Petit séisme dans l’industrie du jeu vidéo en ce début d’année 2026. Alors que la tendance des moteurs commerciaux est au verrouillage des licences, COCOS, le deuxième moteur de jeu 2D/3D mondial, a annoncé le 4 janvier le passage intégral de sa version 4 en open source sous licence MIT. Cette décision, prise sous l’égide de SUD, ne se limite pas au moteur : pour la première fois, l’intégralité du code de compatibilité cross-platform et le précieux toolchain CLI sont désormais accessibles publiquement sur GitHub.
Adhésion, billetterie, caisse enregistreuse et outils libres et fédérés.
Mis de côté pour voir !
Analyse de la license 「Collective Conditions for re-use」(Conditions collectives de ré-utilisation, abrégée en CC4r).
Auto-proclamée « non libre », sa première clause stipule que les travaux soumis à cette licence « ne contribuent pas à des mécanismes oppressifs de pouvoir, de privilège et de différence ».
où l'on parle donc de "licence anti-capitaliste"
On entend souvent que les Européens n’ont pas la culture du succès. Ces quelques exemples, et il y’en a bien d’autres, prouvent le contraire. Les Européens aiment le succès, mais pas au détriment du reste de la société. Un succès est perçu comme une œuvre pérenne, s’inscrivant dans la durée, bénéficiant à tous les citoyens, à toute la société voire à tout le genre humain.
Nos Google européens existent. Ils sont partout, pour tout le monde, librement.
À méditer.
La défiance face à Microsoft ne semble pas vouloir se calmer, en témoigne notamment une décision ambitieuse de la Ville de Lyon. Interview de Jean-Marie Séguret, son directeur du système d'information et de la transformation numérique.
Alleluia !
Il faut se passer de voiture pendant un certain temps pour réellement comprendre au plus profond de soi que la solution à beaucoup de nos problèmes sociétaux n’est pas une voiture électrique, mais une ville cyclable.
Nous ne devons pas chercher des « alternatives équivalentes » à ce que nous offre le marché, nous devons changer les paradigmes, les fondements. Si on ne change pas le problème, si on ne revoit pas en profondeur nos attentes et nos besoins, on obtiendra toujours la même solution.
La sympathique coopérative @ouvaton vient de publier sa toute nouvelle documentation dédiée à Nextcloud. Ce guide d’utilisation est partagé en CC-BY-SA et est hébergé sur un CMS qui s'appelle bookstack (<3) et peut donc se consulter ou s'exporter sous la forme d'un livre, merci !
Je me mets ça de côté
Un logiciel qui permet de transformer pratiquement n'importe quel vieil appareil photo ou caméra (compatible avec l'antique gphoto2) en webcam.
(via https://nicolas-delsaux.hd.free.fr/Shaarli/shaare/NyxJHA)
(Permalink)
Publiez, éditez et partagez vos contenus
YesWiki est un outil libre et convivial pour construire des plateformes de partage et de collaboration en ligne.
Hey ?
Mais #YesWiki a lancé son nouveau site !
Grâce à un beau travail collectif (mené principalement par Mélanie, Audrey et Louise je pense).
Plus simple, plus clair, plus sympa, (avec de chouettes illustrations de @miko@piaille.fr), j'espère qu'il vous plaira aussi !
Et sinon #YesWiki, c'est surtout un outil génialissime pour créer un site web orienté autour de la coopération, du partage et de l'échange et le tout en #NoCode !
Essayez-le !
Entre le rejet radical, difficilement soutenable, du numérique et la soumission décomplexée au monde packagé tout puissant et séduisant des GAFAM, que faire ? Dans son "Eloge du bug", sous-titré "Être libre à l’époque du numérique, le philosophe Marcello Vitali-Rosati ouvre une alternative en nous invitant à soulever le capot pour nous réapproprier les outils du numérique. Le bug, en ce sens, serait moins un ennui qu’une brèche par où peut s’engouffrer un processus d’émancipation critique , certes fastidieux, lent et imparfait mais indispensable à notre reconquête d’autonomie.
