Le maire de #Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a annoncé la mise en place d’un couvre-feu, visant les mineurs de moins de 16 ans lors de certains matchs de la Coupe du monde 2026. Un collectif d'organisations syndicales, politiques et associatives de Haute-Garonne dénonce derrière le prétexte du maintien de l’ordre « une mesure raciste et discriminatoire qui vise, encore une fois de plus, la jeunesse des quartiers populaires ».
« Aujourd'hui, on est considérés comme des criminels. Les criminels, ce sont ceux qui tuent, violent, volent ou détruisent. Nous, on met de la musique dans un champ et on rend les gens heureux »
On en est à quel point d'autoritarisme et de défaillance dans une démocratie quand on en est rendu à punir des gens qui écoutent de la musique un peu fort ou qui se baignent en pleine canicule ailleurs que là où on leur a dit de le faire ?
À un an des présidentielles, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez tente de laisser sa marque pour avoir, lui aussi, sa loi sécuritaire. Le résultat est la #LoiRIPOST, sorte de fourre-tout de mesures répressives sans aucune cohérence globale. Déjà examiné au Sénat, ce texte arrive lundi 22 juin à l’Assemblée nationale et constitue une vitrine pour le ministre qui souhaite montrer force et autorité face à des comportements de loisirs jugés « déviants » (free party, rodéo urbain, feux d’artifice…). Cette loi est également un énième accélérateur de surveillance. Non seulement elle prolonge et étend l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique mais elle renforce aussi massivement le dispositif méconnu, mais non moins dangereux, des lecteurs automatiques de plaque d’immatriculation.
Grosse opération de police chez les écoterroristes belges pour cause de
« des câbles ont été coupés, des boutons d'urgence ont été pressés »
C'est dangereux, un capitalisme blessé...
[Les juges] estiment qu'"il ne résulte pas de l'information judiciaire de charges suffisantes" contre les 14 membres de la Cellule de coordination des actions de terrain
Voilà comment on traite les opposants politiques en France : en les emprisonnant à plusieurs milliers de kilomètres de chez elleux... pour rien.
le chiffrement repose sur le RCS Universal Profile 3.0, un standard publié par la GSMA qui permet à un iPhone et un Android d’établir une session chiffrée sans qu’Apple ou Google ne contrôle les clés. Le seul hic : le RCS sécurisé nécessite une manipulation du côté des opérateurs… et la France a du retard.
#Google (#Android) et #Apple (#iOS) permettent maintenant d'utiliser un RCS chiffré pour s'envoyer des messages chiffrés (*)
(*) offre soumise à la volonté de pays qui ne souhaitent pas surveiller l'intégralité des communications de leurs ressortissants. Ex: C'est indisponible en France...
Préparez-vous à prendre cher avec la #LoiRIPOST (surtout si vous vivez à plusieurs dans un habitat vide et abandonné, que vous aimez la musique électronique et que vous avez un plant de beuh dans votre jardin en permaculture...)
En 2025, Camille* a été privée de son emploi au festival de Cannes. La sous-préfecture a refusé son embauche après un "criblage automatisé" qui découle d’une loi antiterroriste. Militante écologiste active, la jeune fille a porté son affaire devant la justice, dans un contexte de répression croissante des défenseurs de l’environnement et du climat.
Tout va bien dans notre belle démocratie !
L’Action sportive libertaire (ASL) organise des ateliers de football et de boxe à prix libre, afin de « permettre au plus grand nombre d’avoir accès à une pratique sportive ». Elle « met en pratique les idées anarchistes », notamment par une organisation collégiale et la possibilité pour tout le monde d’être animateur et animatrice d’une séance
Et au final : "Aucune infraction relevée"
Si ce n'est un coup de pression...
Les temps qui viennent m'effraient un peu...
Lorsqu’un rassemblement est décrété « grand événement », toute personne y travaillant de près ou de loin (salarié·e comme bénévole) doit alors faire l’objet d’une enquête administrative, appelée aussi le criblage.
Gare à vous les gauchistes si vous voulez continuer à être bénévoles !
La coalition RSA réunit de nombreuses associations (ATD Quart Monde, le Secours Catholique, Aequitaz, Changer de Cap, la Quadrature du Net, la Ligue des droits de l’Homme, le Mouvement national des chômeurs et des précaires, la Fédération des centres sociaux…), syndicats (CGT, FSU, Solidaires, CFDT, Unsa) et chercheurs, autour d’un objectif commun : documenter, mutualiser, partager les analyses sur les effets concrets sur les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, AAH) et les jeunes suivis en mission locale de la loi pour le plein emploi de décembre 2023 et de son décret d’application du 30 mai 2025, plus connu sous le nom de « décret-sanction RSA » que ces associations contestent devant le conseil d’Etat.
