Un rapport de l'Université des Nations unies chiffre pour la première fois l'empreinte carbone, hydrique et foncière de l'intelligence artificielle. Les chiffres donnent le vertige : 945 TWh d'électricité projetés en 2030, 9 300 milliards de litres d'eau, 14 500 km² de terres. Et chaque prompt que vous envoyez y contribue.
il apparaît sans équivoque qu’il est aujourd’hui impossible pour les grandes entreprises de bifurquer. Au-delà même des freins à une bifurcation vers des pratiques de sobriété, c’est l’impasse d’une adéquation entre capitalisme et écologie à laquelle on se heurte. L’enjeu central qui se dresse devant nous n’est plus la bifurcation des grandes entreprises mais leur fermeture et leur démantèlement.
Simple. Basique.
L’Atelier d’écologie politique (Atécopol) participe, depuis son lancement à l’automne 2018 à #Toulouse, à la construction d’une communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques.
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En 2025, Camille* a été privée de son emploi au festival de Cannes. La sous-préfecture a refusé son embauche après un "criblage automatisé" qui découle d’une loi antiterroriste. Militante écologiste active, la jeune fille a porté son affaire devant la justice, dans un contexte de répression croissante des défenseurs de l’environnement et du climat.
Tout va bien dans notre belle démocratie !
C'est une première en France, la justice contraint Toulouse (Haute-Garonne) à respecter la législation sur la pollution lumineuse. [...]
Depuis 2013, un arrêté gouvernemental encadre cette pollution lumineuse : "les enseignes lumineuses doivent être éteintes entre 1 heure et 6 heures du matin."
Bon, pour les vitrines, c'est clair. Maintenant, on peut s'attaquer aux publicités lumineuses et aux écrans publicitaires !
Une retenue d’eau creusée en 2020 pour garantir l’enneigement d’une piste de ski qui pourrait figurer aux JO Alpes 2030 menaçait jusqu’à peu un hameau de la commune.
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Les travaux réalisés pour garantir l’enneigement de la célèbre piste de l’Eclipse, à Courchevel (Savoie), pour les Championnats du monde de ski alpin de 2023 et dans la perspective des JO Alpes 2030, ont-ils exposé les populations d’un hameau en contrebas à un scénario qui aurait pu être catastrophique ? Selon une expertise géomorphologique datée de décembre 2025 à laquelle Le Monde a eu accès, la retenue d’eau de la Loze, creusée en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour stocker les 170 000 mètres cubes d’eau nécessaires à l’enneigement des 3,2 kilomètres de piste, s’affaisse sur ses fondations à une vitesse alarmante.
L’infrastructure, d’un coût de 5,7 millions d’euros, avait montré ses premières faiblesses dès sa mise en eau. « La première année, en 2022, on avait noté un léger tassement qu’on a d’abord attribué à la récente mise en service », observe David Vignon, directeur des projets et du développement durable de la Société des Trois Vallées (S3V), qui exploite le domaine skiable de Courchevel.
Face à la persistance du phénomène, cette entreprise a mandaté le géant mondial de l’ingénierie de l’eau et des barrages, Artelia, pour une expertise plus poussée. Mi-décembre, la quarantaine de pages remises aux dirigeants de l’entreprise a conclu à une défaillance structurelle du barrage d’altitude, liée à l’évolution thermique du sous-sol.
« Fonte de la glace résiduelle »
En superposant des images de 2022 et de 2025, les ingénieurs d’Artelia ont conclu que « l’ensemble du glacier rocheux » sur lequel est installée la retenue « s’affaisse ». Un mouvement que ces spécialistes expliquent « par la fonte de la glace résiduelle toujours présente de façon très probablement diffuse sous le glacier rocheux ». A la différence d’un glacier « blanc » classique, cet amas de roches et de glace vieille de plusieurs siècles, voire millénaire, se comporte comme une pâte épaisse. Tant que la glace reste gelée, la matière est stable, mais dès qu’elle fond, le liant disparaît et la cohésion des blocs avec.
En prime, cette fonte affecte la partie de la retenue située côté digue, en surplomb de la pente. C’est cette zone qui « s’affaisse de façon plus importante, de l’ordre de 40 à 50 centimètres depuis sa création, soit environ 15 centimètres par an », précise le rapport. S’il n’est pas anormal qu’une construction de ce type bouge de quelques millimètres chaque année, les 150 millimètres relevés à la Loze ont été jugés suffisamment inquiétants pour que la préfecture de Savoie impose, fin 2025, une vidange partielle, puis quasi totale, de la réserve. « Dans un premier temps, nous avons dû descendre à 146 000 mètres cubes d’eau, puis à 132 000 et, finalement, à 25 000 mètres cubes », rappelle David Vignon. Une façon radicale d’éviter le scénario catastrophe envisagé dans l’étude d’impact : une rupture de la digue, barrage plein, aurait risqué de précipiter en trente minutes une lave torrentielle sur La Tania (90 chalets et huit résidences hôtelières), l’un des hameaux de Courchevel.
