Malgré des performances décevantes, la vidéosurveillance algorithmique testée aux JO de Paris fascine collectivités territoriales et pouvoirs publics. Derrière cet engouement, un lobby s’efforce de construire l’acceptation sociale de ces logiciels sécuritaires pour qu’ils puissent être imposés dans notre quotidien.
Reconnaissance faciale en temps réel, interprétation des émotions, catégorisation des pensées religieuses, sexuelles et politiques… La France a activement milité pour que ces pratiques soient permises par « l’AI Act », le règlement européen sur l’intelligence artificielle, révèlent Disclose et Investigate Europe, documents confidentiels à l’appui.
Sans surprise, le gouvernement proto-fasciste français et nos meilleures industries de la surveillance et de l'armement ont tout fait pour que les briques légales européennes leur permette de mettre en place tout un arsenal d'outils de surveillance...
Il faut donc 8 ans et une enquête journalistique pour que les forces de l'ordre respectent enfin la loi.
Mais est-ce que le Parquet va porter l'affaire en justice ?
Le ministère de l'Intérieur assurait jusqu'ici que l'expérimentation n'irait pas au-delà de la période des Jeux olympiques, même si le texte de la loi prévoyait déjà une prolongation jusqu'au 31 mars 2025.
QUELLE. SURPRISE.
Le préfet de police de Paris « favorable » à une prolongation du recours à la vidéosurveillance algorithmique expérimentée pendant les JO
La vidéosurveillance algorithmique sera aussi expérimentée à Roland Garros
Après la SNCF, la RATP, les concerts de Taylor Swift, maintenant Roland Garros.
Sans surprise, les expérimentations se démultiplient jusqu'à ce qu'elles soient assez déployées pour que ce soit considéré comme un fait acquis...