Orchestrée volontairement par les porteurs du projet Campus IA, la consultation publique menée à Fouju révèle les limites d’une démocratie technique réduite à négocier les modalités d’une décision déjà actée. Entre précipitation temporelle et évitement des questions fondamentales, le processus illustre comment les grands projets technologiques court-circuitent le débat démocratique sur leur opportunité même, transformant la participation citoyenne en simple exercice de légitimation.
L'IA, vous l'aurez, que vous le vouliez ou non... Acte 3090349
Mon ambition avec cet article, c’est de sortir de la posture que j’ai adoptée pendant plus d’un an. Une posture très surplombante, très moralisatrice justement, adoptée par beaucoup de personnes opposées à l’IA.
Un article qui va certainement me falloir lire attentivement !
L’émergence et la démocratisation de l’intelligence artificielle (IA) au quotidien, notamment dans le monde de l’entreprise, peut amener à un changement radical de la manière de travailler. Les gains de productivité très importants permis par l’IA en font un outil de plus en plus incontournable. Sous-domaine de l’intelligence artificielle, l’IA générative représente une avancée considérable pour les entreprises, offrant des perspectives inédites en matière d’automatisation, d’optimisation et d’innovation.
Ce développement rapide de l’IA suscite à la fois fascination et inquiétudes. Ces craintes peuvent découler d’une méconnaissance des mécanismes de l’IA, de doutes concernant ses conséquences sur l’emploi, ou encore de préoccupations éthiques liées à la confidentialité et à l’automatisation de la prise de décision.
Dans le cadre de sa mission de sécurité économique, la DGSI accompagne les sociétés et les établissements de recherche dans la prise en compte des risques d’ingérences étrangères liés à ces outils novateurs. Ce « flash ingérence » évoque le cas de trois entreprises françaises ayant été confrontées à des dérives ou des comportements à risque associés ou permis par l’usage de l’IA.
A huge blocklist of manually curated sites (1000+) that contain AI generated content, for the purposes of cleaning image search engines (Google Search, DuckDuckGo, and Bing) with uBlock Origin or uBlacklist.
Un moyen de bloquer les images générées par IA grâce à uBlockOrigin.
Le 25 décembre 2025, Rob Pike, co-créateur du langage Go et de l'encodage UTF-8, a reçu un e-mail non sollicité généré par une IA. Le message, signé « Claude Opus 4.5 », le remerciait pour ses contributions à l'informatique. Sa réaction a été explosive, cristallisant plusieurs critiques récurrentes autour de l’IA générative.
Je crois que j'enverrai la même réponse que Rob Pike au premier mail généré par une IA...
« Allez vous faire foutre. Vous pillez la planète, vous dépensez des milliards en équipements toxiques et non recyclables, vous détruisez la société, et vous trouvez le temps de faire en sorte que vos machines immondes me remercient de militer pour des logiciels plus simples. Allez tous vous faire foutre. Je ne me souviens pas avoir été aussi en colère depuis longtemps »
Il y a quelques années, les « travailleurs du clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’IA générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la précarité.
L'extravictisme de l'IA, ce n'est pas juste des ressources naturelles des pays pauvres, c'est aussi l'exploitation des personnes pour alimenter et modérer ces outils...
Chercheur en sociologie, spécialiste du digital labor, Antonio Casilli explique pourquoi l'IA est un coupable idéal lorsqu'on parle de suppressions d'emploi, ou de recul de l'emploi des jeunes. Il décrypte également les enjeux environnementaux et sociaux croisés de l'IA, avec une explosion du phénomène des travailleurs précaires de la donnée.
Comment l'invocation de l'IA transforme les licenciements en impératif technologique, conférant aux entreprises une légitimité morale que ne procure plus la seule logique économique, tout en les protégeant des dommages réputationnels et d'un questionnement sur le contrat social qui les lie à leurs salariés, clients et à la société.