Les scientifiques qui scrutent au quotidien la montagne et ses aménagements s’émeuvent de ce fiasco. Carmen de Jong, géographe à l’université de Strasbourg et spécialiste de l’hydrologie d’altitude, aimerait comprendre « comment on a pu autoriser la construction, il y a quelques années, de cette immense retenue d’eau sur une zone aussi mouvante ». Elle estime fâcheux qu’on ait « amputé de presque 1,5 hectare un glacier rocheux remarquable pour y placer une retenue collinaire » et déplore qu’on n’ait pas anticipé « qu’avec le dérèglement climatique, il ne va pas s’arrêter de fondre ».
Expert reconnu dans l’étude du permafrost et de la dynamique des glaciers rocheux des Alpes, Xavier Bodin, lui, conçoit qu’on ait pu ne pas détecter la présence de glace lors de la construction. « Le glacier rocheux était cartographié, mais il reste toujours difficile de prédire s’il contient encore de la glace », rappelle ce chercheur au CNRS rattaché au laboratoire Edytem (Environnements, dynamiques et territoires de la montagne), qui estime quand même que « c’était jouer avec le feu que d’installer la retenue versant nord à plus de 2 200 mètres d’altitude ».
Le chercheur regrette, au passage, que cet aménagement « contribue à la disparition d’un vestige de la fin de la dernière époque glaciaire en accélérant la fonte de ces glaces qui ont commencé à se former durant la grande glaciation, à l’époque où le climat des Alpes ressemblait à celui du Groenland aujourd’hui… Ces objets scientifiques exceptionnels sont désormais non seulement menacés par le réchauffement climatique, mais aussi, comme ici, par certaines activités humaines », rappelle-t-il, soulignant le rôle de la retenue de 2,7 hectares dans la fonte du glacier.
Un radiateur géant
Artelia conclut en effet que la fonte du permafrost de la Loze est moins due au réchauffement global des Alpes qu’à la retenue elle-même. Celle-ci a agi comme un radiateur géant et a été à l’origine de l’accélération du dégel, le rapport rappelant que « les effets thermiques des lacs sur le permafrost ont été mesurés jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de profondeur ».
Alors que les sites des JO Alpes 2030, encore en discussion, doivent être finalisés avant l’été, et que Courchevel, joyau du domaine français, fait pour l’heure partie des sites incontournables avec la piste de ski de l’Eclipse, la S3V a déjà son plan pour sortir de l’impasse. « Suite à l’étude Artelia, la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) nous demande soit d’enlever la glace qui se trouve sous la retenue, soit de sortir la retenue de la zone d’aléas, soit d’injecter un liant qui remplirait le vide laissé par la fonte des glaces », expose David Vignon. Ce dernier sait désormais, après une nouvelle campagne de sondages réalisée ce printemps par deux géomorphologues, que la glace a une épaisseur comprise entre 5 et 10 mètres et se trouve à 7 mètres sous une partie seulement du lac artificiel.
La S3V projette donc de réduire légèrement la surface de la retenue, là où la glace souterraine est présente, puis de reconstruire la digue en la faisant passer de 19 à 21 mètres de hauteur, afin que la réserve conserve le même volume d’eau. Et, pour l’heure, David Vignon se veut formel : « Les connaissances que nous avons aujourd’hui de la zone de la retenue ne remettent pas en cause l’usage de la piste de l’Eclipse lors des JO Alpes 2030. » Après s’être mis d’accord avec la mairie de Courchevel (qui, comme la préfecture, n’a pas répondu à nos sollicitations) pour libérer l’Eclipse de compétitions durant l’hiver 2026-2027, l’homme a déjà son rétroplanning. « Nous refaisons des sondages en juin, déposons nos demandes en septembre à la préfecture pour instruction du dossier cet hiver, et délivrance des autorisations au printemps 2027. Les travaux commenceront en avril et la Loze sera remise en eau en novembre », rappelle le responsable des projets. En parallèle, la S3V a lancé un audit des installations qu’elle gère en altitude, de crainte que la mésaventure de la Loze se répète ailleurs.
Pour l’heure, ce dossier à « plusieurs millions d’euros » est entre les mains de quatre assureurs qui cherchent le responsable de la faillite initiale. Ce qui agace Valérie Paumier, la fondatrice de Résilience Montagne, une association qui milite pour un aménagement compatible avec le dérèglement climatique. Pour elle, « tant que les banques financent et tant que les assurances assurent ces projets à rebours de tous les constats, il sera impossible de changer vers un modèle en ligne avec les enjeux environnementaux, et les exploitants continueront à dégrader les milieux montagnards et la planète ».
Cette opposante de la première heure à la construction de cette retenue rappelle qu’officiellement, « les valeurs du CIO sont incompatibles avec la destruction des espaces naturels » et que la retenue de la Loze est bien la preuve, image à l’appui, que « les JO 2030 ne peuvent pas être durables et écologiques comme annoncé par la gouvernance ».
Avez-vous déjà entendu parler du Canal Seine-Nord Europe ? Non ? Pourtant, c'est l'un des plus gros chantiers d'infrastructure jamais lancés en France : 107 km de béton, 54 mètres de large, réservé à des péniches XXL, pour la modique somme de 7,3 milliards d'euros d'argent public.
