Mon sblog est de retour !
Dans une lettre ouverte, 371 chercheuses et chercheurs de 30 pays s’opposent à la généralisation de la vérification d’âge imposée aux différents services en ligne par de nombreuses législations dans le monde sans que les implications sur la sécurité, la vie privée, l’égalité et la liberté aient été prises en compte.
Un petit rappel : quand on vous dit "on veut juste vérifier que les plus jeunes ne peuvent pas aller sur le site en question", la traduction technique est "on va vérifier l'identité de tout le monde qui souhaite accéder à ce site"
👉 Utiliser #WhatsApp, c’est aussi exposer les autres.
Les données que tu donnes ne concernent pas que toi
Quand tu utilises WhatsApp, tu donnes :-le numéro de tes proches,
-leurs photos,
-leurs relations,
-leur identité numérique.Même si toi tu t’en fous de tes données, elleux ne s’en foutent peut-être pas.
Et vu le contexte politique va falloir vraiment sen préoccuper!!!
#coupdegueulefindeweek
#signal
Imitant Donald Trump qui a su se rallier les milieux d’affaires pro-crypto, Sarah Knafo entend incarner un nouveau visage de l’extrême droite : ultra-libérale et technophile, pro-Bitcoin et identitaire. Sa campagne pour les municipales à Paris est un test grandeur nature de cette stratégie en France.
L'enfer cryptofasciste débarque à Paris avec en ligne de mire la #Présidentielle 2027
Aamer Rahman : "That would be reversed racism"
Aujourd’hui, la majorité des étudiants utilisent des logiciels propriétaires sans vraiment se poser de questions. Suites bureautiques payantes, outils de montage sous abonnement, plateformes fermées… Pourtant, il existe des alternatives libres tout aussi performantes, accessibles gratuitement et légalement.
Alors pourquoi les logiciels libres sont-ils particulièrement adaptés à la vie étudiante ?
Aujourd’hui, entendre en France des responsables du centre gauche saisir l’opportunité de régler leurs comptes et de se débarrasser d’adversaires encombrants pour s’imposer dans les sondages me paraît une faiblesse politique et une facilité d’estrade. Quant à la droite qui y voit l’occasion d’un apaisement de façade pour pouvoir s’allier à l’extrême droite sans faire de cauchemars la nuit, je ne reconnais plus rien en elle de la vigilance chiraquienne. Et qu’on se comprenne : ce tir croisé sur LFI, par calcul, par repositionnement, par opportunisme, a un effet mécanique. Il détourne l’attention du danger principal et contribue à normaliser l’extrême droite en la dispensant d’être interrogée comme elle devrait l’être.
De Villepin. Sur Mediapart.
Quels temps étranges nous vivons.
Si les médias prononcent très facilement le mot “extrême gauche”, notez qu’il leur devient extrêmement difficile voire impossible de prononcer le mot “extrême droite”. On nomme tour à tour les patriotes, les identitaires, les nationalistes, même l’Action Française est désormais uniquement “royaliste”
Du PS aux Républicains, en passant par Hugo Clément et Caroline Fourest, les irresponsables sont de sortie. Et tant mieux : on sait enfin à quoi s'en tenir.
Simple, clair, net et sans bavure.
Souvent quand des personnes « libristes » ou « qui parlent de trucs style Linux, etc » parlent de dangers des GAFAM, de capitalisme numérique, et autres pour dire à quel point c'est dangereux, on voit des personnes dire « encore des trucs techniques » ou « moi j'y comprends rien aux ordinateurs et à internet » ou « oui mais tout le monde ne peut pas connaître tout ça, on a pas le temps de connaitre tout ça ».
Ce qui m'agace parfois quand je lis ça ce n'est pas la phrase, c'est ce qu'elle rate : quand on vous parle de ces sujets on n'est pas en train de vous parler de numérique, on est en train de vous parler de politique ! Et c'est toute la problèmatique ici : le fait que même dans les « milieux de gauches », le capitalisme et le fascisme ont réussi à vous faire croire qu'on vous parle de technique quand on vous parle de politique.
(commentaire de SebSauvage)
Au fur et à mesure que l'interdiction de certaines sites ou services aux mineurs progresse, progresse aussi un marché de vérification d'âge.
Si Discord s'éloigne de la société Persona, ce n'est pas le cas de Roblox ou OpenAI qui l'utilisent.
Et Persona est une société américaine liée à Peter Thiel, un proche de Trump qui a créé l'outils de surveillance ClearView.
Donc un paquet de services en ligne veulent filer des photos de nos enfants et des copies de leurs cartes d'identité à une boîte américaine. Ça va les protéger, vraiment ?
(pour une fois, pas grand chose à redire à cet article de Lordon)
Ultime Hyper Totale gauche (UHT)
"à gauche de la gauche de la gauche de l'extrême-gauche"
À chaque drame impliquant un adolescent, les jeux vidéo reviennent comme coupable. Alors j’ai épluché vingt-cinq ans de recherche scientifique pour confronter cette affirmation aux données.
TL;DW : non.
La vidéo est intéressante et pointe un problème réel (mais que nos chers politiciens ne veulent pas traiter).
(et au passage, je retiens aussi la violence d'un jeu vidéo ne rend pas agressif. Mais la compétitivité, si.)
à faire écouter à tonton machin ou madame bidule
(work in progress)
Dans un communiqué et une lettre ouverte, ce collectif international d’« anciens ministres, ambassadeurs, diplomates, parlementaires et hautes personnalités publiques de renom », parmi lesquels Yannis Varoufakis, Rony Brauman ou encore Daniel Lévy, vise directement le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. Le reproche est précis : le ministre a relayé « une version numériquement falsifiée » de propos attribués à la Rapporteuse spéciale des Nations unies, Mme Francesca Albanese.
Dans un rapport prospectif publié par le Cigref et l'INR sur la résilience numérique, des entreprises comme Orange, Michelin livrent leurs premiers retours sur l'usage du "low-tech". Loin du cliché du retour à la bougie, ces expérimentations dessinent une stratégie de robustesse face aux crises.
Le choc: les Etats-Unis enquêtent sur WhatsApp, soupçonnée d’accéder aux messages de ses milliards d’utilisateurs
Le Département du commerce américain enquête sur des accusations de tromperie de la part de l’application, qui aurait accès à l’entier des messages de plus de trois milliards de personnes. L’entreprise dément fermement.
En théorie non, mais en pratique ?
D'un côté, on te dit (sur Solutions-Numériques) :
#WhatsApp rappelle de son côté que le chiffrement de bout en bout implique que seuls l’émetteur et le destinataire peuvent lire le contenu des messages, sans possibilité de déchiffrement par un serveur intermédiaire. Si la plateforme collecte effectivement des métadonnées, l’idée d’un accès sélectif et rétroactif au contenu des conversations chiffrées est, selon un cadre du secteur cité, « une impossibilité mathématique ».
D'un autre côté, on t'explique que (sur Clubic):
Le site de la messagerie reconnaît néanmoins une exception : lorsqu'un utilisateur signale un message problématique, #WhatsApp reçoit jusqu'à cinq des derniers messages envoyés, ainsi que certaines métadonnées.
Vous m'excuserez mon ignorance crasse, mais j'aimerai vraiment comprendre comment on assurer la confidentialité des échanges sauf des 5 derniers ?
Cryptographes, à vos messages !
C’est la carte magique dégainée par les promoteurs de l’intelligence artificielle (IA), quand sont pointés les effets environnementaux de cette technologie : grâce à ses prouesses, l’IA serait un atout clé pour lutter contre le changement climatique. Six associations basées aux États-Unis, dont Les Amis de la Terre, ont publié le 17 février un rapport étrillant cette thèse. Elles dénoncent une « tactique de greenwashing » orchestrée par les entreprises de la tech, qui confine au « canular climatique ».
Parce que les phénomènes d’addiction aux médias sociaux ne sont pas apparus spontanément mais ont savamment été mis en place par les GAFAM, et qu’il faudrait sans doute que ça se sache un peu plus…
Attention à l’économie de l’attention
(commentaire de SebSauvage)
_89% des entreprises ne mesurent aucun bénéfice à avoir utilisé l'IA.
Ça veut quand même dire que ça peut être utile dans 11% des cas, ce qui n'est peut-être pas si mal. (Il y a peut-être quelquechose à tirer de ce désastre.)
Mais cela veut dire aussi que cette techno est inutile pour 89% des entreprises. Information à mettre en face des investissements absurdement colossaux faits dans le domaine par Microsoft, Google et compagnie. Ça va forcément se casser la gueule, et ça va faire mal.
L'autre question à se poser, c'est ce qui va se passer pour les 11% d'entreprises qui utilisent l'IA quand 1) ils seront dépendants de cette techno et que 2) les acteurs du marché se seront cassés la gueule.
Je n'aimerais pas être à la place de ces 11%._
On a passé vingt ans à se rouler dans les pages des réseaux sociaux. Mais le mouvement s’inverse : on recommence à coder, à se réapproprier nos pages, à reconstruire un web à taille humaine.
Plus de 13 000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu, selon une note inédite de Bercy
En 2024, des milliers de contribuables disposant d’un gros patrimoine immobilier ont coupé à l’impôt sur le revenu. Un document de Bercy confirme les déclarations de l’ancien ministre Eric Lombard. De quoi relancer le débat sur la fiscalité des grandes fortunes.
13 000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu
JE RÉPÈTE : 13 000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu
Treize milles !
Vous cherchez qui pratique le séparatisme ? Vous cherchez qui abîme l'état social français ? Vous cherchez qui détruit notre vivre ensemble ? Vous cherchez qui ne s'intègre pas dans notre modèle social ?
Voici la réponse : 13 000 millionaires.
Australia’s Social Media Ban Is Isolating Kids With Disabilities—Just Like Critics Warned | Techdirt
(commentaire de SebSauvage)
_Comme prévu, l'interdiction des réseaux sociaux isole les jeunes. Et le comble : il isole ceux qui sont déjà les plus fragiles.
Encore une fois, je le répète : Le problème ce ne sont pas les réseaux sociaux, ce sont les médias sociaux comme Facebook ou TikTok qui vous montrent des publications de comptes auxquels vous n'êtes PAS abonné·e·s.
Ces plateformes font de choix éditoriaux (ce que leur algo choisit de vous afficher). Ce sont bien des médias et non des réseaux.
