Quelques rectifications factuelles bienvenues sur les propos tenus par Carole Delga à propos de l'A69, dans son entretien paru le 4 juillet dernier sur Mediapart
« Déluge de grenades », nombre de policiers disproportionné, opposants criminalisés... Un rapport des Observatoires des pratiques policières accable le dispositif utilisé lors de la Turboteuf contre l’A69, début juillet.
« Un virage autoritaire dans la gestion de l’écologie politique. » Les Observatoires des pratiques policières (OPP) de Toulouse et du Tarn ont rendu publique, le 1er août, une analyse des opérations de police lors de la mobilisation contre l’A69 qui s’est tenue du 4 au 6 juillet. Leur principale conclusion : le gouvernement et la préfecture ont criminalisé les militants en amont de l’événement, pour ensuite justifier un « dispositif de sécurité exceptionnel » sur place, et l’usage « disproportionné » des grenades lacrymogènes.
Le chantier de l’A69 est un condensé de la dérive illibérale de la démocratie française. La confrontation entre des pouvoirs publics alliés au secteur privé et les populations massivement opposées à l’autoroute entre Castres et Toulouse illustre la confiscation de la démocratie par l’autoritarisme d’élus en connivence avec les entreprises locales et nationales. Interview et réflexion avec Laurent Fonbaustier, docteur en droit public et spécialiste de l’environnement.
Samedi 5 juillet, des centaines d’opposants à l’autoroute A69 se sont réunis dans le Tarn. L’occasion pour Le HuffPost de reposer tous les enjeux de ce dossier explosif.
Qui est Bernard Carayon, en première ligne pour défendre le projet de l’A69 et insulter ses opposants ? Du GUD à Pierre Fabre, du secret des affaires à l’union des droites, portrait d’un politicien brut de décoffrage, comme un poisson dans l’eau dans le cloaque politique et médiatique d’aujourd’hui.
Que du beau monde pour défendre l'A69...
#A69 : la dernière ZAD évacuée, les ultimes arbres sur le tracé de l’autoroute bientôt abattus – Libération
Alexandra, la locataire du dernier logement sur le tracé explique :
«Je n’en peux plus […] je n’avais pas envie de finir brûlée», a-t-elle dit, faisant référence à des incendies allumés au «Verger» ces dernières semaines
Voilà où on est pour avoir une autoroute pour les vroum-vroum.
Weekend de violences pour les opposants à l’A69 : alors que de nombreux arbres longtemps défendus par les écureuils ont été abattus sous la protection des gendarmes, une attaque incendiaire a visé le domicile d’une famille.
Vendredi 30 aout au matin, les occupants de la ZAD ont subi une intervention de délogement de grande ampleur. Plus de 200 gendarmes se sont rendus sur la ZAD de la « Cal’arbre » pour expulser les activistes opposés au projets de prolongation de l’autoroute A69 à Saix dans le Tarn. L’intervention à été menée par la CNAMO, unité de gendarmerie spécialisée dans le dégagement d’obstacles complexes.Tentes lacérées, objets personnels saccagés… À 13 heures, la quasi totalité des cabanes et des espaces communs ont été détruits. (voir article ici )
Ce 30 août, les gendarmes sont arrivés à la Cal’Arbre, non pour une opération de "maintien de l’ordre", mais pour détruire les corps et les âmes.
« Face au non-sens environnemental qu’est l’A69 », le PDG et fondateur d’Ecosia, Christian Kroll, assume son appui à cette autre voie « pour rendre possible cette opportunité de développement soutenable, pionnière de tout un territoire ». Le navigateur « qui plante des arbres » a déjà versé 40 000 euros pour couvrir les frais juridiques liés aux recours déposés par le collectif La Voie est libre contre l’A69. « Ça montre qu’on peut trouver des investissements à la pelle pour des projets viables comme celui-ci », salue Geoffrey, membre de La Voie est libre.
Le tracé de l’autoroute pourrait être submergé sur 500 mètres en cas de crue et aggraverait les risques d’inondations aux alentours. Une source proche du dossier nous explique comment cette info semble avoir été noyée sous le bitume.
Plouf plouf
Alors qu'une mobilisation d'ampleur se prépare du 7 au 9 juin contre l'A69, le pouvoir politique souhaite l'interdire. Cette tribune de soutien rappelle la nécessité de poursuivre un mouvement d'opposition créatif et massif contre un projet écocidaire qui détruirait 400 hectares de terres agricoles.
L’autoroute A69, un projet soutenu par toute la fine fleur de la politique française, de la Macronie aux extrêmes, et un véritable monument à la gloire du capitalisme néolibéral. Ce chef-d’œuvre de l’absurdité contemporaine incarne parfaitement les dérives écologiques, sociales et économiques de notre époque. Allons-y, démêlons ce nid de vipères.
Soutenu à la fois par la macronie, le Parti socialiste, la droite et l’extrême-droite, le projet de l’autoroute A69, dans le Tarn, cristallise toutes les dérives écologiques du néolibéralisme : conflits d’intérêts, collusion public-privé, clauses illégales, expropriations agricoles et ruine des écosystèmes critiques. Au point d’en faire l’un des points d’application emblématique du complexe capitaliste qui ravage notre avenir pour une histoire de gros sous. Et l’une des luttes les plus importantes du front écologique.
Yes ! Une belle victoire d'étape !
Dans le Tarn, plus de 350 personnes se sont réunies pour préserver terres, espèces et zones humides face au projet d’A69. Malgré la répression, les militants ont pu compter sur de nombreux soutiens dont celui de Greta Thunberg. Dans les tribunaux, un recours a été déposé pour empêcher l’abattage des arbres. Côté députés, une commission d’enquête parlementaire va faire toute la lumière sur le montage financier du projet.
Le 17 janvier 2024, le procès de 4 militants luttant contre l’autoroute A69 s’est tenu au palais de justice de Toulouse. Voici les faits pour lesquels ils sont accusés :
Une enseignante est passée en procès à Toulouse, accusée d’avoir incendié deux véhicules de la société concessionnaire de l’A69. Seul élément de preuve : une trace ADN. Insuffisant et inacceptable, démontre son avocat.
« L’empreinte génétique n’est pas une preuve, et encore moins de culpabilité. »
À Toulouse, des opposants à l’A69 jugés pour avoir retardé des coupes d’arbres
Quatre opposant·es à l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres étaient jugé·es mercredi pour s’être enchaîné·es à des machines d’abattage pendant quelques heures en mars dernier.
Quoi d’A69, docteur ? À partir de ce mercredi et pour un mois, une coalition d’organisations entend viser les acteurs du projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres dans une série d’actions militantes.