Tracking the debts and profits of frontier AI companies (May 2026).
Un tableau de bord pour voir les dépenses et recettes des gros de l'#IA.
Attention, ça pique !
Merci à @UnePorte@eldritch.cafe qui m'a apportée ces quelques éclaircissements :
https://eldritch.cafe/@UnePorte/116623509719423036
le site est intéressant mais en creusant les chiffres, je pense que beaucoup sont largement sous-estimés (dans le spend) et largement surestimés (dans les revenus).
Pour Anthropic par exemple ça propose un spend cumulé depuis 2021 de $33B, alors qu'Anthropic a levé quasiment $50B uniquement depuis début 2025, dont $30B en février 2026. Avec "seulement" $33B de spend, Anthropic n'aurait pas eu à lever autant, donc ça ne fait pas sens.
Pareil pour OpenAI, le site annonce $55B de spend cumulé depuis 2020, mais on sait qu'ils en ont levé $40B en avril 2025 et $122B en mars 2026, ça ne colle pas.
Niveau revenue, si on enlève NVIDIA (dont les revenus sont assez bien connus et fiable) ça ne colle pas non plus pour les hyperscalers.
Anthropic et OpenAI sont les deux plus gros consommateurs de compute (80-90% de la demande). Ils achètent ce compute à Amazon, Alphabet, Microsoft, Oracle (et xAI pour Anthropic, mais uniquement depuis quelques semaines).
Si OpenAI et Anthropic ont dépensé $33B + $55B, soit $88B a eux deux, comme le suggère le site, il est impossible que Microsoft, Amazon, Google et Oracle aient un revenu de $185B via leurs activité de Cloud IA, deux fois plus que les dépenses d'OpenAI et Anthropic.
En regardant les sources du site, je dirait que ces incohérences viennent notemment de l'utilisation des ARR (annual recurring revenue), qui est une projection du revenue de l'année à venir basée sur "revenu du dernier mois x 12". En faisant des opérations sur des revenus/dépenses futures ET des choses passées et documentées comptablement, on arrive à des résultats qui ne fonctionnent pas.
Ceci étant dit, je ne remets pas du tout en question la démarche ni la sincérité de l'auteur. Les sources du site ont l'air compilées et vérifiées à la main, je ne vois aucune trace évidente d'IA pour créer le projet, l'intention me semble évidente, les ordres de grandeurs sont intéressants et les proportions à peu près okay.
C'est juste la méthodologie ne me parait pas assez claire/adaptée pour aboutir à des chiffres réellement fiables, donc des analyses ou prévisions plus utiles que "ah oui ça coute plus cher que ce que ça rapporte".
Si l’on s’accorde sur le fait que le code est une langue ou à tout le moins un langage, quand vous n’écrivez ou ne parlez plus une langue, au bout de combien de temps cessez-vous de la comprendre et de la maîtriser ?
Une bonne question (parmi d'autres posées dans cet article)
Le « Vibe Coding », un monde dans lequel les entreprises les plus puissantes en IA n’auraient que des ingénieurs et des développeurs n’écrivant plus de ligne de code, ce monde c’est le cauchemar de Lawrence Lessig et notre cauchemar à toutes et tous.
Lors de plusieurs remises de diplômes, des dirigeants de la tech ou de l’industrie ont été hués après avoir décrit le développement de l’intelligence artificielle comme « prochaine révolution industrielle ». De nouveaux symptômes d’un rejet de ces technologies, plus marqué au sein de la génération Z.
There's still hope !
Dans cet entretien, le collectif Le Mouton Numérique développe une critique radicale de l’IA ancrée dans une approche intersectionnelle : l’intelligence artificielle cristallise et renforce des rapports de domination – de classe et de genre, notamment – qui lui préexistent. [...] Le collectif rappelle que les choix technologiques sont d’abord des choix politiques et que la bataille se joue sur le terrain des rapports sociaux plutôt que sur celui de la technique elle-même.
Aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne, l’#IA envahit déjà les cours et les classes. Mais pour quels résultats ?
L'acceptabilité de l'IA n'est pas en bonne voie tout compte fait.
Reste le travail de sape mené auprès des décideurs·euses pour l'imposer envers et contre toustes.
L’article 50 de l’#AIAct oblige les fournisseurs et exploitants de contenus (textes, images, sons, vidéos) synthétiques générés par IA à les marquer comme tels, de façon indélébile et « de manière claire et identifiable » au premier coup d’œil. La Commission européenne propose cela dit que les contenus générés par IA ayant « fait l’objet d’une vérification humaine ou d’un contrôle éditorial » soient exemptés de cette obligation de transparence.
Et voilà comment on détruit un (presque) pas trop mauvais principe.
Former Google CEO Eric Schmidt's AI-focused speech was booed at the University of Arizona's graduation ceremony days after a real estate executive's similar address was panned at another US university.
L'ex CEO de Google, Eric Schmidt, se fait huer lors d'un discours à l'Université d'Arizona
L'acceptabilité, déjà faible, de l'#IA semble s'éroder chaque jour.
Toustes ensemble, on en viendra à bout !
Renoncement face à la difficulté d'un exercice, réponses erronées en mathématiques ou sur la compréhension d'un texte : l'emploi de l'intelligence artificielle semble dégrader nos capacités intellectuelles.
Bon, en même temps, on disait ça avec l'arrivée de l'informatique, puis d'internet, puis de wikipedia puis de puis de puis de... Donc je me méfie...
Mais en même temps...
