L'annonce du meurtre de Lyhanna s’accompagne d'un récit médiatique dont l'effroi est orienté vers un appel à plus de prison et de durcissement pénal. Cet article revient sur la généalogie de ce cadrage, et la difficulté à lui opposer autre chose qu’une réponse sécuritaire adoucie. C’est dans cet écueil que tombe la loi intégrale portée par la Fondation des Femmes, au risque d’accentuer encore la confusion politique avec les propositions de l’extrême droite.
« Les violences faites aux femmes, c’est un problème d’hommes » Thomas Pesquet appelle les hommes à réagir
Alors que le sport moderne est déjà un défilé permanent, la polémique suscitée par l’entrée spectaculaire de la tenniswoman révèle surtout le malaise persistant face aux femmes qui osent faire du court une scène culturelle.
Laissez les gens s'habiller comme iels le veulent, merde...
Et si ça vous plaît pas, arrêtez de regarder ce sport et pis marre...
Article complet à suivre parce que bon...
En robe haute couture à Roland-Garros : non, Naomi Osaka ne menace pas le tennis
Roland-Garros découvre donc… qu’une joueuse peut aimer la mode. Une étrange crise d’amnésie pour un tournoi qui a pourtant construit une partie de sa légende sur le style, de Suzanne Lenglen à Serena Williams. Cette fois, le débat n’est même plus sportif. C’est un niveau de «mode» qui crée la polémique. Naomi Osaka est entrée mardi 26 mai sur le court (dont elle est ressortie victorieuse en deux sets 6-3, 7-6) dans une silhouette signée du créateur suisse Kevin Germanier, entre sequins, volume couture et références presque tapis rouge. A la limite du Met Gala sur terre battue.
Et manifestement, tout le monde n’a pas apprécié. Son adversaire Laura Siegemund a trouvé la mise en scène excessive et chronophage : «De nos jours, dans tous les tournois, chaque seconde est scrutée, même la vitesse à laquelle on sort sa bouteille d’eau. Mais elle, elle peut rester là à se changer pendant encore une minute et demie», s’exaspère l’Allemande. Comme si une entrée stylisée menaçait soudain l’intégrité du revers croisé.
Pourtant, rien de nouveau sous le soleil à la morsure ardente de Roland-Garros, le sport moderne fonctionne déjà comme un défilé permanent. La mode devient un sport de combat et les sportifs se battent pour être très mode. En NBA, les tunnel fits sont devenus un rituel culturel à part entière. Avant même le match, les joueurs performent leur identité par le vêtement. Et avant les actuels ambassadeurs du luxe, Allen Iverson avait déjà essuyé les plâtres dans les années 2000 : tresses, silhouettes oversize, codes hip-hop, bijoux… A l’époque aussi, on parlait de «mauvais goût», de manque de respect pour l’institution, de dérive spectaculaire. Aujourd’hui, il est considéré comme un pionnier.
Toujours trop quelque chose
Mais quand Naomi Osaka fait la même chose dans le tennis, certains réclament immédiatement un retour à «la tradition». Ce qui est fascinant, c’est qu’on a déjà vu exactement le même scénario avec Serena Williams. Le catsuit (vêtement en une seule pièce qui moule le corps) ? Trop provocant. Le tutu ? Trop théâtral. Les femmes – particulièrement les femmes noires – restent soumises à une police implicite du «bon comportement visuel» ou de la respectabilité. Trop visibles, trop mode, trop affirmées : toujours trop quelque chose.
Et puis il y a cette idée étrange qu’une joueuse introvertie, qui a parlé publiquement de santé mentale, devrait forcément être discrète dans son apparence. Comme si l’audace esthétique annulait la vulnérabilité. Alors qu’au fond, ces looks racontent peut-être exactement l’inverse : reprendre le contrôle de son image dans un sport historiquement rigide.
Naomi Osaka ne menace pas le tennis. Elle rappelle juste qu’en 2026, dans un monde hyperconnecté – où les vidéos de moins deux minutes règnent en maître –, le court est aussi devenu une scène culturelle. Et dans une époque où la Fashion Week est régulièrement critiquée pour le retour inquiétant de standards de maigreur extrême sur les podiums, voir une athlète célébrer ses courbes, sa puissance et sa sensualité sans s’excuser a quelque chose de franchement réjouissant.
Au mois de décembre 2022, des CRS avaient masqué la devanture de la librairie Les Parleuses, qui affichait dans sa vitrine des messages féministes et un livre sur les violences sexuelles, le jour d’une visite dans la ville de Gérald Darmanin, alors ministre.
CHEH !
le podcast de @mathildesaliou et en particulier cet épisode dans lequel la militante et autrice Camille Lextray raconte les difficultés à animer un compte féministe sur Instagram.