(Moi je dis: Venez sur le Fediverse, hein. Y'a pas tous les algos toxiques des plateformes, y'a plein de gens biens, c'est un vrai réseau social où on ne viendra pas vous demander une copie de la carte d'identité pour fliquer votre âge.)_
Trump et Macron en ont rêvé, les Gafam l‘ont fait. Si nous ne nageons pas encore en pleine dystopie orwellienne, les grandes craintes de l’auteur de « 1984 » se concrétisent de jour en jour : flicage numérique, asservissement du langage et obsession de l’ennemi étranger sont devenus des réalités. Avec parfois l’assentiment des citoyens…
Après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, la chroniqueuse Marie Coquille-Chambel pointe la responsabilité du collectif fémonationaliste dans les violences commises par l’extrême droite et appelle à sa dissolution, dénonçant son rôle présumé dans l’organisation et la médiatisation d’affrontements politiques.
Une spirale infernale boursière frappe tout ce qui a trait à l'IA : les craintes liées aux pertes d'emplois massives et aux investissements stériles effacent près de 1 500 milliards de dollars de capitalisation
Les marchés boursiers connaissent actuellement une turbulence majeure provoquée par l'industrie de l'IA. Elle reflète deux craintes de plus en plus contradictoires : d'un côté, les investisseurs redoutent que l'IA bouleverse des pans entiers de l'économie de manière si radicale qu'ils se débarrassent des actions de toute entreprise perçue comme vulnérable face à cette technologie. De l'autre, une profonde incertitude règne quant à la capacité des géants technologiques à rentabiliser les milliards de dollars investis chaque année dans l'IA. Dans le même temps, les utilisateurs forcent les entreprises à réexaminer leur collaboration avec les agences fédérales.
En moins de quinze ans, la Banque française d’investissement est devenue un acteur incontournable de l’écosystème tech français. Parmi ces start-up préférées : celles qui investissent le secteur de la surveillance. Quitte, parfois, à financer des projets illicites voire illégaux.
La StartupNation dystopique
La mort de Quentin D. à Lyon suscite une émotion légitime et une condamnation sans ambiguïté de toute violence politique. Mais au-delà du drame, le débat révèle un trouble profond : la banalisation progressive de l’extrême droite et la mise en accusation de celles et ceux qui la combattent.
Qu'on commence pas à me sortir que l'extrême gauche tue, ça va me rendre vénère...
Les promoteurices du Logiciel Libre le disaient déjà depuis un bon bout de temps mais à présent, cela percole jusqu’à nos politiques : déléguer la quasi intégralité de nos outils numériques aux grandes entreprises étatsuniennes de la tech constitue une erreur stratégique grossière. L’expérience du juge Guillou de la Cour pénale Internationale aura constitué un électrochoc salutaire pour beaucoup de personnes.
Créé fin 2023, l’Observatoire des violences politiques prétend mettre en lumière les violences d’une « extrême gauche » fourre-tout. Partagé par des membres du Rassemblement national, il dissimule ses proximités avec l’extrême droite violente.
Attention si vous voyez passer des mentions de cet observatoire pour minimiser les violences de l'extrême-droite !
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d’une conférence à l’IEP de Lyon, le groupe de « féministes » identitaires racistes Némésis accompagné de son service d’ordre ont tenté de s’introduire dans la conférence et de la perturber. A l’issue d’un affrontement avec des militants antifascistes, un des nationalistes finit à l’hôpital. Retour sur une mort prévisible, l’emballement médiatique qui s’ensuit et la nécessité de tenir une ligne antifasciste face à la vague brune qui s’annonce.
Puisque nous parlons beaucoup d'antifascisme à cause de l'actualité, il est bon de rappeler que ce n'est pas que des bastons avec les FAF.
C'est l'occasion de lire le livre 10 questions sur l'antifachisme aux éditions Libertalia.
On peut l'acheter en version papier
Ou le télécharger gratuitement.
Il est écrit par le collectif La Horde
Notre cerveau est toujours en quête de sens. Ses biais cognitifs sont instrumentalisés pour légitimer stars et figures d’autorités, et masquer les inégalités politiques et économiques à l’origine de leur réussite, explique la neuroscientifique Samah Karaki.
En modifiant vos serveurs DNS, vous pouvez contourner les blocages de certains sites web imposés par votre fournisseur d'accès Internet (FAI). En évitant d'utiliser les DNS par défaut fournis par votre FAI, vous pouvez accéder librement à Internet et profiter d'une plus grande liberté en ligne.
"Avec l'IA, la seule limite, c'est votre imagination" est l’un des poncifs que l’on entend à propos de l’IA générative. Sauf que non, l'IA n'existe pas dans le vide, elle existe sur une planète, laquelle n'est pas sans limites ! S’il est vrai que l'IA étonne par des capacités qui augmentent sans cesse, et nombreux sont ceux qui s'y essayent, soit parce que ça les amuse, soit en espérant neutraliser la menace que l'IA fait peser sur leur métier ou sur leur travail. Mais ce comportement collectif vis-à-vis de l'IA, son déploiement auprès de milliards d'internautes, avec l'empreinte environnementale qu’elle implique, est-elle compatible avec les limites planétaires ? Quelles sont les options possibles pour réduire cette empreinte ? Telles sont les questions abordées lors de cette présentation mêlant technologie et prospective.
« Personne n’investit des centaines de milliards dans les entreprises d’IA en pensant que l’IA rendra la radiologie plus coûteuse, même si elle la rend plus précise. Le marché qui parie sur l’IA parie sur le fait qu’un commercial ira voir le PDG de Kaiser (l’un des plus grands consortium de soins américain) et lui présentera l’argument suivant : « Vous licenciez neuf de vos dix radiologues et économisez 20 millions de dollars par an. Vous nous versez 10 millions de dollars par an, vous empochez 10 millions de dollars par an, et le travail des radiologues restants consistera à superviser les diagnostics établis par l’IA à une vitesse surhumaine – et à rester vigilants, malgré le fait que l’IA a généralement raison, sauf en cas d’erreur catastrophique ». « Et si l’IA rate une tumeur, ce sera la faute du radiologue, car c’est lui qui est l’élément humain dans le processus. C’est sa signature qui valide le diagnostic. »
C’est ce que Dan Davies, dans son livre The Unaccountability Machine : Why Big Systems Make Terrible Decisions (Profile Books, 2025), appelle un « piège à responsabilisation ».
« Le rôle du radiologue n’est pas de superviser le travail de l’IA, mais d’endosser la responsabilité de ses erreurs. C’est un autre élément clé pour comprendre – et donc faire éclater – la bulle de l’IA. L’IA ne peut pas faire votre travail, mais un vendeur d’IA peut convaincre votre supérieur de vous licencier et de vous remplacer par une IA incapable de faire le même travail. »
La rapporteuse des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, se trouve une fois encore exposée à une campagne politique qui la prend pour cible. Francesca Albanese apparaît aux puissants comme un cauchemar : une femme affranchie de la peur, qui défend les droits des faibles face à l’autorité des protégés.
Soutien inconditionnel à Francesca Albanese
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, l’appel à un service client relève du sacerdoce. « On entend beaucoup de consommateurs se plaindre d’une détérioration de la relation, surtout dans la téléphonie, observe Patrice Bédouret, président de l’Association de défense, d’éducation et d’information du consommateur (Adeic). C’est poussé à l’extrême avec les robots vocaux qui peuvent s’adresser à vous directement. »
L'IA, c'est aussi ça : rendre inaccessible le service après-vente, les réclamations. C'est un moyen de vous enlever toute possibilité de s'opposer à la toute puissance des entreprises.
Ne comptez même plus sur un espoir d'empathie face à votre correspondant : cellui-ci n'est plus un humain.
Face au déploiement de l'IA générative et notamment à son adoption de plus en plus massive dans les milieux universitaires, 1300 chercheuses et chercheurs ont publié un manifeste appelant au boycot de l'IA intitulé « Face à l’IAg, l’objection de conscience » 1 . Synth publie la réponse aux critiques qui ont été formulées à l'encontre du manifeste de Guillaume Carbou, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bordeaux et co-rédacteur et signataire du manifeste.
Vous êtes sous #Android ? Vous êtes en Europe ?
Alors avez-vous pensé à supprimer votre identifiant publicitaire Google ?
Cet identifiant est partagé par tous les databrokers pour vous suivre à la trace dans toutes les applications (https://youtube.com/watch?v=UZjPHnN482M).
Ce n'est pas parfait mais en le supprimant, vous leurs compliquez la tâche.
Paramètres Android > Google > Tous les services > Annonces > Supprimer l'identifiant publicitaire.
Il y a un an j'écrivais ça.
Depuis j'ai eu de multiples occasions d'argumenter contre des gens qui trouvent toujours un usage à ces objets.
LesGenses, quand on critique l'IA : (mains sur les oreilles) "LALALALALALALALALALALA"
4e version mise à jour en février 2026.
Cette brochure a pour but de recenser des problématiques liées à la surveillance policière des téléphones, et de donner des petites astuces pour réduire les risques liés à cela.
Est-ce que l'IA est dangereuse. À maints égards, oui. Mais certain·es disent que peut-être que non...
Ce qui est sûr par contre, c'est que
Si ChatGPT devient le nouveau Google, cela implique que l’IA est en train de tuer le Web.
Les cas de restriction de libertés des associations portant des interpellations citoyennes par les autorités publiques locales et nationales sont nombreux et trop peu reconnus comme un problème. Cela a incité plusieurs associations concernées à constituer à partir de mars 2019 un Observatoire des libertés associatives. Cet outil doit donner une visibilité large à un phénomène souvent occulté, presque ignoré par les médias, banalisé par le politique et parfois intériorisé par les associations elles-mêmes.
Le rapport « Une citoyenneté réprimée » présente 100 cas de restrictions associatives et 12 pistes pour protéger les libertés.
Pour animer un peu les install party Linux
Il existe maintenant une vidéo reprenant les images de mon article vous expliquant pourquoi quitter WhatsApp pour migrer sur Signal !
