En moins de quinze ans, la Banque française d’investissement est devenue un acteur incontournable de l’écosystème tech français. Parmi ces start-up préférées : celles qui investissent le secteur de la surveillance. Quitte, parfois, à financer des projets illicites voire illégaux.
La StartupNation dystopique
De nouvelles solutions d’espionnage intrusif et à grande échelle se développent (ADINT & OSINT), se basant sur les données publicitaires banales présentes partout.
OSINT & ADINT sont dans un bateau.
Tu tombes à l'eau...
En plus de Capgemini, «CheckNews» révèle que les drones vendus par le Français Parrot facilitent le travail des agences fédérales chargées de la politique migratoire. Tout comme un logiciel de gestion de données biométriques élaboré par Thales.
Les entreprises françaises, toujours à la pointe pour aider les fascistes, on ne se refait pas !
liberation.fr/checknews/ice-pa
(en plus, les USA font le beta-test ; nous, on aura droit à une version sans bug, le rêve, hein !?)
Depuis deux semaines, la filiale américaine du géant français Capgemini est sous le feu des projecteurs, accusée d’aider les agences fédérales américaines dans leur chasse aux étrangers sur le sol américain. Les révélations de l’Observatoire des multinationales, reprises par l’Œil du 20 heures de France 2, ont montré que la société avait empoché des millions de dollars pour aider les forces de l’ordre à identifier, localiser et expulser les étrangers en situation irrégulière.
Peu de temps après la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, tués par des agents fédéraux à Minneapolis, ces contrats font polémique. Y compris en interne : les syndicats de Capgemini, CFDT et CGT en tête, ont dénoncé une contradiction avec les valeurs affichées par le groupe. Et le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a appelé à l’Assemblée nationale Capgemini «à faire la lumière de manière extrêmement transparente sur les activités qui sont les siennes, […] et sans doute à questionner la nature de ces activités».
Mais Capgemini n’est pas le seul fleuron tricolore à vendre ses services ou ses produits au Département à la sécurité intérieure (DHS), dont dépendent les agents de l’ICE et de la police aux frontières. Les drones de la société française Parrot sont aussi utilisés par ces agents, comme le mentionnent des appels d’offres que CheckNews a trouvés sur les sites gouvernementaux.
Les drones de l’entreprise Parrot
Depuis plusieurs années, ces drones sont vendus par un distributeur agréé par l’administration américaine, Darley Defense. Sur son site, celui-ci vante même les mérites du modèle «Anafi USA Mil», un drone «construit pour servir le DHS». «Grâce à la vidéo 4K HDR et à un appareil photo de 21 mégapixels, il permet à des agences telles que la police des frontières, les services de l’immigration (ICE) et les services secrets américains de visualiser des zones depuis les airs», promeut le distributeur. Les logos du DHS et de la police aux frontières apparaissent aussi sur le site de Parrot.
Combien de drones Parrot équipent la police anti-immigration, et pour quels types d’opérations ? Les agences fédérales contactées par CheckNews n’ont pas répondu. Parrot, de son côté, confirme que «le DHS est un client historique» avec qui la société a signé des contrats avant le retour de Trump à la Maison Blanche et que «différentes agences sont équipées des drones Parrot», sans être en mesure de préciser la répartition au sein de l’ICE et de la police aux frontières. Le 21 janvier 2026, cette dernière prévoyait encore d’acheter des drones de modèle «Parrot Anafi UKR» (à l’origine conçu pour être adapté au front ukrainien), pour répondre à un besoin de «capacité supplémentaire de reconnaissance, de surveillance et de suivi aériens afin d’améliorer la connaissance de la situation pour les commandants et les agents sur le terrain». Le montant prévisionnel était estimé entre 2 et 5 millions de dollars.
Thales et les empreintes digitales
L’ICE et la police aux frontières ont aussi pu compter sur les talents de Thales, géant français de la défense dont l’Etat français détient 26 %, pour la gestion des données biométriques et pour l’identification de millions de personnes vivant sur le sol américain. A la fin des années 90, et surtout après les attentats du 11 septembre 2001, Cogent (depuis racheté par Thales) a élaboré une brique logicielle du principal système de gestion des données biométriques américaines, Ident, permettant de relier «les données biométriques aux informations biographiques pour établir et vérifier les identités», expliquait un document publié par le DHS en 2024. D’après Thales, sa contribution s’est limitée à la partie «empreintes digitales» du système.
