Qu’est-ce qu’on fait, face à ce qui se passe dans notre industrie, face à ce qui se pratique dans certaines entreprises où l’on interdit de facto aux développeurs d’exercer correctement leur métier en les obligeant à ne parler qu’à des agents, face à la bulle financière qui ne cesse de grossir avec toujours plus de moyens injectés dans des data-centers qui pour la plupart ne sortent pas de terre et aux millions (!) de cartes graphiques stockées dans des hangars à Taïwan, face à une classe journalistique qui ne daigne plus prendre du recul et ne cesse de publier des articles à chaque déclaration d’un PDG de boîte située à l’autre bout du monde, face à des politiques qui se font bassiner par des scénarios apocalyptiques absurdes pendant que les effets délétères bien réels sur toute une génération d’élèves et d’étudiants commencent à se faire sentir, face à cette médiocrité ambiante qui remonte à la surface via ces affiches générées laidissimes posées sur les vitrines de nos supermarchés et via des chansons IA cringissimes diffusées par des proches pour fêter la naissance de leur enfant, face à ces problèmes de mathématiques résolus qui remettent en cause la manière même dont on finance la recherche fondamentale, et enfin, pour revenir à mon quotidien, face aux dizaines de milliers de projets vibecodés pullulant sur GitHub, comme abandonnés devant les portes de notre attention ?
Honnêtement, je n’en sais rien.
1731 shaares