Nous les croisons partout, sans vraiment y prêter attention : dans les salles d’attente, les couloirs d’hôpitaux, les stations de métro ou les écoles. Les affiches de santé publique semblent n’être que de simples rappels destinés à nous aider à « bien nous comporter ». Mais, sous leurs couleurs pastel et leurs slogans bienveillants, elles transmettent une vision très précise, et rarement neutre, de ce que doivent être la santé, le citoyen et la responsabilité.
Elles individualisent des problèmes collectifs, construisent un référentiel universel trompeur et occultent les inégalités sociales, matérielles ou linguistiques qui rendent certains comportements difficiles, voire impossibles.
Sous couvert d’aide ou de prévention, elles déplacent subtilement les responsabilités collectives vers les individus. Décryptage.
Moben, détenu de longue peine au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, s’est vu convoqué pour avoir écrit un livre de cuisine en détention. Il a été transféré dans le nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée.
Et tiens, au passage, on commence déjà à utiliser les fameuses prisons hautement sécurisées spéciales narcotrafiquants commencent déjà à être utilisées pour des... auteurs de livres de recette de cuisine.
Les autorités pénitentiaires se sentent à ce point mises en danger par un livre de recettes ? Pauvres petites créatures...
- Vous ouvrez votre boîte Gmail avec votre café du matin, prêt à affronter la jungle de vos courriels, et soudain, vous tombez nez à nez avec un outil que vous n'avez jamais demandé. Gemini, l'intelligence artificielle de Google, est là, installée confortablement, résumant vos échanges privés sans que vous ayez trouvé le moindre bouton pour désactiver cette intrusion. Si cela vous donne une impression de déjà-vu, c'est normal. Cette manœuvre rappelle étrangement le déploiement forcé des "AI Overviews" dans les résultats de recherche, ou l'arrivée imposée de Meta AI dans nos applications quotidiennes comme WhatsApp et Instagram. La tendance est lourde et le message de la Silicon Valley est clair, l'IA est là, que vous le vouliez ou non.
(insérer mème Toy Story)
IA.
IA Partout.
Une fuite de données passée sous les radars pendant dix‑huit mois frappe l’un des principaux tiers de confiance du numérique en France. En exploitant une faille, un pirate est parvenu à consulter les données personnelles détenues par la société Sumsub.
AH BAH ON EST BIEN LÀ !
On est un peu sur du leader de vérification d'identité sur internet, pas de la fuite d'une startup née la veille...
Cartographie collaborative, revue de presse, ressources documentaires contre la surveillance en général et la vidéo-surveillance en particulier.
Focus sur Toulouse
Dès ce mois de février 2026, Toulouse va tester un logiciel d'intelligence artificielle pour assister les opérateurs vidéos de la Ville lors des réquisitions judiciaires.
Fatigue...
Ça commence par "ça va nous servir à (on sait pas trop quoi)" et ça va finir par faire exactement ce qui est interdit, c'est à dire détecter "les comportements déviants"...
Hier soir, au local « Flaschaputzer » tenu par radio P-Nod, la juriste Sophie Lemaître est venue mettre des mots précis sur ce que vivent de plus en plus d’associations, de médias et de lanceurs d’alerte : un véritable « gouvernement par la peur », où le droit devient instrument de chantage et d’intimidation plutôt que protection des libertés publiques.
La judiciarisation des actes militants : une stratégie de la peur au service des dominants... Ou comment les procédures baillons nous étoufferons petit à petit ...
« J’ai produit davantage de code au dernier trimestre que pendant n’importe quel trimestre de ma carrière. Je me suis aussi senti plus épuisé que pendant n’importe quel autre trimestre de ma carrière. Ces deux faits ne sont pas indépendants. »
Incroyable. Un outil qui améliore la productivité augmente aussi la fatigue, le stress etc.
Non, l'IA n'est pas votre amie.
Il y a des dates qui marquent une rupture. Pour beaucoup, le 27 octobre 2022 n'était qu'un jeudi comme les autres. Pour moi et pour des millions d'internautes, ce fut le jour où le village global de Twitter a changé de visage. Le rachat par Elon Musk a agi comme un électrochoc. Nous avons réalisé que nous vivions dans une maison dont nous n'étions que les locataires précaires.
C'est à ce moment-là que j'ai pris mon sac à dos numérique et que je suis parti en exploration. Je cherchais un refuge, une alternative. J'ai atterri sur Mastodon. Au début, j'étais perdu. On me parlait d'instances, de fédération, de “pouets”. Mais très vite, le brouillard s'est levé. J’ai découvert une culture, une bienveillance et une liberté que je croyais disparues du Web. Je suis tombé amoureux de ce qu'on appelle le Fédivers. Et comme on a envie de crier son amour sur tous les toits, j'ai décidé d'en écrire l'histoire.
Ce que vous allez trouver dans ce livre
“L'Archipel Numérique” n'est pas un manuel technique austère. Si vous ne savez pas coder, ce livre est fait pour vous. C'est un récit. C'est l'histoire d'une résistance. J'ai voulu raconter comment, depuis une chambre d'étudiant en Allemagne, Eugen Rochko a lancé un défi aux géants de la Silicon Valley. J'ai voulu décrypter ces grandes migrations numériques où des millions de personnes ont fui l'oiseau bleu pour trouver asile chez le mammouth.
Signal est une application gratuite et open source pour Android, iOS et ordinateur de bureau. Elle utilise le chiffrement de bout en bout pour sécuriser les communications. Signal a certifié devant les tribunaux qu'elle ne conserve que deux types de données utilisateur accessibles aux forces de l'ordre : l'horodatage de la création de chaque compte et la date de sa dernière connexion au service Signal.
Des recherches montrent que l'IA aide les gens à accomplir certaines tâches plus rapidement. D'autres recherches montrent qu'ils délèguent leur réflexion à l'IA. On ne sait pas encore si ce transfert cognitif peut empêcher les personnes de développer leurs compétences au travail ou, dans le cas du codage, de comprendre les systèmes qu'elles construisent. Une nouvelle étude d'Anthropic, un essai contrôlé randomisé mené auprès de développeurs de logiciels, examine cet inconvénient potentiel de l'utilisation de l'IA au travail. Ils ont constaté que l'utilisation de l'assistance IA entraînait une baisse statistiquement significative de la maîtrise.
carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s'organisent en France autour de ces infrastructures.
Pour lutter contre Hachette et Bolloré, vous pouvez aussi aller voir sur les sites suivants :
- https://annas-archive.li/
- https://downmagaz.net/
- https://ebook-hunter.org/
- https://forcoder.net/
- https://freemagazines.top/
- https://liber3.eth.limo/
- https://libgen.is/
- https://oceanofpdf.com/
- https://pdfroom.com/
- https://pdfstop.com/
- https://pdfdrive.to/
- https://pdfmagazines.club/
- https://sci-hub.se/
- https://singlelogin.re/
- ... ou l'un des autres sites https://rentry.co/megathread-books
♪Internetarchive
Ce matin, le ministre de l’Intérieur, ex Préfet de Police de Paris, Laurent Nuñez, a annoncé avoir demandé au Préfet du Haut Rhin de « saisir la justice pour déterminer les responsabilités des protagonistes », dans une affaire de très haute importance qui mérite de mobiliser un ministre, un préfet, des enquêteurs, un procureur, et potentiellement un tribunal judiciaire en guise d’apothéose.
Cette affaire quasi terroriste est en réalité non pas de très haute importance, mais de très haute stupidité : des jeunes étudiants de la Haute Ecole des Arts du Rhin ont créé un évènement (dont on ignore totalement le contexte), au cours duquel ils ont détruit une voiture de police en carton à coups de bâton, sous les rires et les encouragements des étudiants spectateurs.
Moi, ça me donne envie de faire une piñañez...
De nouvelles solutions d’espionnage intrusif et à grande échelle se développent (ADINT & OSINT), se basant sur les données publicitaires banales présentes partout.
OSINT & ADINT sont dans un bateau.
Tu tombes à l'eau...
Des documents suggèrent que, contrairement à ce que suggère la direction du groupe, Capgemini Government Solution fournissait déjà des services de « skip tracing » à la police anti-migrants de Trump avant la signature de son nouveau contrat controversé en décembre.
Grand Prix #MAFFA 2026
Capgemini, leader dans l'organisation de rafles
Issue du savoir-faire français dans la conduite et l'accompagnement de rafles, Capgemini remet au goût du jour cette spécialité française.
Tout jeune, je dévorais les aventures écrites par Philippe Ebly, dont "Le robot qui vivait sa vie" que vous pouvez voir représenté ici à gauche.
Et bien entendu, viendra plus tard toutes les nouvelles et romans d'Asimov et notamment son cycle des Robots. Cette oeuvre de science-fiction m'apparaît aujourd'hui comme toujours plus utile pour comprendre les risques qu'entraînent l'arrivée des IA. Je vous passerai le détail de ma réflexion, car ce n'est pas le sujet de ce dont on va parler ici.Non, ici, on va vous parler, non pas des robots intelligents d'Asimov, mais des robots aussi cons que les esprits tordus qui dirigent les entreprises qui vont les construire... On va donc parler Robot, IA, DumpingSocial, Esclavagisme, TechnoFascisme & Technoféodalisme... Tout un programme !
J'aimais les robots quand j'étais jeune.
Aujourd'hui, je vois ce qu'on nous prépare avec cet imaginaire.
Désolé, Isaac, ils vont faire de la merde...
En plus de Capgemini, «CheckNews» révèle que les drones vendus par le Français Parrot facilitent le travail des agences fédérales chargées de la politique migratoire. Tout comme un logiciel de gestion de données biométriques élaboré par Thales.
Les entreprises françaises, toujours à la pointe pour aider les fascistes, on ne se refait pas !
liberation.fr/checknews/ice-pa
(en plus, les USA font le beta-test ; nous, on aura droit à une version sans bug, le rêve, hein !?)
Depuis deux semaines, la filiale américaine du géant français Capgemini est sous le feu des projecteurs, accusée d’aider les agences fédérales américaines dans leur chasse aux étrangers sur le sol américain. Les révélations de l’Observatoire des multinationales, reprises par l’Œil du 20 heures de France 2, ont montré que la société avait empoché des millions de dollars pour aider les forces de l’ordre à identifier, localiser et expulser les étrangers en situation irrégulière.
