L’avènement d’une Shadok AI souveraine permettait de générer des oracles précieux pour la planète. Ainsi, quand une difficulté se présentait qui résistait au pompage, le devin plombier s’adressait à l’Ordinateur. Ce dernier rendait alors un oracle. Pour ce faire, l’Ordinateur se gavait d’herbe puis ruminait de longues heures avant de générer et de déposer l’oracle. Il fallait prendre garde de ne pas marcher dedans même si certains prétendaient que cela portait chance.
L’une des dernières versions de Chrome installe en silence un fichier de 4 Go sur les ordinateurs compatibles : les poids du modèle Gemini Nano. Aucune notification, pas de bouton pour refuser, et la suppression manuelle ne tient pas.
C'est un comportement de virus, ça, non ?
La députée européenne La France insoumise Leïla Chaibi a organisé fin avril une réunion sur l'intelligence artificielle dans le cadre professionnel. L'occasion de constater l'avancée rampante de cette nouvelle technologie dans le monde du travail.
Les IA pourraient-elles définitivement travailler à la place des humain⸱es, à qui il ne resterait plus qu’à percevoir un revenu universel ? C'est la piste creusée par deux associations américaines, qui proposent un #RevenuDeBase aux travailleurs·euses victimes des bouleversements du marché du travail.
L'idée pourrait paraître attrayante mais les propositions faites ici par ces asso américaines "apolitiques" et "apartisanes" (donc de droite, on est OK), en faisant l'impasse sur le système de financement, ne font que faire avancer l'acceptabilité l'idée de l'#IA (qui nous libèrerait des affres du travail).
Or, sans aspect politique du mode de financement, cela peut être juste le pire du #RevenuDeBase qui serait financer par une portion des bénéfices des entreprises de la tech leur allouant un pouvoir encore plus important sur la vie des gens.
Mais vous me rétorquerez "bah les entreprises paient déjà leurs salarié·es. Donc ça ne change rien". Sauf que les salariés produisent la valeur ajoutée et ont donc un pouvoir de pression (aka la grève) et c'est ce qui motive les entreprises à continuer à payer leurs employé·es. Si des fonds privés paient directement, sans contrepartie, le revenu des personnes, ces dernières seront alors complètement à la merci de ces entreprises sans aucun contre-pouvoir possible.
Une solution pour mettre en oeuvre ce #RevenuDeBase financé par les entreprises serait par exemple la nationalisation de ces entreprises. Chiche ?
Polluter and Cyber Elites Part 1: Social media wrecks mental health and the climate while promoting the far right. But are the tech bros about to crash?
Première partie d'un essai en deux volets consacré à la collusion entre l'élite des pollueurs, l'élite cyber/technologique et l'extrême droite – et à la manière dont la recherche de revenus publicitaires les relie tous
Dans un très curieux billet de blog, OpenAI détaille pour la première fois l'infrastructure qu'elle déploie pour scanner, analyser et potentiellement signaler aux autorités les échanges de ses abonnés. Sous couvert de prévention des violences, l'entreprise officialise un dispositif de renseignement comportemental privé, sans cadre juridique contraignant ni contrôle extérieur.
Sans grande surprise, OpenAI officialise que ChatGPT est un parfait outil de surveillance.
Que l’IA générative puisse être utilisée à des fins subversives (le terme est à relativiser quand on parle de business économiques si colossaux que sont le football, la recherche ou la guerre) n’est pas le sujet, et ne l’a même jamais été. Le meilleur ouvrage à date sur la question, Contre-Atlas de l’intelligence artificielle de Kate Crawford (éditions Zulma, 2022), explique dans un style accessible et référencé les six catastrophes de l’IA : d’abord, celle de la Terre, de la main-d’œuvre, des données (fichage et surveillance), de la classification (des individus selon des typologies stéréotypées), des affects, et de l’État.
Une contributrice de Wikipédia a découvert que l’IA de Doctrine.fr avait « halluciné » que la Cour européenne des droits de l’homme avait « rejeté » la requête d’un plaidant. Or, la CEDH l’avait non seulement acceptée, mais la France avait en outre été condamnée à lui verser des indemnités.
Des scientifiques inventent une fausse maladie. Les IA la présente comme réelle
Pire, des scientifiques listent l'étude comme étant réelle...
les quatres cavaliers de l'IApocalypse sont de sortie
Voilà t'y pas que j'attends maintenant impatiemment la sortie des résultats trimestriels des gros de l'#IA, juste pour le plaisir de lire les analyses de @UnePorte@eldritch.cafe !
ici, on va vous parler, non pas des robots intelligents d'Asimov, mais des robots aussi cons que les esprits tordus qui dirigent les entreprises qui vont les construire... On va donc parler Robot, IA, DumpingSocial, Esclavagisme, TechnoFascisme & Technoféodalisme... Tout un programme !
