La plateforme française jure que ses données médicales sont à l’abri en Europe, mais elle transmet la plupart de ses informations à Google, Microsoft et Anthropic, pour entraîner ses propres modèles d'intelligence artificielle. La Cnil, elle, est aux abonnés absents.
(article complet ci après)
La licorne n’est pas vraiment à cheval sur les principes ! Fin avril, la boîte fondée par Stanislas Niox-Chateau, un proche d’Emmanuel Macron, a fait savoir à ses utilisateurs (500 000 praticiens et 90 millions de patients en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et, bientôt, en Grande-Bretagne) que sa politique de protection des données à caractère personnel « évolu[ait] ». Doux euphémisme… Car Doctolib, qui s’enorgueillit de faire rayonner le savoir-faire hexagonal, refile les données de ses utilisateurs aux géants de la tech américaine.
Microsoft power
Depuis 2024, moyennant 79 euros par mois, la plateforme propose en effet aux médecins d’utiliser un assistant virtuel à la consultation qui, avec l’accord du patient, prend note de leur conversation. « Aucun tiers ne peut accéder au contenu des notes médicales », assure Doctolib. Sauf que ces notes, à en croire la politique de protection des données de l’entreprise, entraînent les modèles d’intelligence artificielle eux-mêmes coachés par Google (Gemini), Anthropic (Claude) et Microsoft (Copilot). Carton rouge ! Même si ces mastodontes stockent leurs datas dans l’Union européenne, la justice américaine peut les forcer à les transmettre outre-Atlantique, ce que Doctolib omet de préciser.
Y aurait-il Trumperie sur la marchandise ? Doctolib a aussi un contrat avec Meltio, une boîte californienne qui héberge des données aux Etats-Unis.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés, chargée du respect du règlement européen en France, assure ne pas être « en mesure de se prononcer sur la légalité » de cette situation. Voilà qui est rassurant. « Quand on pense que le Health Data Hub a été crucifié pour avoir fait affaire avec Microsoft… » s’étouffe un spécialiste du numérique. La base de données de santé publique destinée à la recherche avait fait hurler les souverainistes, quand elle était hébergée, de 2019 à 2026, chez Bill Gates, avant d’être transférée, en avril, chez le français Scaleway. Mais Doctolib semble immunisé.
Lobby à tout-va
Pour garder la forme, la firme abuse du lobbying. L’an dernier, elle a dépensé près de 500 000 euros pour « promouvoir une politique de l’hébergement, de la protection et de la portabilité des données favorable à l’activité de Doctolib » auprès de parlementaires tricolores et 300 000 euros auprès des Européens. Elle est aussi représentée par le groupe de pression Digital Europe, au budget de 4 millions d’euros, consacré à l’influence sur le continent.
Quels sont les risques pour les clients de Doctolib ? Les datas fournies (antécédents médicaux et familiaux, prescriptions, données biologiques, etc.) sont suffisamment précises pour qu’un malade puisse être identifié. Un cadeau pour les compagnies d’assurances qui mettraient la main dessus. D’autant que, même en cas de décès, les informations peuvent être conservées « à des fins probatoires ou pour répondre à une obligation légale (telle que la conservation du dossier patient) » et exploitées.
Même chez les morts, les données bougent encore…
Ce qui devait arriver vient potentiellement d'arriver : un cybercriminel prétend avoir volé les données de santé de près d'un Français sur deux. Numéro de sécurité sociale, coordonnées bancaires, identité...
(a priori, je ne suis pas dedans, m'étant opposé à l'usage du DMP à l'époque)
Bref... Qui aurait pu prédire, hein ?
« C’est pour le moins frustrant. Notre rôle est de prévenir les risques de santé publique et nous en sommes empêchés par le gouvernement, au détriment de la santé de la population française »
La force des lobbys
Un concurrent a saisi la justice pour contester les autorisations accordées à Nestlé Waters pour produire de l’eau minérale naturelle.
À un moment, faudrait voir à arrêter d'être tout gentil avec cette énorme multinationale suisse de l'agroalimentaire, non ?
Emmenées par foodwatch, Yuka et France Assos Santé, 43 associations de consommateurs, de lutte contre la précarité, de malades, de professionnels de santé, de défense de la santé environnementale annoncent s’allier dans une mobilisation inédite
Et la pétition à signer est là : https://www.stop-aliments-ultra-transformes.foodwatch.fr/
j’ai [Julie] créé un jeu de cartes qui permet d’animer une discussion autour des risques psychosociaux dans les collectifs de travail horizontaux
Excellente base pour conscientiser les enjeux et risques dans les collectifs non hiérarchisés.
Et qui plus est :
Le rapport de l'Agence espagnole des médicaments avertit que le remplacement de traitements éprouvés par ces produits peut mettre en danger la vie des patients.
Oui, choisir l'homéopathie, c'est financer un laboratoire de bonbons en quasi-monopole mais aussi s'éloigner d'une vraie prise en charge.
Des scientifiques inventent une fausse maladie. Les IA la présente comme réelle
Pire, des scientifiques listent l'étude comme étant réelle...