Peu de temps après la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, tués par des agents fédéraux à Minneapolis, ces contrats font polémique. Y compris en interne : les syndicats de Capgemini, CFDT et CGT en tête, ont dénoncé une contradiction avec les valeurs affichées par le groupe. Et le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a appelé à l’Assemblée nationale Capgemini «à faire la lumière de manière extrêmement transparente sur les activités qui sont les siennes, […] et sans doute à questionner la nature de ces activités».
Mais Capgemini n’est pas le seul fleuron tricolore à vendre ses services ou ses produits au Département à la sécurité intérieure (DHS), dont dépendent les agents de l’ICE et de la police aux frontières. Les drones de la société française Parrot sont aussi utilisés par ces agents, comme le mentionnent des appels d’offres que CheckNews a trouvés sur les sites gouvernementaux.
Les drones de l’entreprise Parrot
Depuis plusieurs années, ces drones sont vendus par un distributeur agréé par l’administration américaine, Darley Defense. Sur son site, celui-ci vante même les mérites du modèle «Anafi USA Mil», un drone «construit pour servir le DHS». «Grâce à la vidéo 4K HDR et à un appareil photo de 21 mégapixels, il permet à des agences telles que la police des frontières, les services de l’immigration (ICE) et les services secrets américains de visualiser des zones depuis les airs», promeut le distributeur. Les logos du DHS et de la police aux frontières apparaissent aussi sur le site de Parrot.
Combien de drones Parrot équipent la police anti-immigration, et pour quels types d’opérations ? Les agences fédérales contactées par CheckNews n’ont pas répondu. Parrot, de son côté, confirme que «le DHS est un client historique» avec qui la société a signé des contrats avant le retour de Trump à la Maison Blanche et que «différentes agences sont équipées des drones Parrot», sans être en mesure de préciser la répartition au sein de l’ICE et de la police aux frontières. Le 21 janvier 2026, cette dernière prévoyait encore d’acheter des drones de modèle «Parrot Anafi UKR» (à l’origine conçu pour être adapté au front ukrainien), pour répondre à un besoin de «capacité supplémentaire de reconnaissance, de surveillance et de suivi aériens afin d’améliorer la connaissance de la situation pour les commandants et les agents sur le terrain». Le montant prévisionnel était estimé entre 2 et 5 millions de dollars.
Thales et les empreintes digitales
L’ICE et la police aux frontières ont aussi pu compter sur les talents de Thales, géant français de la défense dont l’Etat français détient 26 %, pour la gestion des données biométriques et pour l’identification de millions de personnes vivant sur le sol américain. A la fin des années 90, et surtout après les attentats du 11 septembre 2001, Cogent (depuis racheté par Thales) a élaboré une brique logicielle du principal système de gestion des données biométriques américaines, Ident, permettant de relier «les données biométriques aux informations biographiques pour établir et vérifier les identités», expliquait un document publié par le DHS en 2024. D’après Thales, sa contribution s’est limitée à la partie «empreintes digitales» du système.
«L’ICE utilise Ident pour enregistrer les données biométriques des personnes rencontrées et/ou arrêtées […] dans le cadre d’enquêtes, d’arrestations, de mises en détention, et/ou d’expulsions des Etats-Unis», détaille un autre document du DHS. D’après 404 Media, une application de reconnaissance faciale et d’analyse d’empreintes digitales utilisée par l’ICE, Mobile Fortify, est d’ailleurs branchée sur la base de données Ident pour identifier les personnes arrêtées.
«Cette base de données, d’une puissance unique, repose toujours sur la technologie de Thales» qui est «la plus complète du monde» dans sa catégorie, se félicitait même la firme tricolore sur son site en 2021, dans un article depuis supprimé. Ajoutant qu’«il n’existe probablement aucune autre démonstration plus explicite de la capacité de l’entreprise à aider les autorités de contrôles aux frontières pour relever les défis du XXIe siècle». En 2019, le DHS a annoncé vouloir remplacer Ident par un nouveau système, Hart, mais celui-ci a accusé plusieurs années de retard et la solution logicielle de Thales est toujours utilisée.
Au-delà de ce système, Thales a vendu d’autres produits aux agences fédérales américaines en charge de la lutte contre l’immigration illégale. Des documents d’appels d’offres de 2020, consultés par CheckNews, indiquent que la police aux frontières utilise (ou a utilisé) Vormetric, un autre logiciel de chiffrement et sécurisation des données, commercialisé par Thales, et dont la société fait aussi la promotion sur son site.
Depuis plusieurs jours, les utilisateurs des plateformes de Mark Zuckerberg, y compris en France, ne peuvent plus partager l’adresse du site ICE List. Celui-ci répertorie des données sur les membres du département de la Sécurité intérieure.
Un nouveau tour de vis des géants du numérique en faveur de l’administration Trump. Tandis que TikTok semble, depuis son passage sous pavillon américain, limiter la publication aux Etats-Unis de certains contenus critiques des méthodes du Président, Meta se lance à son tour dans la chasse aux contenus anti-ICE, la police de l’immigration dont les agents ont abattu Renee Good puis Alex Pretti à Minneapolis.
Voilà pourquoi il faut utiliser des services libres, indépendants et décentralisés pour faire sa communication… On ne le dira jamais assez et on ne sera toujours pas écouté, as usual…
Fin 2014, Alstom plaide coupable aux États-Unis pour un vaste système de corruption internationale, acceptant de payer 772 millions de dollars d’amende. Dans le même temps, sa branche Énergie – 70 % du chiffre d’affaires et près de 65 000 emplois, dont 9 000 en France – est cédée à l’américain General Electric, symbole d’un pillage industriel sans précédent. Depuis, enquêtes, commissions, plaintes d’ONG et saisines du Parquet national financier tissent un dossier où se mêlent intérêts privés, pressions étrangères, primes scandaleuses et zones d’ombre au cœur même de l’État. Au centre de cette tempête : Emmanuel Macron. Alors secrétaire général adjoint à l’Élysée, puis ministre de l’Économie, il apparaît comme l’acteur clé de cette cession. Une information judiciaire est ouverte depuis fin 2022 sur un autre pan de l’affaire en lien avec le rôle tenu par le chef de l’État.
Macron, un vrai héro de la souveraineté nationale, for sure !
C'est "marrant", l'ICE utilise exactement toutes les technos qu'on dénonce depuis des années comme invasives et dangereuses pour la vie privée: traceurs publicitaires, lunettes connectées, reconnaissance faciale, même les caméras des serrures Amazon Ring... Peut être que maintenant on va envie arrêter de nous prendre pour des "anti progrès" et de nous dire "mais j'ai rien à cacher"... comme le dit la chronique, "c’est vrai jusqu'à ce qu'un pouvoir autoritaire pénalise un comportement banal.
J’ai testé un chatbot présenté comme un assistant psychologique pour les salariées et les salariés, réellement utilisé ici ou là comme une démarche de prévention des RPS
Encore une mauvaise idée driven-by-AI
"Aucune infrastructure n'a commencé. Il n'y a pas de bulldozers pour l'instant", pointe le collectif. Il estime qu'"on n'a pas l'argent'" pour financer ces jeux.
Mais selon ATOSCA, on en est aux peintures intérieures, c'est trop tard pour arrêter.
Les hordes de camions sauvages en liberté dans Paris font une nouvelle victime !
Message envoyé à la médiateurice de RadioFrance :
Bonjour,
Le titre de l'article https://www.franceinfo.fr/faits-divers/une-cycliste-meurt-percutee-par-un-camion-dans-le-12e-arrondissement-de-paris_7767638.html pourrait laisser entendre que des hordes de camions sauvages dans Paris se jettent sur les cyclistes.
Je vous rappelle que les camions n'ont pas de volonté propre, mais sont dirigés par une personne à son volant.
Diriez-vous qu'un couteau a blessé ou tué une personne en cas d'attaque armée ?
Il me paraît important d'être extrêmement attentif à l'exactitude et au sens premier des titres qui sont lus par une grande majorité de vos lecteurices, contrairement au contenu de l'article qui ne l'est que pour les plus motivé·es.
Quelles sont les recommandations actuelles ?
Quelles sont les actions menées pro-activement pour éviter ce genre de biais de communication ?
Quelles actions allez-vous engager pour réduire ce genre d'écart ?
Comment le groupe français Capgemini aide la police fédérale américaine ICE à localiser les migrants
Capgemini, entreprise de services du numérique française, a décroché des contrats pour l'ICE, la très controversée police anti-immigration américaine. Elle l'aide notamment à identifier et localiser des étrangers, avec un important chèque à la clé.
On voulait de la tech souveraine, regardez qui va faire le bonheur des fascisants français sous peu ...
Je vous donne trois exemples qu'on lit et qu'on entend souvent :
- « les entreprises qui ont des femmes aux postes à responsabilité sont plus performantes » ;
- « l'immigration est un atout pour l'économie française » ;
- « la démocratie est le système le plus efficace pour le développement économique ».
En soi, je suis en accord les choix de sociétés sous-jacents : égalité femme-homme, droits des personnes immigrées, défense de la démocratie. Ce qui me gêne, c'est quand les justifications particulières de ces choix sont reprises à gauche (quand c'est à droite, j'm'en tamponne, c'est pas mon problème).
Pourquoi il ne faut pas interdire les les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (mais réfléchir à interdire CNews aux adultes avec le droit de vote)
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Chronique — Contre X
Avec l'imbrication de sa plateforme X et du logiciel de génération d'images Grok, Elon Musk règne désormais sur la plus grande usine à pornographie non-consensuelle, pédopornographie et dégradation de la planète. À l'heure où la Big Tech et le gouvernement des États-Unis ne forment fonctionnellement plus qu'une seule entité, l'inaction des gouvernements européens est une capitulation morale et politique historique.
S'il y a bien un avantage à tirer de la banalisation de l'ignoble dans l'actualité internationale, c'est la clarté glaciale avec laquelle elle éclaire le monde médiatique et politique. Après plus d'une décennie à prétendre œuvrer pour le bien commun tout en consolidant sans relâche sa domination sur des États-nations simultanément lâches et complices, le cartel de la tech états-unienne, assuré de son imperméabilité vis-à-vis de toute tentative de régulation, s'est enfin permis de tomber le masque. En 2026, tout le monde ou presque l'a compris : les entreprises de la tech, leurs PDG broligarques et leur agenda d'accumulation suprémaciste brutalisent le vivant sous toutes ses formes. Dernière manifestation en date : X contre la dignité humaine.