Il n'y aura pas d'IAG, pas de superintelligence, pas d'immortalité sur Alpha Centauri. Il y a un lent coup d'État technologique, une dégradation ininterrompue des conditions de vie du plus grand nombre. Et peut-être alors qu'une fois la bulle éclatée, une fois le champ hypnotique rompu, journalistes, élus et corps intermédiaires se regarderont dans le miroir et se demanderont, hagards comme les rescapés d'une secte millénariste, comment ils ont pu croire à cette folie.
En 2024, des chercheuses en design de l'université de Strasbourg ont étudié 53 applications et logiciels informatiques. Objectif : identifier les changements de design qui poussent les consommateurs à utiliser l'intelligence artificielle. Elles déplorent des stratégies particulièrement agressives.
Vous n'avez pas besoin de l'IA, on vous force à l'utiliser.
Rarement une figure fondatrice de l’informatique moderne aura exprimé une colère aussi brute, aussi personnelle, aussi désabusée. En quelques messages, Rob Pike a fait exploser le vernis policé du débat sur l’IA générative. Derrière l’invective, il ne s’agit ni d’un simple coup de sang ni d’un rejet instinctif de la technologie, mais d’un acte d’accusation moral contre une industrie qui, selon lui, a perdu toute mesure.
Allez vous faire foutre, bande d'enfoirés. Vous violez la planète, vous dépensez des milliards dans des équipements toxiques et non recyclables tout en détruisant la société, et vous prenez encore le temps de faire en sorte que vos machines répugnantes me remercient de m'efforcer de créer des logiciels plus simples.
Allez vous faire foutre. Allez tous vous faire foutre.
Je ne me souviens pas de la dernière fois où j'ai été aussi en colère.
La magie de Miyazaki et le succès incommensurable des films d’animation du studio Ghibli ont marqué des générations. À l’ère où l’intelligence artificielle provoque des bouleversements à grande échelle, des mouvances fascistes et néonazies s’approprient désormais l’esthétique unique de Ghibli afin d’offrir à la haine un nouveau décor.
Le Washington Post pensait tenir une nouvelle vitrine de son savoir-faire éditorial. Il se retrouve avec un sérieux rappel à l’ordre sur les limites actuelles de l’intelligence artificielle en journalisme. Le quotidien américain a récemment lancé « Your Personal Podcast », un format audio généré par IA, censé offrir à chaque auditeur un résumé personnalisé de l’actualité. L’initiative, développée en partenariat avec ElevenLabs, a toutefois rapidement dérapé.
« La société délirante dans laquelle nous vivons ressemble à un mensonge parfaitement mis en scène que l’on nous persuade d’accepter comme une réalité », estime Arshin Adib-Moghaddam dans son livre The myth of good AI : a manifesto for critical Artificial intelligence (Le mythe de la bonne IA : un manifeste pour une intelligence artificielle critique, Manchester university press, 2025, non traduit). Cette société délirante n’est pas le produit de l’IA, constate pourtant le professeur de philosophie et codirecteur du Centre pour les futurs de l’IA de l’université de Londres. Mais, l’IA vient la renforcer parce qu’elle « floute les lignes de nos modes de compréhension de la vérité et du mensonge, du pouvoir et de la résistance, de la subjectivité et de l’objectivité, de la science et de la fiction ». Ce qui change avec l’IA, c’est que Big Brother n’est plus une autorité qui nous contrôle de l’extérieur, mais une perturbation qui vient altérer nos facultés cognitives elles-mêmes.
8 000 milliards de dollars : pourquoi l'équation économique de l'IA ne boucle pas
Le PDG d’IBM estime que la frénésie actuelle autour des capacités IA repose sur un socle financier fragile, et que la course au toujours plus risque d’étouffer ses propres promesses. Entre coûts d’équipement vertigineux, cycles de remplacement courts et facture énergétique en embuscade, la réalité dépasse déjà les slogans. Les premiers calculs publics laissent entrevoir des montants colossaux pour des rendements encore à démontrer, ce qui pousse Krishna à parler cash.