Le discours sur ce qu'on appelle "Intelligence artificielle" est le symptôme le plus parlant de ce crime. On boit et on répète les âneries du discours publicitaire, même dans des cadres où on se l'attendrait moins, et notamment parmi les universitaires et les "experts". Nous sommes complètement aveuglés, complètement abrutis, nous n'arrivons plus à voir rien d'autre que le discours commercial.
Les dirigeants d’OpenAI et Anthropic ont récemment rencontré des chefs de plusieurs ordres religieux pour réfléchir aux manières de construire leurs outils de manière éthique.
Les IA, même sans les religions, c'est de la merde.
Les religions, même sans IA, c'est de la merde.
Les religions et les IA, main dans la main...
What could go wrong ?
« Le plus inquiétant, c’est la manière dont ces erreurs se produisent. Elles sont rares, mais graves. Le modèle ne transforme pas votre document en charabia. Il y apporte de petites modifications, assurées (!), qui paraissent inoffensives au premier coup d’œil. Un détail déplacé. Une précision omise. Un sens subtilement altéré. Une phrase réorganisée pour en modifier l’ordre. Il faudrait lire attentivement l’ensemble du document, en le comparant à l’original, pour s’en apercevoir. Et personne ne le fait. »
Digne d'Orwell !
Les apps générées par IA publiées sur internet sont souvent peu sécurisées. Selon Red Access : plus de 5 000 d’entre elles ne présentent aucune authentification ni véritable sécurité.
L'#IA et le vibe-coding ne remplaceront jamais la connaissance et la culture de la sécurité.
Bref, la #cybersécurité est morte, tuée par l'#IA.
Au Kenya, la société Sama, sous-traitant de #Meta, a annoncé mi-avril 2026 le licenciement de plus d’un millier d’employés à Nairobi après la rupture de son contrat avec le groupe américain. Cette décision survient dans un contexte déjà tendu, renforcé en février par les révélations sur l’accès à des contenus intimes via les lunettes connectées de Meta. Sans lien officiel établi, ouvriers, chercheurs et ONG évoquent un récit qui tend à faire porter aux travailleurs la responsabilité de la rupture.
Les LLM donnent la destination. Ils escamotent le voyage. Et avec le voyage, ils escamotent la raison pour laquelle la plupart d'entre nous ont commencé.
Et quand plus personne n'aura envie de voyager, comment fera-t-on pour savoir si on nous a bien mené à destination ?
Gabriel Gaultier : Je pense qu’on a tort de voir l’IA juste comme un outil impressionnant. C'est surtout un écosystème mental qui questionne notre rapport à la vérité. Dans la publicité, le rapport à la réalité ou à la vérité est central, puisque nous [les publicitaires] sommes payés pour mentir, pour raconter des histoires et fabriquer des désirs.
Quand un publicitaire dit la vérité, il dit qu'il ment.
L’avènement d’une Shadok AI souveraine permettait de générer des oracles précieux pour la planète. Ainsi, quand une difficulté se présentait qui résistait au pompage, le devin plombier s’adressait à l’Ordinateur. Ce dernier rendait alors un oracle. Pour ce faire, l’Ordinateur se gavait d’herbe puis ruminait de longues heures avant de générer et de déposer l’oracle. Il fallait prendre garde de ne pas marcher dedans même si certains prétendaient que cela portait chance.
L’une des dernières versions de Chrome installe en silence un fichier de 4 Go sur les ordinateurs compatibles : les poids du modèle Gemini Nano. Aucune notification, pas de bouton pour refuser, et la suppression manuelle ne tient pas.
C'est un comportement de virus, ça, non ?
La députée européenne La France insoumise Leïla Chaibi a organisé fin avril une réunion sur l'intelligence artificielle dans le cadre professionnel. L'occasion de constater l'avancée rampante de cette nouvelle technologie dans le monde du travail.
Les IA pourraient-elles définitivement travailler à la place des humain⸱es, à qui il ne resterait plus qu’à percevoir un revenu universel ? C'est la piste creusée par deux associations américaines, qui proposent un #RevenuDeBase aux travailleurs·euses victimes des bouleversements du marché du travail.
L'idée pourrait paraître attrayante mais les propositions faites ici par ces asso américaines "apolitiques" et "apartisanes" (donc de droite, on est OK), en faisant l'impasse sur le système de financement, ne font que faire avancer l'acceptabilité l'idée de l'#IA (qui nous libèrerait des affres du travail).
Or, sans aspect politique du mode de financement, cela peut être juste le pire du #RevenuDeBase qui serait financer par une portion des bénéfices des entreprises de la tech leur allouant un pouvoir encore plus important sur la vie des gens.
Mais vous me rétorquerez "bah les entreprises paient déjà leurs salarié·es. Donc ça ne change rien". Sauf que les salariés produisent la valeur ajoutée et ont donc un pouvoir de pression (aka la grève) et c'est ce qui motive les entreprises à continuer à payer leurs employé·es. Si des fonds privés paient directement, sans contrepartie, le revenu des personnes, ces dernières seront alors complètement à la merci de ces entreprises sans aucun contre-pouvoir possible.
Une solution pour mettre en oeuvre ce #RevenuDeBase financé par les entreprises serait par exemple la nationalisation de ces entreprises. Chiche ?
Polluter and Cyber Elites Part 1: Social media wrecks mental health and the climate while promoting the far right. But are the tech bros about to crash?
Première partie d'un essai en deux volets consacré à la collusion entre l'élite des pollueurs, l'élite cyber/technologique et l'extrême droite – et à la manière dont la recherche de revenus publicitaires les relie tous