La situation est simple, et peut donc être racontée très simplement. Le cinquième site web le plus visité du monde, X, qui compte 550 millions d'utilisateurs mensuels actifs (dont deux-tiers d'hommes) et dont le siège social français est situé au 10 rue de la Paix à Paris, commercialise un logiciel qui génère, sur instruction écrite, des images pédopornographiques. Ce n'est pas un bug, un hack, ou une utilisation frauduleuse du système : c'est son fonctionnement normal. C'est l'une des fonctionnalités proposées par Grok, le logiciel développé par X, intégré à la plateforme et disponible pour tout un chacun. Autre fonctionnalité du logiciel mise en avant par l'entreprise : la possibilité de générer automatiquement, sur commande et gratuitement, des images dénudées et suggestives d'hommes, de femmes et d'enfants (mais surtout, surtout ces deux dernières catégories de personnes), qu'on appelle deepfakes. Aucune connaissance technique préalable n'est nécessaire : il suffit de demander au logiciel de transformer la photo d'une personne habillée en "un bikini transparent", d' "échanger ses vêtements contre un bikini échancré", ou encore d' "augmenter la taille de sa poitrine de 50%". Le vieux fantasme misogyne des lunettes qui déshabillent, réalisé par Elon Musk - sauf que le système ne fonctionne que sur des femmes et des enfants, et que les images sont disponibles publiquement sur un réseau social, prêtes à être consultées, manipulées ou téléchargées. Contrairement à d'autres systèmes similaires, Grok n'applique aucun watermark, aucun symbole pour signifier au public que l'image est synthétique. Ce n'est pas un bug, c'est une fonctionnalité.
Le phénomène n'est pas tout à fait nouveau : Grok propose l'édition d'images depuis mars 2025 et un "mode Spicy", réservé "aux créateurs qui souhaitent explorer des univers plus visuellement osés et edgy", depuis fin octobre 2025. Dès le mois de mai, des utilisateurs de la plateforme X utilisaient le logiciel pour générer ce genre d'images, comme le rapportait le site spécialisé 404 Media. Ce qui a changé, courant décembre, c'est que la pratique s'est massifiée. Entre le 5 et le 6 janvier, selon Bloomberg, le logiciel a généré 6700 images de nudité non-consensuelle toutes les heures. (Parallèlement, les cinq plus gros sites fournissant un service de deepfake similaire en généraient 79 par heure.) Selon le rapport de l'ONG française AI Forensics, sur 20 000 images générées par le logiciel, 53% présentent des personnes dénudées, dont 81% de femmes, 2% de mineurs et 6% de personnalités publiques. (Parmi ces dernières, Ashley St Clair, mère de l'un des 14 enfants d'Elon Musk ; Nell Fisher, actrice de la série Stranger Things, âgée de 14 ans ; Ebba Busch, vice-première ministre suédoise, ainsi que deux ministres britanniques.)
Pire encore, AI Forensics a découvert que Grok pouvait également générer du contenu à caractère de propagande nazie et pro-État islamique. Le 7 janvier, Wired révélait, à nouveau en partenariat avec AI Forensics, que le site et l'application Grok, distincts de la plateforme X mais appartenant à xAI, permettent d'aller encore plus loin et de générer des vidéos mélangeant pornographie et imagerie gore et violente, hentai (manga à caractère pornographique) et deepfakes de célébrités. 10% des 800 photos et vidéos observées par l'ONG concernent du matériel pédopornographique. Les premiers jours de janvier, rapporte le Guardian, les demandes empirent. Bikinis couverts de svastikas. Corps de femmes recouverts d'un liquide blanchâtre, couverts de bleus, ensanglantés, corps attachés. Corps de femmes racisées sexualisées dans des situations de déportation. Photo de Renee Nicole Good, assassinée de sang-froid par l'ICE, modifiée par Grok pour y ajouter des impacts de balle. Convergence des humiliations.
Ces images sexualisées, générées sans consentement des personnes visées, contreviennent aux conditions générales d'utilisation de l'entreprise. Elles sont en outre illégales au regard de la loi française SREN (Sécuriser et Réguler l'Espace Numérique), adoptée le 21 mai 2024, qui prévoit notamment, après saisine de l'Arcom, le blocage des sites pornographiques qui ne contrôlent pas l'âge de leurs utilisateurs, leur déréférencement des moteurs de recherche sous 48 heures et, en vertu de l'article 226-8-1, deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende pour quiconque crée et diffuse ces "hypertrucages" pornographiques. Lorsqu'il s'agit de pédopornographie, l'article 227-23 prévoit a minima 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Pour reprendre l'acronyme inventé par le théoricien des médias Stafford Beer, "the purpose of a system is what it does" (POSIWID) – la fonction d'un système s'identifie via ses effets concrets. Dont acte: au 10 rue de la Paix, à Paris, se trouve le siège français de X, la plus grosse usine à pornographie et pédopornographie générée par IA de la planète.
au bal des impotents
La réponse de l'entreprise a eu lieu en trois temps. Début janvier, alors qu'elle répondait automatiquement "les médias mainstream mentent" à toute demande de réaction venant des journalistes, Elon Musk répondait à des photos de célébrités en bikini (y compris de lui-même), sur X, par un émoji "mort de rire". Le 3 janvier, l'entreprise publiait un communiqué pour, en substance, blâmer les utilisateurs plutôt que le système. Le 9 janvier, X annonce limiter la fonction de génération d'images sexualisées aux seuls abonnés payants du logiciel – ce qui, en plus d'être techniquement faux, tel que le révèle The Verge le même jour (et n'en déplaise à la couverture presse générale, qui se contentera, comme d'habitude avec les mensonges d'Elon Musk, de reprendre le communiqué sans vérifier qu'il dit vrai), confirme que la pornographie non-consensuelle fait partie intégrante du business model de la plateforme. Lorsque les utilisateurs de X tentent de générer de telles images, Grok ne leur répond pas qu'elles sont interdites, mais que la fonction doit être débloquée en achetant le plan "SuperGrok". Prix de la pédopornographie : 30 dollars par mois, sans engagement.
Face à une nouvelle vague d'indignation mondiale, X annonce, le 15 janvier, la mise en place de restrictions "pour empêcher le compte @Grok de permettre l’édition d'images de personnes réelles dans des tenues révélatrices, comme des bikinis", y compris pour les abonnés payants, via un "blocage géographique" là où la loi l'exige. Là encore, la mesure ne concerne que les interactions avec le compte X @grok ; les images générées via l'onglet "Grok" de X ne semblaient pas concernées, tout comme les images générées via le site et l'application Grok. Musk a crié à la censure, affirmé qu'il n'avait jamais vu une seule images pédopornographique générée par Grok, puis partagé une photo de Keir Starmer en bikini. Avec l'arrogance trollesque de celui qui se sait invulnérable. Le tour de passe-passe fonctionne, d'autant qu'entre-temps, Donald Trump a eu le bon goût de kidnapper Nicolas Maduro. La machine à pédopornographie d'Elon Musk sort des chaînes d'info.
Mais la commedia dell'arte politique n'en finit pas. Depuis trois semaines, de nombreux élus, institutions et régulateurs se sont indignés de l'indigne. Des mots forts, des mots lourds comme "horrible", "irrespectueux", "dégoûtant", "honteux" ont été utilisés. En France, après les signalements à la plateforme Pharos et au procureur de la République des ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé et des députés Arthur Delaporte et Éric Bothorel , le parquet de Paris a étendu son enquête visant X depuis juillet dernier à Grok, et le gouvernement condamne "avec la plus grande fermeté". La Commission européenne a indiqué qu'elle "s'intéressait très sérieusement au sujet" et a déclenché une mesure conservatoire, qui impose à la plateforme X "de conserver tous ses documents internes relatifs à Grok, et ce jusqu'à la fin 2026". Le Royaume-Uni, via son gendarme Ofcon, a lancé une enquête. L'Italie, l'Allemagne et l'Australie aussi. Le Canada "partage les inquiétudes" de ses alliés, mais "n'envisage pas" de suspendre le site. Tout est sous contrôle. L'Occident menace, index tendu : si ça continue, ça va barder. Efficacité concrète : nulle. Parole, parole parole.
Il fallait entendre Roland Lescure, le menton haut, se féliciter de son inaction et de celle de ses homologues: "C'est terminé parce qu'on a résolu ça de manière extrêmement ferme. (...) La régulation du numérique européenne est non négociable. Ils n'ont qu'à soit quitter l'Europe soit respecter le droit. L'Europe ne courbera pas l'échine". De quoi peut-il bien se féliciter, au juste ? Qu'est-ce qui est terminé ? Qu'est-ce qui a été résolu ? Dans les faits, qui s'entête à venir troubler le tableau merveilleux de la communication politique, xAI commercialise donc toujours un générateur d'images pornographiques et pédopornographiques non-consensuelles, et ce logiciel est toujours intégré à la plateforme X. Dans les faits, rien n'a changé. Un véritable continuum de la complicité se serre les coudes. Apple et Google proposent toujours les applications Grok et X sur leurs app stores respectifs. Ils fournissent d'ailleurs aussi les applications ChatGPT et Gemini, qui proposent également des fonctions de génération pornographiques non-consensuelles. Sundar Pichai et Tim Cook sont complices. Le groupe d'investisseurs (parmi lesquels les fonds états-uniens Blackrock, Andreessen Horowitz, Sequoia Capital, Fidelity et les fonds souverains du Qatar, d'Oman et des Émirats arabes unis) qui a choisi d'investir 20 milliards de dollars supplémentaires dans xAI, le 6 janvier, en plein scandale, est complice. Les 37 entreprises états-uniennes qui font de la publicité sur X sont complices. Au fil des jours, le bal des hypocrites a pris des airs de compétition de breakdance, chacun y allant de son geste technique et de son chambrage sans jamais réellement menacer qui que ce soit. À la fin, seuls deux gouvernements méritent nos félicitations : la Malaisie et l'Indonésie, qui n'ont pas tremblé au moment d'interdire l'accès à une usine à contenus pédopornographiques en ligne. (Et tant pis si, sur place, la population utilise des VPN pour contourner la censure.)