La fuite de données de médicales qui a touché des millions de Français découle d’une négligence inouïe. Quelques semaines après la mise en ligne des données sur le dark web, on apprend que l’éditeur Cegedim n’avait pas pris toutes les mesures adéquates pour protéger les informations en sa possession.
-> pas de double-authentification (par SMS ou appli ou 2FA). Pour accéder à des données de santé, c'est dommageable tout de même. Heureusement que ce sont des pro, hein.
Nous les croisons partout, sans vraiment y prêter attention : dans les salles d’attente, les couloirs d’hôpitaux, les stations de métro ou les écoles. Les affiches de santé publique semblent n’être que de simples rappels destinés à nous aider à « bien nous comporter ». Mais, sous leurs couleurs pastel et leurs slogans bienveillants, elles transmettent une vision très précise, et rarement neutre, de ce que doivent être la santé, le citoyen et la responsabilité.
Elles individualisent des problèmes collectifs, construisent un référentiel universel trompeur et occultent les inégalités sociales, matérielles ou linguistiques qui rendent certains comportements difficiles, voire impossibles.
Sous couvert d’aide ou de prévention, elles déplacent subtilement les responsabilités collectives vers les individus. Décryptage.
Cerballiance, entreprise disposant de plus de 700 laboratoires d’analyses en France, a annoncé la constitution d’un entrepôt de données de santé (EDS). Au-delà des buts poursuivis, cette étape pose des questions légitimes sur la confidentialité des données.
De plus, tout ça se fera sur opt-out, c'est à dire que c'est à vous de dire que vous refusez... si tant est que vous soyez informé·es... Une autre vision du consentement...
Depuis que les médecins s'intéressent à l'éco-anxiété, ils prônent unanimement le passage à l'action. Mais les éco-anxieux peuvent-ils porter le poids de l'inaction des autres sans risquer de craquer ?
Le passage à l'action. T'es drôle, toi.
Se faire gazer quand on rappelle l'absurdité des décisions politiques, je ne suis pas sûr que ce soit si bon que ça pour la santé ...
Des documents inédits révélés par la cellule investigation de Radio France et "Le Monde" dévoilent l’ampleur des efforts déployés avec succès par Nestlé auprès de l’Etat pour filtrer illégalement son eau en bouteille.
Notes ministérielles, échanges de mails, compte-rendu de visites d'inspection... La cellule investigation de Radio France et Le Monde ont eu accès à de multiples documents qui éclairent d'un jour nouveau l'affaire des eaux contaminées traitées illégalement par le groupe Nestlé.
Patrick Hetzel est le nouveau ministre de la Recherche, dans le gouvernement de Michel Barnier. Ses prises de position en santé publique lui valent une première déconvenue de communication, en particulier sur le covid en avril 2020.
SPOIL : Oui. Et c'est pas la seule tâche au tableau.
Une pensée émue pour la science.
Adapter nos rythmes de travail aux variations des corps, aux variations hormonales des femmes en particulier, devrait nous inspirer pour ralentir et décroître. Afin d’aligner nos exigences sociales aux cycles du vivant en général.
L’État dépense au moins 19 milliards d’euros par an pour soigner des maladies liées à la malbouffe ou dépolluer les contaminations aux pesticides, révèle une étude. Sans pour autant flécher les dépenses publiques vers une agriculture plus vertueuse.
Claire Michel, comme son équipe, se voit désormais obligée de déclarer forfait pour le relais mixte prévu lundi. En début de semaine, la course masculine avait été reportée à cause de la mauvaise qualité de l’eau du fleuve.
De quoi relancer les débats déjà houleux sur la qualité de l’eau du fleuve. La triathlète belge Claire Michel a été hospitalisée après avoir plongé dans la Seine, a appris le média De Standaard. La sportive, comme son équipe, se voit désormais obligée de déclarer forfait pour le triathlon mixte prévu lundi. La course masculine avait d’ailleurs été reportée à cause de la mauvaise qualité de l’eau du fleuve.
Selon le média, Claire Michel est à l’hôpital depuis quatre jours et serait infectée par l’Escherichia coli (E. coli), une bactérie qui provoque des troubles gastriques.
Si ça continue, ça va finir en plainte pour empoisonnement tout ça ...
Doublement de la franchise médicale: pour Bruno Le Maire, "ce n'est pas un impôt ni une taxe" mais un "principe de responsabilité"
Responsabilité de ne pas tomber malade ? Ou responsabilité de ne pas se faire soigner pour ne pas culpabiliser ?
Ta responsabilité, Bruno, ce serait de te sortir les doigts et d'oser aller te servir chez tes potes qui, eux, n'hésitent pas à se servir dans nos poches.
Baltringue.
Le risque pour l’humain reste faible, mais le nombre croissant de cas parmi les mammifères est jugé préoccupant. Le virus H5N1, à l’origine d’une flambée record de grippe aviaire à travers le monde, évolue rapidement, avertissent des experts alors que les appels se multiplient pour que les pays fassent vacciner leurs volailles.
Depuis son apparition, en 1996, le virus de la grippe aviaire H5N1 entraînait des épizooties essentiellement saisonnières. Mais « quelque chose s’est passé » mi-2021 qui l’a rendu beaucoup plus infectieux, selon Richard Webby, virologue et directeur du centre de recherche sur les pathologies aviaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

