Imitant Donald Trump qui a su se rallier les milieux d’affaires pro-crypto, Sarah Knafo entend incarner un nouveau visage de l’extrême droite : ultra-libérale et technophile, pro-Bitcoin et identitaire. Sa campagne pour les municipales à Paris est un test grandeur nature de cette stratégie en France.
L'enfer cryptofasciste débarque à Paris avec en ligne de mire la #Présidentielle 2027
Aujourd’hui, entendre en France des responsables du centre gauche saisir l’opportunité de régler leurs comptes et de se débarrasser d’adversaires encombrants pour s’imposer dans les sondages me paraît une faiblesse politique et une facilité d’estrade. Quant à la droite qui y voit l’occasion d’un apaisement de façade pour pouvoir s’allier à l’extrême droite sans faire de cauchemars la nuit, je ne reconnais plus rien en elle de la vigilance chiraquienne. Et qu’on se comprenne : ce tir croisé sur LFI, par calcul, par repositionnement, par opportunisme, a un effet mécanique. Il détourne l’attention du danger principal et contribue à normaliser l’extrême droite en la dispensant d’être interrogée comme elle devrait l’être.
De Villepin. Sur Mediapart.
Quels temps étranges nous vivons.
Si les médias prononcent très facilement le mot “extrême gauche”, notez qu’il leur devient extrêmement difficile voire impossible de prononcer le mot “extrême droite”. On nomme tour à tour les patriotes, les identitaires, les nationalistes, même l’Action Française est désormais uniquement “royaliste”
Du PS aux Républicains, en passant par Hugo Clément et Caroline Fourest, les irresponsables sont de sortie. Et tant mieux : on sait enfin à quoi s'en tenir.
Simple, clair, net et sans bavure.
La mort de Quentin D. à Lyon suscite une émotion légitime et une condamnation sans ambiguïté de toute violence politique. Mais au-delà du drame, le débat révèle un trouble profond : la banalisation progressive de l’extrême droite et la mise en accusation de celles et ceux qui la combattent.
Qu'on commence pas à me sortir que l'extrême gauche tue, ça va me rendre vénère...
La magie de Miyazaki et le succès incommensurable des films d’animation du studio Ghibli ont marqué des générations. À l’ère où l’intelligence artificielle provoque des bouleversements à grande échelle, des mouvances fascistes et néonazies s’approprient désormais l’esthétique unique de Ghibli afin d’offrir à la haine un nouveau décor.
La fondation Espérance banlieues s’est récemment associée au groupe Casino (Franprix, Monoprix, Naturalia, Leader Price), pour l’opération « arrondi en caisse » : à en croire les communicants, les micro dons financeront des écoles au cœur des quartiers prioritaires (privées hors contrat), favorisant le parcours éducatif d’enfants en difficulté.
Ce que la communication ne dit pas, c’est que Espérance Banlieue est un des volets de la Fondation pour l’école (FPE) qui soutient un réseau d’écoles privées catholiques traditionalistes et hors contrat.
Petite animation retraçant la vie de Bolloré
La CEDH considère qu'il n'y a pas "l'existence d'un risque imminent d'atteinte irréparable à un droit protégé" par sa convention.
Je vous souhaite une excellente journée !
À l’heure où les idées d’extrême-droite et réactionnaires 1 sont de plus en plus répandues, il est important de savoir avec qui nous pouvons lutter, et avec qui nous ne voulons ni ne pouvons nous organiser. Cela passe par de la veille, de la sensibilisation et des actions contre les projets réactionnaires et ennemis de l’émancipation de toutes et tous, dont Anti-Tech Resistance fait partie.
Le groupe Identité et démocratie, dont faisait partie le Rassemblement national, aurait utilisé illégalement 4,3 millions d’euros de crédits de fonctionnement, selon un rapport confidentiel révélé par « Le Monde » et ses partenaires, qui dénonce des appels d’offres et des dons réalisés en infraction avec les règles de l’institution.