Quand on choisi de parler de libre plutôt que d’open source, c’est pour insister sur les aspects politiques et philosophiques, plus que sur le modèle de développement. C'est une façon de signifier que ce qui importe, ce n’est pas le logiciel, mais l’humain. Cette logique, quand on en déroule les implications, explique les compromis faits par les licences libres plus ou moins permissives. Pourtant, elle semble se heurter fermement à des limites arbitraires dans la pensée libriste majoritaire, que cette présentation se propose de remettre en question pour parler clairement d'émancipation.
Je suis intéressé par les questions du numérique éthique ; j'en fais part depuis longtemps. Le terme "éthique" ne me satisfaisait que très moyennement. J'estimais ça mieux que "responsable", mais ça matchait pas.
Par les discussions avec un ami (engagé sur le projet #Yunohost) et par cette vidéo
https://video.passageenseine.fr/w/aMgtihUgmjnLfzqCSM4cEG de la conf de @p4bl0 à #PSES2024, je comprends mieux l'importance du terme "émancipateur·trice" et les enjeux liés (mieux vaut tard que jamais). Merci de me faire grandir !
Selon Wikipédia, « La résistance (ou aversion) au changement ou immobilisme, consiste à désirer, et tenter d’obtenir par diverses formes de comportements d’opposition, le maintien du statu quo par procrastination ». Michel Crozier, sociologue des organisations (et grand ami du capitalisme triomphant), la définit comme « l’expression raisonnable et légitime des risques que comporte le changement pour les acteurs », introduisant deux notions (raisonnable et légitime) qu’il n’est pas inutile d’interroger : dans un contexte de transition subie (le dérèglement climatique, par exemple), la résistance est-elle raisonnable et légitime ?
Quelques précisions de vocabulaire : une contre-histoire, c’est une histoire qui remet en question le discours dominant, en l’occurrence ici, celui du système patriarcal dont l’un des effets est d’invisibiliser, ignorer, la moitié de la population .
Et pour identifier la place des femmes dans le numérique, je vous invite aussi à aller voir le site https://nowebwithoutwomen.com/
Le numérique a pris une place primordiale dans nos sociétés, parfois avec joie, parfois avec des contraintes imposées. Dans le cadre de projets collectifs où la plupart des participant·es sont à distance, avec des rythmes différents, les outils numériques trouvent leur place et leur légitimité.
Ceci est un article que j'ai écrit dans le cadre du MOOC (R)évolutions Locales du Mouvement Colibris. Je le partage ici, CC-BY Colibris et bibi !
Comment protéger ses libertés en milieu numérique "hostile"
Une excellente présentation sur le pourquoi le logiciel libre ne peut se limiter à lui-même et pourquoi il faut avoir un oeil critique sur le numérique, fut-il libre !C
Les bons conseils de @Framasky concernant les extensions #firefox
L’écologie a beaucoup à apprendre de l’échec du mouvement pour le logiciel libre. Celui-ci, perçu avec raison comme étant un combat moral s’opposant à la privatisation et la marchandisation des communs, s’est mué en open source, un mouvement très similaire, mais mettant en avant l’aspect technique afin de ne plus remettre en question l’aspect mercantile et la philosophie capitaliste.
Par sa volonté de décentralisation, le logiciel libre est présenté comme porteur de valeurs anarchistes, et parfois vilipendé par certaines institutions pour cela. Mais pour autant que les méthodes de travail puissent être reliées à des pratiques libertaires, voire revendiquées comme telles, peut-on réellement considérer qu’il en adopte toutes les valeurs, les ambitions et le message politique ?
Framatophe vous propose ici de retracer un peu la façon dont les mouvements du logiciel libre et des mouvements anarchistes se sont côtoyés au fil des ans et, surtout, comment ils pourraient mieux apprendre l’un de l’autre.