Foutre la pression aux plus faibles, aux déshérité·es, aux exclu·es, aux pauvres parmi les pauvres... Quelle espèce d'humain peut-on être pour voter ça ?
Quatre militant·es, soutenu·es par 28 organisations, viennent de comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon ce 4 mai 2026. Iels sont poursuivi·es pour avoir détourné 19 publicités dans l’espace public le 27 septembre 2025. La procureure a notamment demandé 3 mois de prison avec sursis. Pour leur avocat, Me Forray, cette demande « criminalise le militantisme politique ».
Trump et Macron en ont rêvé, les Gafam l‘ont fait. Si nous ne nageons pas encore en pleine dystopie orwellienne, les grandes craintes de l’auteur de « 1984 » se concrétisent de jour en jour : flicage numérique, asservissement du langage et obsession de l’ennemi étranger sont devenus des réalités. Avec parfois l’assentiment des citoyens…
Les cas de restriction de libertés des associations portant des interpellations citoyennes par les autorités publiques locales et nationales sont nombreux et trop peu reconnus comme un problème. Cela a incité plusieurs associations concernées à constituer à partir de mars 2019 un Observatoire des libertés associatives. Cet outil doit donner une visibilité large à un phénomène souvent occulté, presque ignoré par les médias, banalisé par le politique et parfois intériorisé par les associations elles-mêmes.
Le rapport « Une citoyenneté réprimée » présente 100 cas de restrictions associatives et 12 pistes pour protéger les libertés.
Moben, détenu de longue peine au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, s’est vu convoqué pour avoir écrit un livre de cuisine en détention. Il a été transféré dans le nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée.
Et tiens, au passage, on commence déjà à utiliser les fameuses prisons hautement sécurisées spéciales narcotrafiquants commencent déjà à être utilisées pour des... auteurs de livres de recette de cuisine.
Les autorités pénitentiaires se sentent à ce point mises en danger par un livre de recettes ? Pauvres petites créatures...
Chaque année, plusieurs milliers de contrôles CAF sont déclenchés sur « signalements » policiers. Cette pratique opaque mets en lumière l'utilisation des contrôles CAF à des fins de répression sociale et politique.
« Déluge de grenades », nombre de policiers disproportionné, opposants criminalisés... Un rapport des Observatoires des pratiques policières accable le dispositif utilisé lors de la Turboteuf contre l’A69, début juillet.
« Un virage autoritaire dans la gestion de l’écologie politique. » Les Observatoires des pratiques policières (OPP) de Toulouse et du Tarn ont rendu publique, le 1er août, une analyse des opérations de police lors de la mobilisation contre l’A69 qui s’est tenue du 4 au 6 juillet. Leur principale conclusion : le gouvernement et la préfecture ont criminalisé les militants en amont de l’événement, pour ensuite justifier un « dispositif de sécurité exceptionnel » sur place, et l’usage « disproportionné » des grenades lacrymogènes.
Alors que les inspecteurs généraux missionnés concluaient bien à un climat d’homophobie, de sexisme et d’autoritarisme dans l’établissement catholique, leur rapport a été modifié dans la dernière ligne droite, sans qu’ils en soient avisés. Nos révélations.
Comment faire dire à un rapport l’inverse de ce qu’il constate ? En changeant ses conclusions. C’est ce qui s’est passé concernant l’établissement scolaire Stanislas, institution privée catholique parisienne.
Alors que Stanislas est visé par plusieurs enquêtes de presse accablantes, l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) diligente une enquête au sein de l’établissement en 2023. L’IGÉSR est alors dirigée par Caroline Pascal, devenue depuis directrice générale de l’enseignement scolaire, soit numéro deux du ministère de l’éducation.
Ce rapport, tenu secret mais que Mediapart révèle en 2024, dresse un constat sévère sur l’ambiance qui règne à Stanislas, même si ses conclusions s’avèrent bien prudentes : « Au terme de la mission, l’équipe ne confirme pas les faits d’homophobie, de sexisme, et d’autoritarisme mis en avant par les articles de presse. » C’est également la conclusion qui figure dans la courte lettre de mission accompagnant le rapport, envoyée, comme le veut l’usage, au ministre de l’époque, Gabriel Attal.