La liste des trucs pour désactiver l'IA dans #Firefox :
- aller sur about:config
- désactiver (mettre à "false") les paramètres suivants :
browser.ml.enable
browser.ml.chat.enabled
browser.ml.chat.menu
browser.ml.chat.page
browser.ml.chat.page.footerBadge
browser.ml.chat.page.menuBadge
browser.ml.linkPreview.enabled
browser.ml.pageAssist.enabled
browser.tabs.groups.smart.enabled
browser.tabs.groups.smart.userEnabled
extensions.ml.enabled
browser.search.visualSearch.featureGate
L’IA en perspective est un outil destiné en première intention aux travailleurs·euses sociaux, aux enseignants·es, aux formateurs·rices, aux animateurs·rices, qui souhaitent aborder la question de l’Intelligence Artificielle avec leurs publics.
En multipliant les entrées thématiques, la plateforme permet à un grand nombre de professionnels·les ou de simples citoyens·nes d'aborder l’I.A. selon leurs centres d’intérêts, avant de faire leur chemin dans notre architecture, d’y puiser des informations, des questionnements et de disposer d'une banque de ressources.
Mais d’autres couches s’annoncent encore. « Lorsque la mémoire de l’IA deviendra persistante, elle permettra de stocker les préférences des utilisateurs à long terme, et votre « graphe de curiosité » pourrait devenir un actif à la fois malléable et échangeable. Aujourd’hui, les entreprises enchérissent sur les mots-clés que vous avez déjà recherchés. Dans un avenir proche, elles pourraient enchérir pour influencer vos prochaines recherches. Le mécanisme d’enchères publicitaires ne consistera plus à « montrer cette publicité à une personne qui cherche des chaussures », mais à « susciter la curiosité de cette personne pour les chaussures haut de gamme durables avant même qu’elle ne réalise avoir besoin de nouvelles chaussures ». La valeur résidera dans le fait même de susciter cette curiosité. Lorsque l’IA pourra prédire et influencer les désirs avant qu’ils ne se forment, la publicité elle-même pourrait passer de la persuasion à l’anticipation ».
La #publicité à l'heure de l'#IA : créer vos intentions plutôt que les satisfaire
Comme le relève macg, un internaute sur X a remarqué l’apparition de plusieurs éléments dans le code de l’application Android de ChatGPT pointant vers l’apparition de publicités.
On y trouve des références aux annonceurs, à de la publicité affichée à la recherche ou sous forme de carrousel, ou encore sur le ciblage des utilisateurs.
Vos précieuses données
Rien n’a été explicitement annoncé par OpenAI, mais on peut raisonnablement s’attendre à une intégration de la publicité dans une prochaine version de ChatGPT. Quand l’outil vous fait une recommandation d’achat, un des éléments affichés pourrait être sponsorisé par la marque ou le commerçant.
Déjà que la confiance dans les réponses d'une IA devrait être plus que relative, mais imaginez l'avenir où les IA vous répondront en fonction de qui a payé pour glisser de la pub. L'enfer...
Il y a quelque temps déjà que je grince des dents en voyant passer ici ou là un article, une tribune ou une pétition qui, tout en dénonçant une oppression, une injustice ou un manque d'égalité d'une manière qui me touche et me convainc, détruit son propre message en choisissant une illustration générée par IA. Parfois ce n'est même pas signalé, mais soit les artistes se sont donné le mot pour représenter des personnages à 6 doigts partout, soit ce critère reste un bon détecteur.
C’est parce qu’il sait exactement comment les IA sont entraînées que le salarié de Google interrogé par le Guardian a « conseillé à tous les membres de [sa] famille et à tous [ses] amis de ne pas acheter de nouveaux téléphones intégrant l’IA, de résister autant que possible aux mises à jour automatiques qui ajoutent l’intégration de l’IA, et de ne rien révéler de personnel à l’IA ».