«L’ICE utilise Ident pour enregistrer les données biométriques des personnes rencontrées et/ou arrêtées […] dans le cadre d’enquêtes, d’arrestations, de mises en détention, et/ou d’expulsions des Etats-Unis», détaille un autre document du DHS. D’après 404 Media, une application de reconnaissance faciale et d’analyse d’empreintes digitales utilisée par l’ICE, Mobile Fortify, est d’ailleurs branchée sur la base de données Ident pour identifier les personnes arrêtées.
«Cette base de données, d’une puissance unique, repose toujours sur la technologie de Thales» qui est «la plus complète du monde» dans sa catégorie, se félicitait même la firme tricolore sur son site en 2021, dans un article depuis supprimé. Ajoutant qu’«il n’existe probablement aucune autre démonstration plus explicite de la capacité de l’entreprise à aider les autorités de contrôles aux frontières pour relever les défis du XXIe siècle». En 2019, le DHS a annoncé vouloir remplacer Ident par un nouveau système, Hart, mais celui-ci a accusé plusieurs années de retard et la solution logicielle de Thales est toujours utilisée.
Au-delà de ce système, Thales a vendu d’autres produits aux agences fédérales américaines en charge de la lutte contre l’immigration illégale. Des documents d’appels d’offres de 2020, consultés par CheckNews, indiquent que la police aux frontières utilise (ou a utilisé) Vormetric, un autre logiciel de chiffrement et sécurisation des données, commercialisé par Thales, et dont la société fait aussi la promotion sur son site.
C'est "marrant", l'ICE utilise exactement toutes les technos qu'on dénonce depuis des années comme invasives et dangereuses pour la vie privée: traceurs publicitaires, lunettes connectées, reconnaissance faciale, même les caméras des serrures Amazon Ring... Peut être que maintenant on va envie arrêter de nous prendre pour des "anti progrès" et de nous dire "mais j'ai rien à cacher"... comme le dit la chronique, "c’est vrai jusqu'à ce qu'un pouvoir autoritaire pénalise un comportement banal.
Si adopté, les fournisseurs de services de communication en ligne, dont @FDN et les autres membres de @ffdn pourront être contraints à scanner l'ensemble de vos messages pour trouver des contenus douteux. Vos messages seront systématiquement et automatiquement scannés à l'aide d'une « IA ». Rien ne pourra être confidentiel ou secret.
Les risques pour les libertés fondamentales sont par conséquents majeurs !
Coucou, c'est le retour de la #SurveillanceDeMasse !

La vision par ordinateur, domaine de R&D super cool où les chercheurs et les ingénieurs aident à construire des voitures autonomes et à créer des moteurs de recherche d'images ? Des scientifiques montrent que la plupart des travaux se focalisent sur des thématiques de surveillance.
Pour vous donner une idée, c’est l’équivalent de 27 caméras de surveillance traditionnelles fixées sur une seule bagnole. Et ces petits bijoux génèrent approximativement 15 Go de données compressées par heure. C’est plus que ce que produit votre téléphone en une semaine, et c’est transmis via un flux chiffré TLS 1.3 (protocole de sécurité qui protège les données en transit) directement vers les serveurs de Google. Pratique donc pour savoir rapidement qui a piqué une jante à 19h30, mais pas terrible pour votre anonymat.
Certes, Waymo utilise des algorithmes pour flouter automatiquement les visages et les plaques d’immatriculation… sauf que les données brutes sont soigneusement conservées… Au cas où un mandat judiciaire viendrait frapper à la porte.
La vague des textes sécuritaires visant à affaiblir le chiffrement et à imposer des portes dérobées dans les applications chiffrées déferle sur le parlement français aussi. Mozilla, aux côtés d’organisations de protections des libertés numériques comme La Quadrature du Net, appelle à bloquer ces dangereuses dispositions. Voici l’e-mail qu'ont reçu Mozilliennes et Mozilliens abonnés aux newsletters de Mozilla.
L’Assemblée nationale s’apprête à examiner, à partir de ce lundi, la proposition de loi sur la lutte contre le narcotrafic. Qui prévoit notamment, avec le soutien du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, d’étendre à nouveau l’usage de la surveillance algorithmique, votée il y a dix ans et alors limitée à l’antiterrorisme.
Malgré des performances décevantes, la vidéosurveillance algorithmique testée aux JO de Paris fascine collectivités territoriales et pouvoirs publics. Derrière cet engouement, un lobby s’efforce de construire l’acceptation sociale de ces logiciels sécuritaires pour qu’ils puissent être imposés dans notre quotidien.
