la propriété intellectuelle Camille Mogan recommande de s’opposer directement à l’enregistrement et de rappeler à la personne qui filme qu’elle n’a «pas le droit de vous filmer, ni de diffuser votre image sans votre consentement».
L’avocate Alexandra Iteanu, spécialiste du RGPD, conseille de redoubler de vigilance : «Dans le cadre d’un entretien professionnel ou d’un rendez-vous médical, je demanderais par précaution à la personne d’enlever ses lunettes.»
Dans le cas où les photos et vidéos sont diffusées en ligne, plusieurs recours existent a posteriori. La première chose à faire est de signaler le contenu à la plateforme, qui a l’obligation de retirer les contenus illégaux, conformément à l’article 16 du Digital Services Act, le règlement européen sur les services numériques. Si le réseau social ne retire pas le contenu dans un délai d’un mois, vous pouvez adresser une plainte en ligne sur le site de la Cnil.
Dans un second temps, il est possible d’assigner l’auteur des images en justice, devant le tribunal civil pour demander réparation. Vous pouvez également porter plainte et lancer des poursuites pénales devant le tribunal correctionnel pour faire condamner l’auteur de l’infraction. Filmer une personne à son insu constitue une infraction pénale, passible d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Dans les deux cas, il faut néanmoins apporter une preuve de la captation d’images, dont la véracité est rendue difficile avec l’IA. L’avocate craint ainsi de voir de plus en plus de juges rejeter des captures d’écran, car «avec l’IA, c’est extrêmement facile de falsifier une preuve». Elle préconise de faire appel à un commissaire de justice pour constater lui-même la captation illégale.
L’espace public, une zone grise
La situation est encore différente dans l’espace public, où filmer une personne n’est pas automatiquement considéré comme une infraction pénale ou civile. Il est autorisé de capter des images de personnes sans leur consentement, «quand on filme un groupe de personnes sans en cibler une en particulier, comme lors d’une manifestation ou quelqu’un dans l’exercice de ses fonctions», explique Alexandra Iteanu.
L’atteinte à la vie privée est «possible mais plus délicate à prouver dans l’espace public», reconnaît également Camille Mogan. Une personne peut faire valoir son droit à l’image si «elle est reconnaissable et si les images révèlent des aspects de votre vie personnelle, comme votre état de santé, votre religion», indique-t-elle.
Par ailleurs, une procédure judiciaire pour droit à l’image peut prendre plusieurs mois voire années, selon l’avocate Camille Mogan, pour qui le problème réside dans le manque de moyens alloué à la justice et non dans l’arsenal juridique qu’elle juge suffisant : «On a besoin d’avoir des magistrats en mesure de traiter les demandes.»
Avec les lunettes Meta, «on monte d’un cran dans l’atteinte à la vie privée», dénonce Alexandra Iteanu, qui alerte sur le risque d’une société de surveillance : «Ces nouvelles technologies grignotent notre droit à la vie privée. Tout sera filmé, sauf si on s’y oppose.» Elle appelle, pour sa part, à une régulation en amont de ces nouvelles technologies.
La BBC révèle qu'Instagram diffuse en Inde des publicités faisant la promotion de contenus pédopornographiques
La #CNIL s’inquiète du risque important de surveillance généralisée et une forme de banalité induite : n’importe qui est en mesure de filmer n’importe quoi n’importe où, aussi bien en privé qu’en public. Voilà qui pourrait avoir des conséquences importantes dans les interactions sociales entre citoyens, et même conduire à des dérives.
Au Kenya, la société Sama, sous-traitant de #Meta, a annoncé mi-avril 2026 le licenciement de plus d’un millier d’employés à Nairobi après la rupture de son contrat avec le groupe américain. Cette décision survient dans un contexte déjà tendu, renforcé en février par les révélations sur l’accès à des contenus intimes via les lunettes connectées de Meta. Sans lien officiel établi, ouvriers, chercheurs et ONG évoquent un récit qui tend à faire porter aux travailleurs la responsabilité de la rupture.
Les messages chiffrés de bout en bout sur Instagram ne seront plus pris en charge à compter du 8 mai 2026.
Au cas où des militant·es, des sans-papiers, des utilisent encore #Instagram pour discuter : arrêtez vite ! #Meta (#Facebook, #instagram, #whatsapp)) peut avoir accès à vos conversations dorénavant
les quatres cavaliers de l'IApocalypse sont de sortie
Voilà t'y pas que j'attends maintenant impatiemment la sortie des résultats trimestriels des gros de l'#IA, juste pour le plaisir de lire les analyses de @UnePorte@eldritch.cafe !
Depuis plusieurs jours, les utilisateurs des plateformes de Mark Zuckerberg, y compris en France, ne peuvent plus partager l’adresse du site ICE List. Celui-ci répertorie des données sur les membres du département de la Sécurité intérieure.
Un nouveau tour de vis des géants du numérique en faveur de l’administration Trump. Tandis que TikTok semble, depuis son passage sous pavillon américain, limiter la publication aux Etats-Unis de certains contenus critiques des méthodes du Président, Meta se lance à son tour dans la chasse aux contenus anti-ICE, la police de l’immigration dont les agents ont abattu Renee Good puis Alex Pretti à Minneapolis.
Voilà pourquoi il faut utiliser des services libres, indépendants et décentralisés pour faire sa communication… On ne le dira jamais assez et on ne sera toujours pas écouté, as usual…
En plus de gagner des milliards en laissant proliférer des posts publicitaires frauduleux, Meta a mis en place une méthode pour rendre ses manquements invisibles aux autorités de plusieurs pays.