"One more time"
La société privée “Voisins vigilants et solidaires” propose aux mairies de les aider à communiquer avec leurs habitants pour améliorer la sécurité dans leur ville. Mais elle leur offre aussi la possibilité de consulter les données personnelles de leurs administrés et les informations sensibles que ceux-ci transmettent sur de supposés délinquants. Et ce, sans que la Cnil n’ait jamais été saisie du dispositif.
Qui est Bernard Carayon, en première ligne pour défendre le projet de l’A69 et insulter ses opposants ? Du GUD à Pierre Fabre, du secret des affaires à l’union des droites, portrait d’un politicien brut de décoffrage, comme un poisson dans l’eau dans le cloaque politique et médiatique d’aujourd’hui.
Que du beau monde pour défendre l'A69...
Une analyse des données publiques permet de démontrer sans ambiguïté l’orientation éditoriale de CNews, et même de dire précisément quand le virage a vraiment commencé. Plongée dans les marqueurs sémantiques du discours identitaire.
Côté pile, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc prend un arrêté pour interdire une conférence du groupuscule d’extrême droite Némésis. Côté face, son directeur de cabinet dégote une solution de repli aux militantes fémo-nationalistes.
Sur les canaux Telegram des néonazis et des suprémacistes blancs, l’intelligence artificielle est utilisée pour générer des images de haine mais aussi de la désinformation.
Le 21 juillet dernier, le fondateur de Sea Sheperd Paul Watson est arrêté et incarcéré au Groenland dans le cadre de son combat contre la chasse à la baleine et la protection de la faune marine. Cette arrestation fait suite à plus de 10 ans de mandat d’arrêt déposé par le Japon auprès d’Interpol. Depuis, « pirate écolo », « défenseur des baleines », « héros des mers », et autres hyperboles pour décrire Watson inondent les médias mainstream et les plateformes sociales, tous.tes réuni.es derrière le slogan en apparence universel de #FreePaulWatson. Toutefois, en y regardant de plus près, Watson ne paraît pas si facilement défendable. De ses liens avérés avec les sphères d’extrême-droite, en passant par son malthusianisme assumé et le véritable culte de la personnalité qui lui est voué, la figure de Paul Watson devrait être plus clivante, notamment pour permettre aux actions militantes radicales de retrouver la place qu’elles méritent sur la scène médiatique.
Intéressante lecture pour éviter que l'usage de ce type de diagnostic ne soit qu'une vitrine de biais racistes ou classistes.
Le RN vient de dévoiler son nouveau programme économique. Écrit pour séduire les grands patrons, il propose de s’attaquer au RSA, aux droits syndicaux et aux services publics, tandis qu’il promet de nombreuses subventions, baisses d’impôts et de charges pour les entreprises.
Je suis sûr que Marine fait bander Macron
Carte des sites de réinformation
La bataille des idées sur internetC’est quoi la réinformation ?
C’est une stratégie élaborée par la Nouvelle Droite pour diffuser les idées d’extrême droite et proposer un maillage médiatique en miroir aux médias mainstream.
Cette nébuleuse de sites internet relaie les rumeurs et les hoax, mais reformule aussi tous les faits de société sous un angle compatible avec leur logiciel idéologique. En clair, ce sont les médias qui ont normalisé l’extrême droite dans le champ médiatique.
Depuis plusieurs années, le reporter indépendant Ricardo Parreira infiltre, cartographie et étudie l'extrême droite extraparlementaire. Dans Reflets, journal d’investigation en ligne, il livre les résultats d'une glaçante enquête sur l'essor du Terrorgram : les messageries cryptées où l'on discute en toute décontraction ventes d'armes, attentats et nettoyage ethnique. Surveillées par la DGSI, ces chaînes ouvertement terroristes nourrissent un agenda bien précis : contrecarrer le « déclin civilisationnel » et imposer une société dominée par les Blancs.