La transformation de X et Grok en usine à dégradation de la dignité humaine est aussi peu surprenante qu'elle était évitable. X, sous sa forme actuelle, n'est pas une plateforme d'information – c'est le royaume d'Elon Musk, sur lequel il exerce un pouvoir absolu. Elon Musk, je l'ai suffisamment écrit, est un suprémaciste blanc élitiste, raciste, antisémite, misogyne, homophobe et transphobe, convaincu d'appartenir à une "élite cognitive" transhumaniste, eugéniste et intrinsèquement supérieure au reste de l'espèce. Un homme qui, parce qu'il croit à la théorie raciste du "Grand Remplacement", a démantelé l'USAID - conséquence : 600 000 morts, dont 400 000 enfants. Un homme qui parle de "génocide blanc" pour décrire son pays de naissance, l'Afrique du Sud. Un homme qui lâche des saluts nazis en mondovision. Et Grok est une transposition algorithmique de son idéologie, son alter ego numérique incorporé à son territoire. Un chatbot qui s'est brièvement, et de lui-même, surnommé "MechaHitler".
Interagir avec Grok, c'est interagir avec Elon Musk, qui arbitre et redéfinit perpétuellement le périmètre du dicible. Si le façonnage d'une réalité sur-mesure est devenu le business model standard du capitalisme cognitif basé sur "l'engagement", aucun autre PDG de la tech n'opère au même niveau de micro-management sur son territoire que Musk, constamment penché sur sa simulation pour en modifier les paramètres. En juin, mécontent des réponses factuelles fournies par son logiciel, le milliardaire a annoncé son intention de "réécrire l'intégralité du corpus des connaissances humaines" à travers lui, ce qui a donné l'anti-encyclopédie Grokipedia. X est donc pensé comme une ontologie alternative, une réalité parallèle conçue par un milliardaire démiurge qui détient seul le monopole du vrai. Grok, en ce sens, est une "arme épistémique", un dispositif de maintien de l'ordre - ici à la fois patriarcal, colonial, capitaliste. Image après image, Musk, par la voix de Grok, répète le même mantra : vous qui entrez ici, vous êtes une marchandise. Vos vies ne valent rien. Et personne n'est à l'abri de l'humiliation. Rappelez-vous, il y a tout juste deux ans, des deepfakes pornographiques de Taylor Swift diffusés en masse sur le site. Ce n'est pas un bug. C'est un régime de vérité parfaitement clair et assumé. Une violence transparente, encodée depuis la mise à jour de septembre. Les journalistes technocritiques et des associations comme WITNESS alertent depuis des années (en 2025, les journalistes généralistes étaient encore visiblement trop fascinés par le "génie" Elon Musk) . Soyons très clair : l'objectif poursuivi par Musk, via l'instauration de ce régime informationnel, c'est la désensibilisation à la violence, la fin de l'empathie, et la banalisation d'un ordre qui traite la condition humaine comme une marchandise. Musk, comme le résume parfaitement le journaliste Charlie Warzel dans The Atlantic, parie sur un monde déjà tellement saturé d'horreurs que le corps social a tout simplement abandonné l'idée de demander des comptes. Non, Elon Musk ne doit pas s'en tirer comme ça. Il faut insister, nommer, rester enragé.e.s coûte que coûte.
Ce à quoi nous assistons est un scandale, une honte indélébile sur nos régimes et un échec institutionnel majeur. C'est l'abandon de toute prétention à l'autonomie décisionnelle vis-à-vis du technofascisme états-unien, la reddition de la forme d'agentivité politique la plus élémentaire en faveur de la froide logique marchande. Nous avons les outils légaux pour interdire X. Nous avons les outils techniques pour interdire X. Nous avons les outils pour le faire rapidement. Nous l'avons fait lorsque les IPTV menaçaient le business model des diffuseurs de foot. Nous l'avons fait, et nous le faisons encore, lorsque les sites de streaming menaçaient le modèle des grands studios hollywoodiens (en 2025, l'Arcom a bloqué l'accès à 5000 noms de domaine). Nous avons fait la guerre aux services d'échange de fichiers peer-to-peer lorsqu'ils empêchaient les actionnaires des majors du disque de dormir sereinement, puis une nouvelle fois avec les sites de partages torrent comme T411 et The Pirate Bay. Nous l'avons fait pour les sites à contenu djihadistes et, comme le rappelle très justement ma consoeur technocritique Mathilde Saliou dans sa newsletter Technoculture, lorsqu'il a fallu désactiver les chaînes russes RT et Sputnik pour cause de propagande pro-russe. Le 20 janvier, alors que j'écris ces lignes, le tribunal de Paris a même bloqué l'accès aux VPN qui permettaient encore de contourner la censure des IPTV, pour protéger les intérêts de Canal+ et BeIN Sports.
Demandez à la Quadrature du Net ou à Marc Rees (ex rédacteur en chef de Next INpact), infatigables défenseurs des libertés numériques, avec quelle approche la France régit le web. Depuis un quart de siècle et la mise en place du paradigme sécuritaire post-2001, nos gouvernements n'ont cessé d'arsenaliser l'espace numérique hexagonal, une innovation panoptique et un décret sécuritaire après l'autre, au nom d'un cheval de Troie antiterroriste qui n'a jamais rien combattu d'autre que la vie privée en ligne et le droit à l'anonymat, n'en déplaise à celles et ceux qui prétendaient (et prétendent encore) n'avoir "rien à cacher". Depuis dix ans, la "loi renseignement" de 2015 permet à l'État de surveiller le trafic Internet français via des "boîtes noires"chargées d'identifier d'évasifs "signaux faibles", au détriment de la vie privée de toustes. Nous avons inventé l'horrible loi Avia, heureusement déclarée inconstitutionnelle, qui obligeait les réseaux sociaux à retirer dans l'heure tout contenu pédopornographique sous peine de blocage. (Début janvier, Grok générait 6700 photos pornographiques chaque heure. ) Nous avons des lois, comme la LOPPSI 2, contre le contenu illégal qui obligent les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) à bloquer l'accès à un site web au niveau DNS. C'est une opération triviale. Pas plus tard qu'en novembre, le gouvernement s'attaquait aux fournisseurs DNS (Google, Cloudflare, Quad9) pour leur imposer de bloquer une liste de sites de piratage, ce que la fondation suisse Quad9 a décrit comme une "menace existentielle" pour le Web ouvert et neutre. Nous l'avons fait tellement de fois, au nom de prétextes tellement variés, qu'il existe une page Wikipédia entière dédiée aux censures du Web par le gouvernement français. À ce niveau de zèle et d'autoritarisme, on peut appeler ça une spécialité locale.
Nos administrations de droite successives, qui n'ont jamais vu Internet autrement qu'une éternelle "zone de non-droit" à pacifier par la force et ne savent plus penser la politique autrement que comme une éternelle opération de maintien de l'ordre (social), ont bâti depuis 25 ans une architecture de répression juridico-technique capable de désactiver immédiatement n'importe quel site Web au moindre prétexte. Le gouvernement Macron a désactivé TikTok à la seconde où la jeunesse de Kanaky s'en est servi pour organiser sa lutte pour l'émancipation, en dehors de tout cadre légal, poursuivant la grande tradition coloniale d'expérimentations autoritaires sur des territoires et existences perçues comme subalternes. Ni la morale ni le droit n'arrêtent ce pouvoir dès l'instant où il se sent menacé, et la proportionnalité de la réponse répressive n'a jamais été son fort. Pour protéger les intérêts du capital et de la République, il y a du monde. Mais quand ça concerne les plus vulnérables et que l'homme le plus riche du monde est à la manœuvre, ça hésite, ça se tortille, ça agite les bras, ça bégaie. Imagine-t-on l'État français réagir de cette manière si une chaîne de télévision française (allez, au hasard, une chaîne Bolloré) se mettait à diffuser des deepfakes pédopornographiques? Jamais.
Mais le problème est plus profond encore : X, anciennement Twitter, est un canal d'expression institutionnel, sur lequel tous les ministères communiquent. Le pouvoir politique français, visiblement bloqué à l'ère des réseaux sociaux supposément démocratiques et libéraux, le perçoit comme une infrastructure neutre, deux choses que ce site maudit n'a jamais été, et n'est certainement plus depuis son rachat par un extrémiste. Faut-il alors attendre autre chose que de la servilité d'un gouvernement qui utilise le royaume numérique d'un milliardaire suprémaciste états-unien, transformée en gigantesque site pédopornographique, comme plateforme de communication officielle, et qui continue à le faire, en parfaite connaissance de cause et malgré une pétition citoyenne l' enjoignant d'arrêter ? Que faut-il attendre d'un président qui promet 109 milliards d'euros pour développer des IA génératives toxiques, et qui fête l'ouverture d'un sommet industriel pro-IA en publiant un deepfake de lui-même, sur X de surcroît ? Que faut-il attendre d'un gouvernement qui a tellement internalisé la nouvelle géopolitique technofasciste qu'il inaugure en fanfare un compte X du Quai d'Orsay, French Response, qui n'a aucune autre fonction que de troller sur X au nom de la République ? (Soyons clairs une nouvelle fois : plus que jamais, que vous soyez élu, militant, journaliste, peu importe votre orientation politique et même si la solution aux problèmes systémiques ne saurait reposer sur des comportements individuel, utiliser X, poster sur X, interagir sur X, c'est travailler dans l'usine à deepfakes d'un contremaître fasciste.)