Je découvre avec effroi que même ceux qui comprennent ce que je dis n’agissent pas. Voire agissent dans le sens contraire. Les électeurs de Trump, pour la plupart, savent très bien ce qui va arriver. Les artistes défendent Facebook et Spotify. Les politiciens les plus à gauche restent accrochés à X comme leur seule fenêtre sur le monde. Pourtant, ils sont prévenus !
C’est juste qu’ils croient qu’ils ne sont pas concernés. C’est juste que nous pensons naïvement que ça n’arrive qu’aux autres. Que nous sommes, d’une manière ou d’une autre, parmi ceux qui seront les privilégiés.
Le deuxième homme le plus riche du monde a un plan. Installer un nouveau régime de surveillance et de domination : avec des capteurs vidéo à bas coût, des milliers de drones, une masse infinie de données analysées constamment par une IA aux mains de l’État.
Granulaire, irrécusable, inévitable : « Nous enregistrons et signalons en permanence tout ce qui se passe, les citoyens devront par conséquent constamment faire preuve de diligence ».
Donald Trump lui a désormais alloué 500 milliards pour le mettre en œuvre avec Sam Altman et l’ingénierie financière de SoftBank.
Reconnaissance faciale en temps réel, interprétation des émotions, catégorisation des pensées religieuses, sexuelles et politiques… La France a activement milité pour que ces pratiques soient permises par « l’AI Act », le règlement européen sur l’intelligence artificielle, révèlent Disclose et Investigate Europe, documents confidentiels à l’appui.
Sans surprise, le gouvernement proto-fasciste français et nos meilleures industries de la surveillance et de l'armement ont tout fait pour que les briques légales européennes leur permette de mettre en place tout un arsenal d'outils de surveillance...
Le Conseil d’État a retoqué des recours déposés par des associations, qui tentaient d’obtenir l’invalidation d’un décret concernant l’usage de drones par les forces de l’ordre.
Le média 404 a obtenu un document d'une entreprise de géolocalisation, Fog Data Science, qui montre qu'elle cherche activement à cibler les visites des suspects chez leurs médecins et avocats.
L'entreprise explique sur son site que sa mission est « d'exploiter la puissance des données pour préserver la sécurité nationale et fournir aux forces de l'ordre des renseignements et des informations exploitables afin de protéger les intérêts et les citoyens de notre pays ». Elle s'y vante aussi de fournir « des solutions de données inégalées, adaptées aux besoins uniques de [ses] clients ».
Voilà ce qui peut se passer quand on a un régime proto-fasciste.
N'oubliez pas donc que quand vous utilisez Google Maps ou Waze (qui appartient à Google, hein), vous vous exposez à ce qu'un beau jour, ça vous pète à la gueule.
Il faut donc 8 ans et une enquête journalistique pour que les forces de l'ordre respectent enfin la loi.
Mais est-ce que le Parquet va porter l'affaire en justice ?
Une enquête révèle que le gouvernement américain s'appuie sur un puissant outil appelé « Locate X » pour localiser les téléphones n'importe où dans le monde. Locate X utilise l'identifiant publicitaire mobile des téléphones pour créer « un vaste réseau de localisation des appareils ». Les annonceurs peuvent alors établir « un profil évolutif d'informations » autour de cet identifiant en fonction de l'endroit où il accède aux services qui diffusent des publicités. Des courtiers en données utilisent ce réseau d'emplacements afin de créer des outils de suivi qui permettent de suivre une personne à la trace, dans les cliniques d'avortement, dans les lieux de culte, etc.
De l'importance de tout faire pour bloquer les publicités (et ne pas avoir de smartphone...)
Le préfet de police de Paris « favorable » à une prolongation du recours à la vidéosurveillance algorithmique expérimentée pendant les JO
Des « données extrêmement larges et intimes » sur les opposants au nucléaire pourront être recueillies grâce à un nouveau fichier de police. Des associations ont saisi le Conseil d’État pour faire annuler ce décret.
Le résultat des élections européennes du 09 juin est accablant : la carte de France n’a jamais été aussi brune et la décision du Président de la République de dissoudre l’Assemblée Nationale menace dangereusement d’ouvrir les portes du pouvoir à l’extrême droite dont le projet fasciste porté par le Rassemblement National (RN) bénéficiera des armes technologiques mises à sa disposition par le gouvernement actuel et les précédents depuis longtemps.