Caroline Pascal, directrice générale de l’enseignement scolaire (à droite), lors dune table ronde au Sénat le 15 janvier 2025.
Selon des informations obtenues par Mediapart, les conclusions initiales du rapport ont été trafiquées pour édulcorer l’ensemble, dans le dos des inspecteurs généraux chargés de l’enquête et de la rédaction du document. Dans un courrier que nous avons pu consulter, l’un·e de ces inspecteurs et inspectrices explique avoir ainsi découvert un projet de lettre de mission « expurgé d’un paragraphe conclusif lourd de sens et de conséquences, dédouanant le collège Stanislas », paragraphe que les inspecteurs et inspectrices n’auraient « jamais validé car il règne bien à Stanislas un climat homophobe, sexiste et autoritaire ».
En clair, tous les éléments pointant ce climat n’apparaissent plus explicitement dans le rapport et surtout disparaissent des conclusions.
Une pratique manifestement inédite, au regard du fonctionnement de l’IGÉSR, très clair dans ses statuts sur l’indépendance des inspecteurs vis-à-vis de leur hiérarchie : « [Les inspecteurs généraux] rendent compte de leurs missions par des rapports qu’ils signent », explique le décret encadrant leur travail. Ces amendements correspondent-ils à une consigne de la haute hiérarchie de l’inspection générale et dans quel but ? Interrogée par Mediapart sur ces modifications de dernière minute, la patronne de l’IGÉSR de l’époque, Caroline Pascal, n’a pas répondu à nos questions.
Les versions définitive de cette lettre et du rapport, tous deux modifiés, ont été envoyées en août 2023 à Gabriel Attal et à sa directrice de cabinet, toujours sans que l’ensemble des inspectrices et inspecteurs généraux en soient avisé·es. « En raison des relations de confiance qui prévalent entre inspecteurs généraux composant une équipe de mission, aucun de nous […] n’a songé une seconde à vérifier la concordance entre les deux versions. Et nous n’avons pas été informés [...] de ce changement de rédaction », explique le courrier.
Stanislas blanchi
Ce sont pourtant bien ces conclusions du rapport et spécifiquement cette lettre qui seront ensuite utilisées sans relâche par le diocèse de Paris, la direction de l’enseignement catholique, Caroline Pascal et la ministre de l’éducation d’alors Amélie Oudéa-Castéra pour blanchir Stanislas. L’affaire étant entre-temps devenue explosive, après la révélation par Mediapart que la ministre de l’éducation, Amélie Oudéa-Castéra, y scolarisait ses propres enfants.
Ce paragraphe conclusif est par exemple cité abondamment par le directeur de Stanislas lui-même, sur les plateaux de télévision. Invité sur BFMTV le 21 janvier 2024, Frédéric Gautier a même dégainé en direct à l’antenne le document, censé le laver de tout soupçon. « Peut-être que c’est une forme de scoop parce qu’on n’en parle pas beaucoup. Je suis heureux d’apporter un scoop à BFMTV, lâche alors le directeur, pas peu fier de son coup. À l’issue de cette enquête, il y a un courrier du ministère de l’éducation nationale signé de Madame la cheffe d’inspection générale qui dit : “À l’issue de l’enquête, les accusations de Mediapart de sexisme, d’homophobie et d’autoritarisme ne sont pas retenues par les inspecteurs.” »
Le directeur Frédéric Gautier sur BFMTV s’appuyant sur les fausses conclusions du rapport.
Amélie Oudéa-Castéra aussi y est allée à l’époque de son refrain : « Je précise que ce rapport ne remonte aucun fait d’homophobie ni aucun cas de harcèlement », assurait la 17 janvier la ministre, précisant cependant auprès de France Info qui l’interrogeait ne pas avoir lu le rapport en entier mais « une courte synthèse ».
La cheffe de l’inspection générale Caroline Pascal (nommée à la tête de l’IGÉSR par le ministre Jean-Michel Blanquer, lui-même un ancien de « Stan ») ne s’est pas tenue éloignée des médias dans ce contexte inflammable. Quelques heures avant que le directeur Frédéric Gautier ne débute sa série d’interviews dominicales, Caroline Pascal accordait un entretien au Journal du dimanche (JDD), hebdomadaire du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, sans en avoir préalablement averti le ministère.
« Je me suis contentée de défendre le travail de l’inspection sur deux points : le rapport d’inspection n’avait pas à être rendu public en vertu du CRPA [Code des relations entre le public et l’administration – ndlr], et l’agent qui l’a fait fuiter a commis une faute déontologique », justifie-t-elle à Mediapart le 21 janvier 2024. Dans son article, Le JDD assène que la mission d’inspection aurait dédouané la gouvernance actuelle du lycée des dysfonctionnements constatés.