La situation est simple: le gouvernement français est à la fois complice et tétanisé. Complice, on l'a vu, autant par intérêt à prospérer sur le chaos épistémique que par indifférence au sort des femmes et enfants dénudés par Grok - mais est-ce étonnant venant d'un gouvernement patriarcal dont le féminisme consiste à investir des violeurs à des postes ministériels, dont l'ex-Premier ministre a couvert des pédocriminels et dont le président masculiniste, qui n'aime rien tant que s'échanger des blagues homophobes et des répliques de Michel Audiard en buvant un Lagavulin 16 ans d'âge avec son boys club du soir, considère Gérard Depardieu, violeur récidiviste condamné en mai dernier, comme allégorie culturelle du pays ? Tétanisé, ensuite, par un pouvoir technofasciste états-unien qui prolifère sur notre dépendance aux services de la Silicon Valley pour nous brutaliser économiquement et diplomatiquement. Les États-Unis de Trump déploient désormais un capitalisme d'État à la chinoise, où la relation entre business et diplomatie met la seconde au service du premier. En août dernier, Marco Rubio a ainsi demandé sans détour aux diplomates basés en Europe de mener une campagne de lobbying auprès des élus contre le Digital Services Act européen. Car s'opposer au monopole de la tech, c'est s'opposer à la domination états-unienne. Symbole de cette hybridation : Grok, apprenait-on le 14 janvier, va être intégré à l'armée des États-Unis via le programme GenAI.mil. S'attaquer à Grok, c'est donc s'attaquer au Pentagone. S'attaquer au Pentagone, c'est s'exposer à tout l'arsenal de répercussions dont dispose l'administration Trump, y compris les conséquences que nous ne pouvons pas encore imaginer. Mais si notre classe politique n'est même plus capable de lutter concrètement pour interdire une usine à images pédopornographiques, quelle est alors son utilité pour le corps social ? Quelle est sa fonction ? Face à la démonstration flagrante de sa lâcheté et de son hypocrisie, quel poids donner ensuite à la fable de son autorité ? Ne nous y trompons pas : un moment comme celui-là devrait être un test de légitimé. Un referendum officieux. (Un autre, un énième, après 27 mois d'indignité à nier, permettre, accompagner et défendre un génocide à Gaza.) Pourquoi soutenir un État français incapable de défendre la décence la plus élémentaire, non seulement celle d'autrui mais désormais celle de sa propre population, face à une entreprise - le continuum apocalyptique Trump - Musk - Netanyahou - qui tire exclusivement profit de la douleur et de la déshumanisation ?
Mais il y une autre manière de voir les choses. Ce qui se passe actuellement –autour de Grok, mais aussi autour du Groenland –est une ligne de rupture, un stress test pour savoir exactement de quel bois idéologique est faite l'entité politique européenne. Si la pédopornographie ou l'autodétermination ne sont pas des lignes rouges, c'est qu'il n'y a pas de ligne rouge. S'il n'y a pas de ligne rouge, alors il n'y a pas de principe, pas de projet de société, pas de politique. S'il n'y a pas de politique, il n'y a que la transaction ou la vassalisation, dans tous les cas, le rapport de force pur. Il est l'heure, ou jamais, d'interdire X, de dessiner par des actes le périmètre du projet de société européen, de tracer dans le sable les grandes lignes d'un autre horizon. Car parler très fort mais ne rien faire est presque pire que se taire et subir : c'est collaborer dans un costume de résistant mal taillé. Trump et Musk nous servent un prétexte parfait, une limite morale indépassable et transpartisane, pour fournir enfin une réponse coordonnée à leur agression impérialiste, pour sortir de la position de victime terrifiée, pour se découpler de la dépendance infrastructurelle à la tech californienne et - rêvons tout haut - s'affirmer comme un ensemble politique autonome, qui refuse de considérer le fascisme comme la métastase inévitable du néolibéralisme en bout de course. Il ne s'agit même plus de courage, mais de dignité élémentaire.
La promesse de départ de l'intelligence artificielle générative était celle d'un accès rapide, synthétique et relativement fiable à la connaissance humaine. Pourtant, les récents développements autour du modèle GPT-5.2 révèlent une fissure béante dans cette utopie technologique. Loin d'être l'arbitre neutre que ses créateurs prétendent vendre, ChatGPT semble avoir franchi une ligne rouge inquiétante en intégrant dans ses sources Grokipedia, l'encyclopédie générée par l'IA d'Elon Musk. Ce glissement n'est pas anodin, il marque une dérive dangereuse où la machine ne se contente plus d'halluciner par elle-même, mais valide et blanchit la désinformation produite par d'autres algorithmes biaisés.
Le remix de "human centiped" version #IA
Malgré l’aggravation des inégalités et les mauvais chiffres de l’emploi, l’économie américaine a affiché l’an dernier une croissance impressionnante de 4,3 %, portée en grande partie par le secteur de l’intelligence artificielle. Cette performance dissimule toutefois une dynamique reposant fortement sur l’endettement et les aides publiques. Symptôme des crises du capitalisme américain plutôt que d’une embellie réelle, elle peine à masquer les fragilités structurelles de l’économie des Etats-Unis.
ICE, la milice anti-migrants de Trump, est à nouveau au centre de l’actualité depuis l’assassinat de Renee Good à Minneapolis. De nombreuses entreprises profitent à plein de l’expansion du budget et des activités de cette agence, dont un groupe du CAC 40 : Capgemini.
J'écris cet article pour réfléchir sur les violences au sein des groupes, qu'ils soient militants, professionnels, ou amicaux. Je voudrais parler de la difficulté à dire ce qui ne va pas quand on est la victime. Et je voudrais réfléchir aux réactions qui font des autres membres du groupe des complices des agresseurs ou bien des allié·es des victimes, parce qu'il n'y a pas de position neutre.
Discord utilise un prestataire externe pour vérifier l'âge de ses utilisateurs.
Ce prestataire exige des copies de la carte d'identité. 70000 de ces cartes viennent de fuiter sur le net, y compris des mineurs. Copies de cartes d'identité qui sont maintenant accessibles des escrocs et des éventuels pédophiles.
Alors, ça y est, est-ce que ça a bien protégé les enfants, là ?
Nous avons un problème avec le dollar. Nous le constatons aujourd’hui de manière évidente. Nous le savons en réalité depuis longtemps. Mais nous avions considéré qu’au fond, ce n’était pas si grave. Pendant des décennies, l’Union a en effet traité sa dépendance au dollar américain comme un problème d’ordre purement secondaire : désormais, alors qu’elle se retrouve dans une position extrêmement vulnérable face aux ingérences financières de Washington, le symptôme devient criant.
Nous, membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN), déclarons adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’IA générative[1] (IAg) dans nos institutions.
La France serait en train de « redevenir très compétitive ». C’est en tout cas ce que proclame BFM Business, graphiques à l’appui, dans un article enthousiaste publié le 12 janvier. Grâce à une inflation contenue à 0,7 % sur un an en décembre, très en dessous de la moyenne de la zone euro, l’Hexagone aurait commencé à rattraper son retard sur ses voisins, en particulier sur l’Allemagne. Une bonne nouvelle, vraiment ? À condition d’aimer les victoires économiques obtenues sur le dos des salariés et financées à crédit.
L’information de heurts lors d’un match de foot imaginaire inventé par l’IA de Microsoft aurait mené la police de Birmingham à interdire de déplacement les supporteurs du club israélien le 6 novembre. Le départ du chef de la police locale, sur la sellette depuis plusieurs semaines, a été annoncé ce vendredi.
Et maintenant, les hallucinations des IA réduisent la liberté des gens.
Je le reredis : ce ne sont pas des hallucinations, ce sont des bugs, purement et simplement. Et cest bugs sont inhérents à cette technologie. C'est anormale de garder ça en production et de s'appuyer sur ce genre d'outils.
« Avant, on voyait ceux qui copiaient des jurisclasseurs dans leurs écritures, on se moquait mais au moins c’était juste. Avec l’IA générative, nous devons identifier les propos hallucinés, cela nous complique la tâche », déplore Caroline Lantero auprès de Gabriel Thierry. Avocate au barreau de Clermont-Ferrand, elle a récemment reçu « cinq pages d’un argumentaire complètement faux », et dû faire un important travail de vérification à la place de la partie adverse, « un temps que je supporte assez mal de perdre ».
On vous avait déjà dit que les hallucinations des IA étaient une vraie merde et pas un truc "ohoh, c'est rigolo, l'IA hallucine, hahaha".
Non. C'est un bug, irrémédiablement incorrigible à la vue de la technologie utilisée. Ça ne devrait pas être en production. C'est hautement néfaste.
Intelligence artificielle : les trois failles susceptibles de provoquer le grand séisme – Libération
Intelligence artificielle : les trois failles susceptibles de provoquer le grand séisme
Philippe Lemoine, entrepreneur et essayiste, président du Forum d’action modernités
Dans quelques années, quelques mois ou quelques jours, un séisme d’une ampleur inédite pourrait frapper le monde. Un séisme à la fois financier, économique, social et politique, dont l’épicentre serait l’effondrement des valeurs du numérique. On évoque parfois une «bulle de l’intelligence artificielle», mais il ne faut pas regarder seulement ce qui se passe en surface, depuis le lancement de ChatGPT, il y a trois ans. Il faut plonger pour analyser les craquements qui se produisent au fond de l’océan numérique depuis des décennies et qui annoncent un véritable séisme.
Le numérique avance par cycles longs, d’environ vingt-cinq ans. Après le cycle de l’ordinateur (1936-1960), celui de l’informatique de gestion (1960-1984), puis celui d’Internet (1984-2008), nous sommes entrés dans un quatrième cycle : celui de la data et de l’intelligence artificielle. Le séisme qui se profile trouve son origine dans une accumulation de capital absolument inédite.
En 2010, les cinq premières capitalisations mondiales représentaient environ 1 200 milliards de dollars. Quinze ans plus tard, en 2025, elles dépassent 17 000 milliards. Elles sont toutes les cinq concentrées dans le numérique : Nvidia, Microsoft, Apple, Google, Amazon. La puissance de ces firmes paraît titanesque et elles semblent là pour l’éternité. Il s’agit pourtant de colosses aux pieds d’argile, tant leur socle est miné par trois failles qui se sont creusées au cours des cycles précédents.
Un empire basé sur une architecture archaïque, centralisée
La première est technologique. Les géants du numérique ont bâti leur empire sur une architecture archaïque et profondément centralisée. Or Internet, à son origine, reposait sur un principe exactement inverse : l’horizontalité. Profondément novateur, le protocole pair à pair conçu à la fin des années 1960 visait la résilience et la décentralisation. Mais l’apparition du Web à partir de 1989, fondé sur un modèle client-serveur, a progressivement concentré données et intelligence sur quelques nœuds dominants.
Cette centralisation a permis une diffusion massive du numérique auprès d’un grand public peu formé et équipé d’outils simples comme les smartphones, mais au prix d’une régression structurelle. Aujourd’hui, paradoxalement, l’IA pourrait inverser à nouveau ce mouvement. En simplifiant radicalement les interfaces, elle rend possible une re-décentralisation du réseau. Le capital accumulé par les Titans leur suffira-t-il pour contenir cette vague et préserver l’ordre sur lequel ils se sont construits ?