Entre la chaise et le clavier: [Algorithmique 3/6] Questionner les systèmes
l'artiste Maddy Street fait une réponse en musique à un programmateur qui disait ne pas programmer de meufs parce qu'il y en aurait pas dans le rock.
Liste non exhaustive :
Parcours Santé
Burn The Dress
Quinquonce
Vicky Veryno
Megadisq
Championnes
Louise Papier
Bruma
Brulante
Miet
Super Moon
Kingz Mansion
Ile de Garde
Margaret Tchatcheuse
Grife
Bou
Bad Bad Girl
Djin
Vera Daisies
Menades
Gea Gea
Madam
Pussy Miel
Pythies
Imparfait
Vulves Assassines
Foune Curry
King Kong Meuf
My Dog's A Bear
Sexy Truck
Diabolo Fraiz
Blaank
Treaks
Grue
Ponderale
Johnnie Carwash
Animo
Eat Girl
Ditter
Ceylon
Acid Gras
Une approche de l'articulation entre Travail et Vie hormonale et menstruelle sous l'angle des pénibilités et risques au travail.
Cette fois, j'ai réussi à caser la réponse à 2 objections :
- mais, vous n'avez pas peur qu'on vous discrimine ?
- les femmes vont abuser !
Dans ce billet de blog, je publie un courriel que j'ai adressé à plusieurs rédactions de podcasts féministes afin de les sensibiliser aux outils informatiques qu'elles utilisent, notamment leurs réseaux sociaux.
Meta, par exemple, autorise explicitement de désigner "les femmes comme des objets du quotidien ou des propriétés ou objets en général"...
L’écriture inclusive vise une égalité des représentations entre femmes et hommes. Mais face à la diversité des options proposées, quelle stratégie adopter ? Une étude récente montre que les formulations rendant visibles à la fois le masculin et le féminin – comme « étudiants et étudiantes » – sont les plus efficaces pour réduire les stéréotypes de genre.
Afin d’acquérir ou de parfaire vos connaissances en matière de connaissances théoriques scientifiques sur le langage inclusif, nous vous recommandons de visionner la série de capsules vidéo qui suit :
- 00 Vers un langage plus inclusif : toutes les capsules
- 01 Introduction : genre et androcentrisme
- 03 Les stéréotypes
- 04 Ordre de mention
- 05 Temps et prises de parole
- 06 Le masculin et notre cerveau
- 07 Histoire du masculin et du français
- 08 L’apprentissage de la règle
- 09 Les études récentes
- 10 Les avancées récentes
- 11 Les implications pratiques
- 12 Les outils
- La démasculinisation
- La neutralisation
- La féminisation
- 13 Les avantages institutionnels
- 14 Club de lecture
Je rassemble ici un court glossaire féministe, parce que je me rends compte sur le terrain que les personnes moins informées, dont les personnes plus âgées (oui bah oui, faut l’accepter), ont du mal à comprendre de quoi nous parlons.
OK, des attentions à garder en tête...
Bonjour.
Si je t'ai envoyé ce lien, c'est parce que "gnagnagna l'écriture inclusive".
Alors, en cliquant sur le lien au dessus, tu auras une liste non exhaustive d’articles scientifiques (revues à comité de lecture [peer-reviewed]) sur le lien entre langage et pensée, la représentation du genre, le genre grammatical, le langage inclusif, et les biais de genre (androcentrisme,…).
Je t'inviterai donc à parcourir tout cela et à me relever tout ce qui te paraît légitime de relever pour apporter une critique constructive de l'écriture inclusive, avec sources et contre-argumentaire pour chacun de tes points justement relevés.
N'hésite pas à prendre tout ton temps.
A collection of innovations by women in the fields of computer science and technology.
Quelques précisions de vocabulaire : une contre-histoire, c’est une histoire qui remet en question le discours dominant, en l’occurrence ici, celui du système patriarcal dont l’un des effets est d’invisibiliser, ignorer, la moitié de la population .
Et pour identifier la place des femmes dans le numérique, je vous invite aussi à aller voir le site https://nowebwithoutwomen.com/
La police du vêtement d'Attal part en couille : « La veille, à Enghien-les-Bains (Val d’Oise), une amie de Jenny aurait été sommée de rentrer chez elle se changer. « Elle portait une tenue large qu’elle porte simplement parce qu’elle a des complexes », précise Jenny. « Ils l’ont humiliée, elle a fini en pleurs. »
Fin juin déjà, une élève de l’académie de Versailles avait été exclue de cours pour avoir porté un kimono en classe. Elle avait ensuite été placée en garde à vue. »
La «laïcité», le cache-sexe du racisme et du contrôle de la femme.