le podcast de @mathildesaliou et en particulier cet épisode dans lequel la militante et autrice Camille Lextray raconte les difficultés à animer un compte féministe sur Instagram.
Entre la chaise et le clavier: [Algorithmique 3/6] Questionner les systèmes
Notre dépendance numérique aux États-Unis est extrême. Il est temps d’inclure la relocalisation numérique dans nos plans de réindustrialisation.
Excellent résumé de Maël Thomas pour "Bon Pote"
Bienvenue sur X, l’ex-Twitter d’Elon Musk, où la gauche s’épuise à combattre des moulins à vent numériques, pendant que l’extrême droite et les complotistes dominent le jeu sans même avoir à transpirer.
"Oui, mais je combats de l'intérieur".
Bon, bah, en fait non. Tu t'épuises tout·e seul·e dans ton coin et pire, tu alimentes le truc et le favorise même grâce à l'effet de réseau.
bref, barre-toi.
(et ça vaut pour Facebook, Instagram et cie)
Le constat est sans appel. L'étude réalisée par des juristes de l'Université de Cologne établit que le Cloud Act, combiné au Stored Communications Act et à la Section 702 du FISA, permet aux autorités américaines d'exiger des données auprès des fournisseurs cloud, peu importe où ces données sont physiquement hébergées. Ce qui compte, c'est le contrôle exercé sur l'entreprise qui traite les données. Si la maison-mère est américaine ou si l'entreprise a des liens commerciaux significatifs avec les États-Unis, les données peuvent être réclamées. Les filiales européennes de Microsoft, Google ou Amazon sont donc directement concernées.
Voilà. C'est à peu près clair pour tout le monde maintenant ?
Ça fait des années que les acteurices militantes des données personnelles, du respect de la vie privée, de la lutte contre la surveillance etc. le disent. La justice l'a dit aussi (coucou les arrêts Schremps I et II auprès de la Cour de Justice de l'Union Européenne). Et maintenant, les universitaires le confirment.
Donc, maintenant, on se barre des outils US. Merci.
Voilà un an, presque jour pour jour, que j’ai créé mon compte Instagram. Mais alors que je concluais mon premier retour d’expérience — de deux mois — relativement positivement (avec quelques mises en garde quand même), qu’en est-il un an plus tard ?
Suspens !
Sur Internet, j’ai eu mille pseudos, tout autant de sites personnels. Il y a quelques années, j’avais un blog qui réunissait de nombreux lecteurs, je racontais ma vie, mes voyages, mes astuces déco et DIY1. Instagram était mon terrain de jeu préféré : prendre le temps de peaufiner le feed (grille de mes publication), retoucher les photos, partager des stories2...
Et pourtant, il y a moins d’un an, j’ai tout quitté, sans regret.
Voilà pourquoi je n’installerai pas #Whatsapp.
Et si des groupes s’y créent sur #Whatsapp, ils faut qu’ils assument le choix de ne pas respecter mes valeurs. C’est eux qui me contraignent à ne pas venir, pas moi qui refuse de venir. Un peu comme si sachant que je suis végétarien, musulman ou juif, on m’invitait à un barbecue 100 % pur porc.L’inverse n’est pas vrai : vous pouvez venir sur Signal comme vous êtes, et sans risque.
Depuis le 6 octobre, Meta interdit les publicités politiques. Résultat : les contenus publiés par des militantes et des associations féministes se retrouvent censurés. “Une invisibilisation dramatique”, alertent-elles.
Bah voilà, quelle surprise.
C'est bon, tout le monde se barre ou y'en a qui veulent continuer à croire que c'est the place to be ?
Alors, ouais, c'est sûr que quand t'as toute ta commu' chez les GAFAM, c'est la galère mais tant que tu y restes, ta commu' y reste, donc tu y restes donc ta commu y reste... Et après, c'est Zuckerberg qui décide qui reste !
Mon filtre SIEVE envoyé aux mails issus de Gmail (suite à https://lesliensde.jeey.net/?zd9bQg)
require ["vacation","fileinto"];
if header :contains "From" "gmail.com"
{
vacation
:days 30
:subject "À propos des mails Google/Gmail"
"Bonjour Schtroumpf,
Ceci est un message automaschtroumpfetique qui pertube l'apprentischtroump de l'IA de Google.
En effet, Google schtroumpfe mes messages pour schtroumpfer son IA (cf. (cf. https://lesliensde.jeey.net/?zd9bQg).
Or, c'est illégaschtroumpf car je n'ai jamais autorischtroumpfé Google à schtroumpfer ma corresponschtroumpf privée.
Merci de me schtroumpfer une autre schtroumpf email où je peux vous schtroumpfer. (Vous pouvez vous schtroumpfer sur https://www.demailnagement.net pour trouver schtroumpfer un autre schtroumpfeur d'email.)
