Et plus largement, c’est un appel aux « professionnel-les du travail social, de l’éducation populaire, de l’animation, les pédagogues, les associations, les collectifs et plus largement les adultes qui refusent de détourner le regard à soutenir les lycéennes et les lycéens mobilisé-es ».
Nous refusons de considérer les enfants et les jeunes comme des adultes inachevé-es qu’il faudrait simplement préparer au monde que nous avons construit.
Ils et elles sont des personnes, ici et maintenant.
Ils et elles pensent.
Ils et elles comprennent.
Ils et elles ressentent.
Ils et elles rêvent.
Ils et elles contestent.
Ils et elles s’organisent.
Ils et elles ont quelque chose à dire du monde.
Leur parole n’a pas moins de valeur parce qu’elle dérange.
Leur colère n’est pas moins légitime parce qu’elle est adolescente.
Leur désir de transformer le monde n’est pas une naïveté dont il faudrait les guérir.
Les enfants et les jeunes sont des sujets politiques.
La couverture médiatique de ce mouvement (et des autres, il ne faut pas se leurrer) est une catastrophe déontologique...
Une fois n’est pas coutume : la colère gronde dans les couloirs de France Télévisions. À chaque mouvement social, les mêmes problèmes semblent se répéter : un traitement de l’information décontextualisé, focalisé sur les violences, au point que les revendications politiques de fond sont passées sous silence. Dans son communiqué, la section CGT pointe particulièrement les JT nationaux de 13h et 20h.
Cette semaine, le gouvernement a annoncé un projet de budget dont le mot d’ordre est simple : prendre aux pauvres pour donner aux riches. Les très grandes entreprises (à partir de plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires), un temps soumises à une légère hausse de l’impôt sur les bénéfices, seront dédouanées l’année prochaine d’une partie de leurs obligations fiscales. Ça coûtera plusieurs milliards de manque à gagner, que le gouvernement compte compenser en gelant les APL et les allocations familiales, qui ne suivront donc plus l’inflation, qui pourtant explose. Rien que cette annonce mérite, de la part d’une population qui veut en finir avec des décennies d’humiliation et un avenir catastrophique, qu’elle se rallie à ceux qui mettent le feu. Et ceux qui mettent le feu, ce sont les lycéennes et les lycéens.