Depuis le mois de novembre, les pratiques borderline de Meta concernant sa gestion de la publicité illégale sont dénoncées par le journaliste d’investigation de Reuters, Jeff Horwitz. L’auteur de Broken Code, essai consacré aux secrets de Facebook, a dévoilé des documents internes faisant état d’un véritable système de fraude ayant rapporté à la firme jusqu’à 7 milliards de dollars en 2024 (sur plus de 164 milliards de dollars de chiffre d’affaires au total).
Le souci, c'est que si jamais il devait y avoir une amende, au bout d'un long périple judiciaire, on devrait se réjouir d'un montant inférieur à leurs gains...
Bienvenue sur X, l’ex-Twitter d’Elon Musk, où la gauche s’épuise à combattre des moulins à vent numériques, pendant que l’extrême droite et les complotistes dominent le jeu sans même avoir à transpirer.
"Oui, mais je combats de l'intérieur".
Bon, bah, en fait non. Tu t'épuises tout·e seul·e dans ton coin et pire, tu alimentes le truc et le favorise même grâce à l'effet de réseau.
bref, barre-toi.
(et ça vaut pour Facebook, Instagram et cie)
« Meta – la société mère d’Instagram, Facebook, Threads et WhatsApp – aurait désactivé ou placé en shadow-ban les comptes de plus de 50 organisation sur l'avortement, organisations queer et organisations de soins de santé reproductive à travers le monde au cours des derniers mois. »
Dans cette tribune, des organisations engagées pour les droits des femmes dénoncent l’interdiction par le géant américain des publicités portant sur des « enjeux sociaux ». Elles estiment que cette décision, appliquée début octobre sur Facebook et Instagram, pénalise encore leur parole sur les réseaux sociaux.
Voilà un an, presque jour pour jour, que j’ai créé mon compte Instagram. Mais alors que je concluais mon premier retour d’expérience — de deux mois — relativement positivement (avec quelques mises en garde quand même), qu’en est-il un an plus tard ?
Suspens !
Voilà pourquoi je n’installerai pas #Whatsapp.
Et si des groupes s’y créent sur #Whatsapp, ils faut qu’ils assument le choix de ne pas respecter mes valeurs. C’est eux qui me contraignent à ne pas venir, pas moi qui refuse de venir. Un peu comme si sachant que je suis végétarien, musulman ou juif, on m’invitait à un barbecue 100 % pur porc.L’inverse n’est pas vrai : vous pouvez venir sur Signal comme vous êtes, et sans risque.
Depuis le 6 octobre, Meta interdit les publicités politiques. Résultat : les contenus publiés par des militantes et des associations féministes se retrouvent censurés. “Une invisibilisation dramatique”, alertent-elles.
Bah voilà, quelle surprise.
C'est bon, tout le monde se barre ou y'en a qui veulent continuer à croire que c'est the place to be ?
Alors, ouais, c'est sûr que quand t'as toute ta commu' chez les GAFAM, c'est la galère mais tant que tu y restes, ta commu' y reste, donc tu y restes donc ta commu y reste... Et après, c'est Zuckerberg qui décide qui reste !
Meta gagne plus d’argent via les publicités frauduleuses qu’il n’en perd via les amendes que les autorités lui infligent pour publicité frauduleuse.
¯_(ツ)_/¯« Les entreprises peuvent ainsi inonder les réseaux sociaux de millions de variantes de publicités IA faciles à créer, investir leur budget publicitaire dans les versions les plus performantes et laisser les algorithmes de ciblage faire le reste. Dans ce cas précis, l’IA est une stratégie de mise à l’échelle. Inutile de consacrer des sommes considérables en temps, en argent et en ressources humaines à peaufiner les textes publicitaires et à concevoir des publicités pertinentes, astucieuses, drôles, charmantes ou accrocheuses. Il suffit de publier des tonnes de versions bâclées, et la plupart des gens ne verront que celles qui fonctionnent bien ».
A massive WhatsApp security flaw exposed the phone number of almost every user on the planet – despite the fact that parent company Meta had been alerted to the vulnerability way back in 2017.
(commentaire piqué à Tristan Nitot @nitot@framapiaf.org)
WhatsApp, le produit de Meta (ex-Facebook), vous savez, la messagerie qui prétend protéger la vie privée, a laissé fuiter 3,5 milliards de numéros de téléphone suite à une faille de sécurité...signalée il y a 8 ans
Le 28 octobre, Pauline Dens-Arsène répondait à France 3 pour évoquer l’interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse. Alors que l’accès à l’IVG est très inégalitaire à travers le pays, la sage-femme explique proposer cet acte médical pour répondre à un manque visible dans l’Aisne.
Une fois le reportage diffusé, Pauline Dens-Arsène l’a publié sur sa page Facebook. « Une demi-heure après, mes comptes Facebook et Instagram étaient suspendus », explique-t-elle à Franceinfo.
Mesdames (et messieurs) (et encore plus si vous n'êtes ni l'un ni l'autre ou les deux), il est urgent de quitter les outils de Meta.
Dans ce billet de blog, je publie un courriel que j'ai adressé à plusieurs rédactions de podcasts féministes afin de les sensibiliser aux outils informatiques qu'elles utilisent, notamment leurs réseaux sociaux.
Meta, par exemple, autorise explicitement de désigner "les femmes comme des objets du quotidien ou des propriétés ou objets en général"...