Si vous schtroumpfez en savoir plus sur mon désamour pour (notaschtroumpf) l'IA et/ou Google, je vous schtroumpfe à lire ces schtroumpfs :
sur l'IA : https://lesliensde.jeey.net/?searchterm=&searchtags=IA+
sur Google (et les GAFAM en général) : https://lesliensde.jeey.net/?searchterm=&searchtags=GAFAM+
Maintenant, vous ne pourrez plus schtroumpfer que vous le ne saviez pas.
Bien cordiaschtroumpf,
";
}
Gmail : Google lit votre courrier pour entrainer son IA, comment l'empêcher — Frandroid
Encore un bel exemple de consentement à la sauce Google qui va allègrement se servir dans les mails envoyés (et reçus) et dans les pièces jointes pour entraîner ses IA sans même vous demander l'autorisation avant.
Les géants américains et chinois se disputent la suprématie dans le secteur de l'intelligence artificielle, avec des investissements colossaux. L'IA générative, qui produit textes, images et musiques, est au coeur de cette bataille. Cette révolution technologique soulève des enjeux stratégiques et éthiques.
#Google va lire vos mails et le contenu de vos fichiers pour entraîner ses IAs.
Le problème, c'est que, moi, je n'utilise pas GMail, les textes que j'écris et les fichiers que j'envoie seront aussi analysés par Google si mon correspondant utilise GMail.
Et si je suis pas OK avec ça, on fait comment ?
Je pense que je vais commencer tout doucement à envoyer un premier mail à tous·tes correspondant·es Gmail un truc du genre
"Google utilise mes messages pour alimenter son IA et je ne le souhaite pas. Merci de me fournir une autre adresse email où je peux vous joindre."
ou mieux
"Google schtroumpfe mes messages pour schtroupfer son IA et je ne le schtroumpfe pas. Merci de me schtroumpfer une autre schtroumpf email où je peux vous schtroumpfer."
A massive WhatsApp security flaw exposed the phone number of almost every user on the planet – despite the fact that parent company Meta had been alerted to the vulnerability way back in 2017.
(commentaire piqué à Tristan Nitot @nitot@framapiaf.org)
WhatsApp, le produit de Meta (ex-Facebook), vous savez, la messagerie qui prétend protéger la vie privée, a laissé fuiter 3,5 milliards de numéros de téléphone suite à une faille de sécurité...signalée il y a 8 ans
pouet de @amans@piaille.fr
"Tu te disais ptêtre parfois que si t’avais vécu sous Pétain en 43, t’aurais été résistant. Ben si tu utilises les GAFAM parce que plus facile/plus joli/tout le monde le fait/pas le choix, j’ai le regret de t’informer que non. T’es pas du tout résistant. En fait, tu es en train de mettre une affiche « travail - famille - patrie » sur la porte de ta maison. Exactement pour les mêmes raisons que ceux qui l’ont fait à l’époque."
Huhu, à lire, ne serait-ce que pour la description des réseaux sociaux des GAFAM :p
Fermée depuis 2020, la centrale nucléaire Duane Arnold, cituée en Iowa, va rouvrir afin d'alimenter les intelligences artificielles du géant californien.
(commentaire piqué à SebSaucage)
Quand les GAFAM défilent dans les Prides, drapeau LGBT à la main, c'est un mensonge. Ils n'en ont rien à foutre des LGBT. Ils ont détruit leurs politiques anti-discrimination.
Quand les GAFAM disent que "Votre vie privée est importante pour nous", c'est un mensonge. Ils prouvent jour après jour qu'ils ont manigancé et menti pour collecter plus de données sans votre accord.
Quand les GAFAM claironnent sur l'écologie, c'est encore un mensonge. Ils n'en ont rien à foutre de sauver la planète, ils veulent démultiplier leurs profits déjà titanesques.
Les GAFAM mentent, tout le temps.
Suite à un décret de Donald Trump contre la Cour pénale internationale (CPI), le juge français Nicolas Guillou n'a plus le droit d'accéder aux services numériques de certaines firmes américaines.
Ça devient n'importe quoi...
Dans mes conférences sur les impacts de l’IA générative, arrive toujours la question du « mais à qui profite le crime ? ». Et c’est le moment où je prends un crayon pour dessiner un schéma que je refais intégralement à chaque fois, oubliant ou rajoutant des choses de temps à autres.
Dans ce billet de blog, je publie un courriel que j'ai adressé à plusieurs rédactions de podcasts féministes afin de les sensibiliser aux outils informatiques qu'elles utilisent, notamment leurs réseaux sociaux.
Meta, par exemple, autorise explicitement de désigner "les femmes comme des objets du quotidien ou des propriétés ou objets en général"...
Exemple de la personnalisation des recommandations de l'algorithme de Youtube.