Ça y est, ça commence à parler de robots humanoïdes (à l'instant sur France Inter)... Et c'est un drame à venir
Les petits gars de Microsoft Research qui dropent sans pression un papier qui conclue que "Les LLM ne sont pas seulement mauvais pour analyser les documents, ils les pourrissent." 🤷♂️
Nous appelons notre gouvernement à organiser une Convention citoyenne sur l’IA, avec l’engagement ferme d’organiser un référendum à son issue.
C'est un peu comme pisser dans un violon, mais bon, c'est une forme d'art aussi, non ?
Le parti Renaissance a diffusé de faux avis IA d’Emma Watson, Ronaldo, Rosalía et Kendrick Lamar pour vanter le livre de Gabriel Attal. Retour sur ce bad buzz IA.
#Attal #IA #Renaissance... Ça pouvait pas être autre chose que de la merde...
Mais on voit à quel point ceux qui aspirent à nous diriger n'ont vraiment aucun respect de personne...
L'IA tue.
Une frappe aérienne américaine aurait tué plus de 165 élèves dans une école primaire de Minab, dans le sud de l'Iran. Reuters évoque des sources qui lui indique qu'une enquête américaine laisse entrevoir une probable responsabilité des États-Unis dans la frappe contre cette école en Iran. Selon plusieurs sources concordantes, le système Claude d'Anthropic — utilisé par le Pentagone pour planifier ses opérations militaires — aurait désigné la cible sur la base de renseignements obsolètes. L'affaire révèle les risques mortels d'une IA déployée dans la chaîne de commandement militaire sans garde-fous suffisants, et déclenche une crise sans précédent entre l'administration Trump, Anthropic et l'ensemble de l'écosystème de l'intelligence artificielle.
Hier, suite à un post de l’ami Ploum sur Masto qui dénonçait l’absurdité de l’utilisation des LLMs (Large Language Models ~= IA générative ~= ChatGPT, Claude, you name it ~= ce que les gens appellent IA actuellement) pour coder, une personne a répondu :
Concernant les LLMs pour la programmation, le débat est clos : oui c'est utile et non, on ne peut plus s'en passer
Ça m’a laissé sans voix.Non le débat n’est pas clos, oui on peut doit s’en passer, et surtout OUI vous n’êtes pas seul·e à ne pas l’utiliser.
C’est la carte magique dégainée par les promoteurs de l’intelligence artificielle (IA), quand sont pointés les effets environnementaux de cette technologie : grâce à ses prouesses, l’IA serait un atout clé pour lutter contre le changement climatique. Six associations basées aux États-Unis, dont Les Amis de la Terre, ont publié le 17 février un rapport étrillant cette thèse. Elles dénoncent une « tactique de greenwashing » orchestrée par les entreprises de la tech, qui confine au « canular climatique ».
(commentaire de SebSauvage)
_89% des entreprises ne mesurent aucun bénéfice à avoir utilisé l'IA.
Ça veut quand même dire que ça peut être utile dans 11% des cas, ce qui n'est peut-être pas si mal. (Il y a peut-être quelquechose à tirer de ce désastre.)
Mais cela veut dire aussi que cette techno est inutile pour 89% des entreprises. Information à mettre en face des investissements absurdement colossaux faits dans le domaine par Microsoft, Google et compagnie. Ça va forcément se casser la gueule, et ça va faire mal.
L'autre question à se poser, c'est ce qui va se passer pour les 11% d'entreprises qui utilisent l'IA quand 1) ils seront dépendants de cette techno et que 2) les acteurs du marché se seront cassés la gueule.
Je n'aimerais pas être à la place de ces 11%._
Une spirale infernale boursière frappe tout ce qui a trait à l'IA : les craintes liées aux pertes d'emplois massives et aux investissements stériles effacent près de 1 500 milliards de dollars de capitalisation
Les marchés boursiers connaissent actuellement une turbulence majeure provoquée par l'industrie de l'IA. Elle reflète deux craintes de plus en plus contradictoires : d'un côté, les investisseurs redoutent que l'IA bouleverse des pans entiers de l'économie de manière si radicale qu'ils se débarrassent des actions de toute entreprise perçue comme vulnérable face à cette technologie. De l'autre, une profonde incertitude règne quant à la capacité des géants technologiques à rentabiliser les milliards de dollars investis chaque année dans l'IA. Dans le même temps, les utilisateurs forcent les entreprises à réexaminer leur collaboration avec les agences fédérales.
"Avec l'IA, la seule limite, c'est votre imagination" est l’un des poncifs que l’on entend à propos de l’IA générative. Sauf que non, l'IA n'existe pas dans le vide, elle existe sur une planète, laquelle n'est pas sans limites ! S’il est vrai que l'IA étonne par des capacités qui augmentent sans cesse, et nombreux sont ceux qui s'y essayent, soit parce que ça les amuse, soit en espérant neutraliser la menace que l'IA fait peser sur leur métier ou sur leur travail. Mais ce comportement collectif vis-à-vis de l'IA, son déploiement auprès de milliards d'internautes, avec l'empreinte environnementale qu’elle implique, est-elle compatible avec les limites planétaires ? Quelles sont les options possibles pour réduire cette empreinte ? Telles sont les questions abordées lors de cette présentation mêlant technologie et prospective.