Puis, interrogé dans une émission de France 2 sur le sujet Stanislas, Caroline Pascal réitère, citant presque mot pour mot les conclusions de la lettre et du rapport révisées dans la dernière ligne droite : « Dans l’ensemble de ces témoignages, nous n’avons extrait aucun élément caractérisé qui permettait de dire que l’établissement avait un comportement homophobe, sexiste ou autoritaire. »
Avant de poursuivre : « Nous n’avons eu aucun témoignage d’élèves nous disant qu’ils avaient été eux-mêmes stigmatisés ou victimes d’homophobie. Nous avons eu des témoignages d’élèves qui nous disaient qu’ils connaissaient des élèves qui, dans l’établissement, étaient homosexuels et qui ne s’en plaignaient pas. »
Les inspecteurs généraux ont entendu une centaine de témoins, ils n’ont pas repéré d’homophobie systémique.
Caroline Pascal, ancienne patronne de l’IGÉSR, devant la commission d’enquête
L’ancienne cheffe de l’IGÉSR tient mordicus à sa version : si dérives individuelles il y a eu, elles sont anciennes et ne doivent en rien conduire à plus de sanctions vis-à-vis de l’établissement, ni surtout remettre en cause du contrat d’association qui le lie à l’État. Problème : les nombreux témoignages recueillis par les inspecteurs et inspectrices dénonçant l’homophobie, le sexisme ou le racisme au sein de l’établissement ont été expurgés du rapport et ne sont visibles qu’en annexes, jamais citées par l’ex-patronne de l’inspection.
Enfin, questionnée sur le décalage, déjà, entre les procès-verbaux d’auditions des élèves de Stanislas interrogés à l’occasion de l’enquête de l’IGÉSR et le résultat final, à l’occasion de la commission d’enquête parlementaire sur les violences éducatives, Caroline Pascal s’est déchargée de toute responsabilité, renvoyant à… l’indépendance sacrée des inspectrices et inspecteurs généraux (nous publions des extraits de ces PV dans les annexes de cet article).
« Les inspecteurs généraux ont entendu une centaine de témoins, ils n’ont pas repéré d’homophobie systémique, a déclaré sous serment Caroline Pascal, le 1er avril 2025. Les nombreux témoignages ne les mentionnaient pas. Je le regrette si les élèves n’ont pas osé dire aux inspecteurs généraux ce qu’ils ont dit aux journalistes. » Puis : « Les inspecteurs sont libres, leur analyse est qu’il n’y avait pas à Stanislas d’homophobie institutionnelle. »
L’actuelle patronne de l’IGÉSR, Dominique Marchand, nommée en février 2025, a elle aussi été auditionnée par la commission d’enquête parlementaire, obtenue après qu’a éclaté l’affaire Bétharram. Sollicitée par les député·es, elle a détaillé tout le parcours classique d’un rapport de l’inspection générale, à savoir d’abord une lettre de saisine du ministre concerné, puis la formation d’une équipe d’inspecteurs, le choix d’un relecteur et d’un référent de la mission, pour s’assurer d’un haut niveau de qualité, d’impartialité et de collégialité.
Dominique Marchand a, à cette occasion, également rappelé le rôle qui est le sien, celui de cheffe de l’IGÉSR, qui se « borne à transmettre » le rapport une fois finalisé. « Son rôle n’est pas d’intervenir sur le rapport lui-même, jamais. Si le chef de service n’est pas en accord, il peut le signaler [au ministre – ndlr] dans un courrier séparé. Et s’il ne souhaite pas le remettre, il doit s’en remettre à une commission pour le justifier. Cela témoigne de l’indépendance des inspecteurs généraux, qui sont missionnés et signent sous leur responsabilité. »
Alertée par l’une des inspectrices de l’époque, la commission d’enquête parlementaire annonce ce mardi programmer de nouvelles auditions. « J’ai reçu un courrier d’une inspectrice de ce rapport qui nous apporte les éléments qui nous poussent à auditionner le corps d’inspection », a déclaré la présidente de la commission Fatiha Keloua-Hachi. On a des éléments qui prouvent que le rapport a été édulcoré. » Et d’ajouter : « Nous pourrons réentendre Caroline Pascal, car nous avons des éléments qui prouvent qu’elle n’a pas tout dit. »