Entre saccage de la biodiversité, menaces sur les nappes phréatiques et création d'une mégabassine grande comme 20 Sainte-Soline pour alimenter le tout, plongez avec nous dans les coulisses du chantier du siècle dont personne ne vous parle.
la sobriété en matière énergétique est oubliée, au profit de l’intervention sur les prix, ce qui conduit selon elle à une situation particulièrement inégalitaire et conflictuelle.
Je ne comprends pas qu'on ne veuille pas investir dans la sobriété... En même temps, la sobriété, c'est pas tout à fait un modèle viable pour du #capitalisme... Y aurait-il un lien ?
Une vingtaine de gendarmes et d’inspecteurs de l’environnement de l’Office français de la biodiversité ont fouillé le siège social d’Atosca et une base de vie du chantier, à Puylaurens dans le Tarn
À un moment, on va pouvoir imaginer que la justice agira pour arrêter ce projet digne de la mafia...
Lors du choc énergétique de 2022, l’Etat avait lancé un plan de sobriété. En 2026, le mot a disparu du débat public. Ce serait pourtant un moyen d’amortir la hausse des prix des carburants. Mais…
il faudrait arrêter le #BusinessAsUsual (et accessoirement en finir avec le #capitalisme ?)
Le projet "n'atteindra pas la neutralité carbone avant au moins 25 ou 30 ans", regrette, jeudi sur France Inter, Jean Olivier. Le co-président des Amis de la Terre Midi-Pyrénées, inquiet du projet de LGV, alerte sur l'atteinte "à la ressource en eau dans des zones humides importantes".
l’Inrae considère que la preuve est désormais faite que « des systèmes de grande culture conventionnels sans pesticide peuvent être productifs, techniquement et économiquement viables ».
Incroyable : Les fabricants de pesticides auraient mentis !?
Alerte disparition à l’Ademe : un guide destiné à accompagner les élus dans la #TransitionÉcologique de leur territoire a mystérieusement disparu du site internet de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Selon le média Contexte, l’ordre a été donné par le cabinet du Premier ministre.
Il est maintenant disponible ici là : https://deposons.logaton.fr/fichier/r/DoZdGhWxtw#gbkvTJX8g/GkEydMopzYGcA/xWeOmroPrH54Fu+d/44=
C’est la carte magique dégainée par les promoteurs de l’intelligence artificielle (IA), quand sont pointés les effets environnementaux de cette technologie : grâce à ses prouesses, l’IA serait un atout clé pour lutter contre le changement climatique. Six associations basées aux États-Unis, dont Les Amis de la Terre, ont publié le 17 février un rapport étrillant cette thèse. Elles dénoncent une « tactique de greenwashing » orchestrée par les entreprises de la tech, qui confine au « canular climatique ».
Nous publions une carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s'organisent en France autour de ces infrastructures. Notre objectif est de favoriser l'émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient.
Nous avons cartographié 348 data centers déjà existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 26 annoncés, 11 en cours d'instruction par les services de l'état et 8 en cours de construction.
Débat blesse. Initialement prévu mercredi, le débat parlementaire sur la pétition aux deux millions de signatures est finalement repoussé à février. Raison invoquée : permettre la présence de la ministre de l'agriculture, en déplacement à Bruxelles.
Hey ! Vous vous souvenez qu'on avait massivement dit "fuck off" à la LoiDuplomb ? Qu'on avait toutes et tous signé cette pétition qui avait atteint un record de plus de 2 millions de signatures ? Qu'on devait donc en reparler à l'Assemblée Nationale (et juste en reparler parce qu'il ne serait pas question d'abrogation dixit Braun-Pivet).
Bah, en fait, non, ce sera reporté en théorie d'un mois parce que la ministre a finalement prévu un déplacement ce jour là...
Ma réflexion ces trois dernières années avait deux objectifs explicites : rénover la compréhension du zéro déchet, et étudier la possibilité de l’utiliser comme principe d’union politique. Il en avait aussi un plus souterrain : comprendre ce qui séparait mon écologie, blanche, bourgeoise, des mouvements écologiques populaires et non-blancs. Je ne voulais pas d’une explication purement sociologique. Je voulais saisir ce qui n’allait pas dans nos idées, notre rapport au monde et nos outils conceptuels.
Près de 40 hectares du chantier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres sont potentiellement illégaux, car situés hors du périmètre validé par l’autorisation environnementale, qui porte sur 430 hectares, révèlent France Inter et l’Agence de vérification de Radio France le 27 novembre.
La lutte contre le projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse s’intensifie. Trois femmes ayant tenté de protéger un chêne multicentenaire ont été traduites en justice par SNCF Réseau et la Gendarmerie. A l’issue d’une audience de 5 heures, le Parquet a requis 140 heures de travaux d’intérêt général (TIG) pour deux accusées, 70 h pour la troisième, 1 000 euros d’amende avec sursis pour refus de prélèvement ADN pour toutes, assorti de peines d'inéligibilité et d'interdiction de territoire en Haute-Garonne pendant deux à trois ans.