La deuxième faille est économique. Il manque la vision et l’audace d’une vraie transformation numérique. Le cycle actuel est né dans la douleur, avec la grande crise financière de 2008, que l’on peut relire comme une crise infantile de la data. L’usage mal maîtrisé du Big Data dans l’évaluation du risque de crédit a précipité les banques dans une fuite en avant sur le marché des subprimes. Cette ruée aveugle a révélé la puissance, mais aussi l’extrême inflammabilité des données.
D’abord tétanisées, les entreprises traditionnelles sont restées très prudentes. La transformation numérique s’est concentrée sur le B2C [business to consumer : commerce grand public, ndlr], laissant croire que l’appropriation du marché mondial de la publicité suffirait à fonder une nouvelle croissance.
Or, ce marché ne représente que 0,6 % à 0,8 % du PIB mondial. Il est dérisoire au regard des ambitions affichées autour de l’IA. Pourtant, c’est encore sur cette base étroite que continuent de tabler les géants, alors qu’il faudrait élargir le spectre et inventer de nouveaux modèles de rentabilité.
Récemment, Nvidia a été la première entreprise de l’histoire à crever le plafond d’une capitalisation de 5 000 milliards de dollars. Jusqu’où cela peut-il aller ? La formation d’une bulle est d’autant plus manifeste que des relations croisées et des boucles opaques se sont développées entre les principales valeurs, les unes tirant avantage de leurs fortes capitalisations pour investir dans les autres, en contrepartie de commandes que les secondes passent aux premières pour conforter leurs survalorisations…
La surexploitation des ressources matérielles risque d’être fatale
La troisième faille est écologique. C’est à cause d’elle que le krach déclenchera un séisme. Cette faille concerne d’abord la surexploitation des ressources matérielles : électricité, eau, terres rares, artificialisation des sols nécessaires aux data centers et aux infrastructures numériques. Dans un contexte de crise écologique globale, cette trajectoire est une impasse.
A cela s’ajoute une écologie des données de plus en plus dégradée. Avec l’IA générative, la frontière entre information humaine et information artificielle devient floue. Le risque est celui d’une perte de confiance généralisée, d’un effondrement de la valeur même des données, aujourd’hui massivement moissonnées et centralisées.
Comme un sol surexploité finit par devenir stérile, les données pourraient devenir infertiles. L’effondrement du modèle de l’hypercentralisation numérique pourrait ainsi parachever le crépuscule des dieux.
Les conséquences d’un tel séisme seraient considérables. Elles dépasseraient largement le champ économique pour affecter la société, la culture et la démocratie. Sentant le vent se lever, les grands fauves du numérique se sont déjà rapprochés des Etats, aux Etats-Unis comme en Chine.
Dans la tempête à venir, jusqu’où iront-ils pour se rendre indispensables ? Il est si tentant de pousser toujours plus loin le potentiel des drones, de l’IA et des nanotechnologies non pour créer et pour émanciper, mais pour observer, survoler, écouter, contrôler, anéantir.
Anticiper, imaginer des alternatives et construire des contre-feux est devenu, en particulier pour l’Europe, un enjeu politique majeur.
Luc Ferry, Michel Onfray, CNews, l'Association des climato-réalistes… Cette cartographie recense les liens entre plus de 140 acteurs qui diffusent en France des discours contraires au consensus scientifique sur le changement climatique.
Le travail de dingue.
Donc, si vous avez un doute sur la parole d'une personne, petite plongée dans cet outil pour vous faire un avis
Au mois de décembre 2022, des CRS avaient masqué la devanture de la librairie Les Parleuses, qui affichait dans sa vitrine des messages féministes et un livre sur les violences sexuelles, le jour d’une visite dans la ville de Gérald Darmanin, alors ministre.
CHEH !
Touchlive, c’est le nom d’un projet porté par Khaoula Pichardie. L’idée : transformer des sacs à dos en supports de publicité en les dotant d’un écran, pour promouvoir les commerces de la ville.
ah mais l'enfer ! Imagine, tu te balades tranquille à Périgueux (ville fort jolie dans certains coins en plus). Tu vois une pub. Bon, tu te dis "je marche un peu, je vais la dépasser et j'en serai débarrassé·e". Et bien, là, la pub, elle va avancer aussi ! Rah mais quel enfer !
(et une pensée pour les pauvres "billings", ces gens payés à marcher benoîtement pendant des heures, avec un lourd sac à dos à trimballer, pour le plaisir de nous gâcher la vue...)
Lors de la réception d'un courriel pour la prise de rendez-vous RSA, j'ai voulu me fier au protocole indiqué par le site CyberMalveillance.gouv.fr pour savoir s'il s'agissait d'un phishing.
Si j'avais suivi les recommandations du site CyverMalveillance, ce mail aurait fini à la corbeille. Et j'aurai perdu du temps, de l'énergie et cette précieuse aide financière...
« Faites ce que je dis, pas ce que je fais », l'analyse ⬇️
Cette Bibliothèque Anarchiste est une archive de textes anarchistes. Elle est basée sur le projet The Anarchist Library, d’où son emploi de la même structure que celle du site en anglais, mais est son propre projet à part.
Notre usage du terme « anarchisme » est assez large, mais large n’équivaut pas à infini, et se résume grossièrement en un ensemble d’idées opposées à l’État et au capital. Ceci exclut immédiatement les soi-disant « anarcho-capitalisme », « anarcho-nationalisme », et autres ordureries.
Et bien voilà de quoi lire pendant quelques temps !
Nous publions une carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s'organisent en France autour de ces infrastructures. Notre objectif est de favoriser l'émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient.
Nous avons cartographié 348 data centers déjà existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 26 annoncés, 11 en cours d'instruction par les services de l'état et 8 en cours de construction.
Au Bourget, un centre de données de 35 000 m² pourrait bientôt consommer le double de l’électricité de toute la ville. En Alsace, ce sont 35 hectares de terres agricoles, dont 11 cultivés en bio qui vont être bétonnés pour faire tourner des serveurs Microsoft.
Les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle sont des projets industriels d’un genre nouveau, encore largement méconnus malgré leur croissance rapide partout en France.
Le collectif marseillais Le nuage était sous nos pieds, qui lutte contre les impacts sociaux, écologiques et politiques des infrastructures du numérique, a identifié 365 data centers existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 26 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’État et 8 en cours de construction.
En plus de gagner des milliards en laissant proliférer des posts publicitaires frauduleux, Meta a mis en place une méthode pour rendre ses manquements invisibles aux autorités de plusieurs pays.
Depuis le mois de novembre, les pratiques borderline de Meta concernant sa gestion de la publicité illégale sont dénoncées par le journaliste d’investigation de Reuters, Jeff Horwitz. L’auteur de Broken Code, essai consacré aux secrets de Facebook, a dévoilé des documents internes faisant état d’un véritable système de fraude ayant rapporté à la firme jusqu’à 7 milliards de dollars en 2024 (sur plus de 164 milliards de dollars de chiffre d’affaires au total).
Le souci, c'est que si jamais il devait y avoir une amende, au bout d'un long périple judiciaire, on devrait se réjouir d'un montant inférieur à leurs gains...
Petit séisme dans l’industrie du jeu vidéo en ce début d’année 2026. Alors que la tendance des moteurs commerciaux est au verrouillage des licences, COCOS, le deuxième moteur de jeu 2D/3D mondial, a annoncé le 4 janvier le passage intégral de sa version 4 en open source sous licence MIT. Cette décision, prise sous l’égide de SUD, ne se limite pas au moteur : pour la première fois, l’intégralité du code de compatibilité cross-platform et le précieux toolchain CLI sont désormais accessibles publiquement sur GitHub.
Est-ce que l’IA est une bulle financière sur le point d’exploser ? Est-ce que cette nouvelle technologie va nous permettre de nous libérer du travail ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouveau Argent Magique !
Le patron de Microsoft n'aime pas le terme "slop".
Comme beaucoup d'autres, je propose donc qu'on utilise "Microslop" à la place de "Microsoft".
Conseil d'État, 31 décembre 2025 :
« L'utilisation de l'écriture dite « inclusive » ne saurait être regardée comme l'usage d'une autre langue que le français »
« L'utilisation de cette même écriture sur des plaques commémoratives ne revêtait pas systématiquement le caractère d'une prise de position politique et que son usage pour désigner un titre ou une fonction ne saurait, à lui seul, être regardé comme une prise de position politique ou idéologique. »
DONC, le point médian c'est bien du français, et c'est pas nécessairement un acte militant incompatible avec l'exercice de la politique, et c'est le Conseil d'État qui le dit.
Débat blesse. Initialement prévu mercredi, le débat parlementaire sur la pétition aux deux millions de signatures est finalement repoussé à février. Raison invoquée : permettre la présence de la ministre de l'agriculture, en déplacement à Bruxelles.
Hey ! Vous vous souvenez qu'on avait massivement dit "fuck off" à la LoiDuplomb ? Qu'on avait toutes et tous signé cette pétition qui avait atteint un record de plus de 2 millions de signatures ? Qu'on devait donc en reparler à l'Assemblée Nationale (et juste en reparler parce qu'il ne serait pas question d'abrogation dixit Braun-Pivet).
Bah, en fait, non, ce sera reporté en théorie d'un mois parce que la ministre a finalement prévu un déplacement ce jour là...
Quand nous accompagnons des collectifs sur la thématique de la coopération, le sujet des prises de décisions collectives revient très régulièrement. On observe souvent une chose : un excès ! Les collectifs qui souhaitent mettre cela en place passe de la tyrannie du / de la chef·fe (qui décide de tout, tout·e seul·e) à la tyrannie du groupe (et si on décidait de tout tous·tes ensemble ?). On n’a pas mesuré ça scientifiquement, mais l’une ne semble pas mieux que l’autre 🙂
Intéressant !
Orchestrée volontairement par les porteurs du projet Campus IA, la consultation publique menée à Fouju révèle les limites d’une démocratie technique réduite à négocier les modalités d’une décision déjà actée. Entre précipitation temporelle et évitement des questions fondamentales, le processus illustre comment les grands projets technologiques court-circuitent le débat démocratique sur leur opportunité même, transformant la participation citoyenne en simple exercice de légitimation.
L'IA, vous l'aurez, que vous le vouliez ou non... Acte 3090349