Et plus largement, c’est un appel aux « professionnel-les du travail social, de l’éducation populaire, de l’animation, les pédagogues, les associations, les collectifs et plus largement les adultes qui refusent de détourner le regard à soutenir les lycéennes et les lycéens mobilisé-es ».
Nous refusons de considérer les enfants et les jeunes comme des adultes inachevé-es qu’il faudrait simplement préparer au monde que nous avons construit.
Ils et elles sont des personnes, ici et maintenant.
Ils et elles pensent.
Ils et elles comprennent.
Ils et elles ressentent.
Ils et elles rêvent.
Ils et elles contestent.
Ils et elles s’organisent.
Ils et elles ont quelque chose à dire du monde.
Leur parole n’a pas moins de valeur parce qu’elle dérange.
Leur colère n’est pas moins légitime parce qu’elle est adolescente.
Leur désir de transformer le monde n’est pas une naïveté dont il faudrait les guérir.
Les enfants et les jeunes sont des sujets politiques.