Le rapport de la commission d'enquête sur "les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France" est sorti.
Bonne lecture à toustes !
Mais oui, excellente idée 👌
Qu'ils ne viennent pas nous parler de leurs actions EN FAVEUR de l'adaptation ou n'importe quoi...
Pour des raisons budgétaires, Matignon a décidé de supprimer une petite structure interministérielle chargée d’animer les réflexions d’élus, de chercheurs et d’habitants sur l’adaptation des logements et des territoires au réchauffement climatique
Quand on disait que l'#IA nous tuera, fallait pas imaginer des hordes de robots assassins...
La frénésie autour de l’IA générative acte un renoncement clair dans la grande bataille de notre siècle : celle que nous devons mener pour l’écologie. Alors que l’empreinte carbone du secteur s’aggrave de façon alarmante, les milliards d’euros investis dans la construction de data centers sont un appel à la démobilisation générale.
#Moudenc a eu sa breloque, il peut repartir en guerre contre les sans-abris. Quelle ordure...
Quelques jours après avoir été salué par l'Ordre de Malte pour son action envers les sans-abris, Jean-Luc Moudenc ordonne l'évacuation d'un bâtiment occupé par un groupe de mineurs étrangers isolés.
Le 8e rapport du Haut Conseil pour le Climat vient tout juste d’être publié ! Intitulé “Dangers climatiques : la France face à ses responsabilités”, un titre sans appel sur l’impréparation de la France face au changement climatique, tant sur la baisse des émissions (atténuation) que sur l’adaptation.
Il faut prendre la mesure de la phrase avant de la commenter. Une cour de justice vient d’établir, en deuxième instance, après un procès rejugé au fond, qu’une candidate à l’élection présidentielle a organisé un système de détournement de fonds publics pendant plusieurs années. Et cette même cour vient de dire que rien, dans son droit, ne l’empêche de solliciter le pouvoir exécutif suprême.
Il y a des décisions de justice qui referment un dossier. Et il y a celles qui déplacent le centre de gravité de la vie politique. En maintenant Marine Le Pen éligible tout en la condamnant à porter un bracelet électronique, la justice n’a finalement ni empêché sa candidature, ni effacé la condamnation.
Notre impréparation face aux canicules, aux incendies, aux sécheresses, aux maladies, aux catastrophes naturelles, c'est à dire au #ChangementClimatique, est criminelle.
Les salariés de RTE déplorent que "pour l'instant, la direction n'ait pas pris de mesure de protection des salariés". Ils dénoncent la "fragilisation des conditions de sûreté"
"Toutes les IA sont biaisées" : pourquoi l'intelligence artificielle risque-t-elle d'influencer l'élection présidentielle française ?
😱 je veux pas vivre ça !
Ça va être l'enfer absolue cette #Présidentielle2027 😭
ALERTE : le gouvernement a trouvé comment faire disparaître le 1er mai !
Les règles de silence politique qui s'appliquent la veille des élections "seront les mêmes que d'habitude" en 2027, pour la présidentielle, malgré les dates retenues par l'exécutif avec un second tour le 2 mai, au lendemain de la Fête du travail, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, ce mercredi 1er juillet.
Lorsque sur un plateau TV un climatologue entend un journaliste dire que les scientifiques « n’ont pas été assez clairs » sur le changement climatique, il a le droit de s’énerver. Mais alors, qui accuser de la désinformation sur le climat ?
La vérité désormais c’est que sans changement rapide voire brutal de notre modèle économique, le réchauffement climatique ne sera jamais stoppé ou infléchi et l’adaptation – la fameuse, dont on entend beaucoup parler ces jours-ci – n’aura jamais lieu, comme l’état actuel des logements, des hôpitaux ou des écoles le montre. Ce dont nous avons besoin c’est d’une rupture franche et nette avec le capitalisme et sa classe parasite, sinon nous sommes tous condamnés à mort : en tant qu’individus – c’est déjà le cas pour une partie d’entre nous dans les mois et années à venir – et en tant qu’espèce, entraînant toutes les autres dans notre chute. L’objectif révolutionnaire – celui d’un bouleversement rapide de la société, ici comme ailleurs – est devenu le seul viable. Voici pourquoi et comment.
Les discriminations s’envolent, la liberté de manifester s’étiole et la confiance entre police et population s’effrite : la Défenseure des droits Claire Hédon s’alarme des coups portés à tous les étages de l’État de droit, au moment de quitter l’institution.
Fruit de deux ans de travail partagé avec des organisations et des personnes de tous les continents (avec néanmoins une dominante en Europe francophone), nous proposons ce guide pratique pour construire l’autonomie sur les territoires et la planète, pour susciter des envies les bassins versants, pour outiller les camarades, pour nous renforcer ensemble à travers une mutuelle d’information, de soutien et de protection.
Alors que les températures battent tous les records, le cadrage du sujet pointe rarement les responsables de la situation. Pourquoi et comment « politiser la canicule »?
L'édito de Mathieu Vidard le montre bien en colère.
Et c'est légitime...
Je suis en colère. Nous sommes au milieu d’une deuxième canicule historique (en juin !), des dizaines de morts officielles sont déjà annoncées. Probablement des centaines à venir et des milliers lorsque Santé Publique France publiera les chiffres des morts de la chaleur en 2026.
Thomas Wagner (BonPote) est en colère. Ça me paraît très clair de pourquoi il est en colère...
Fustigeant l’apathie ou le déni du gouvernement, le chercheur invite l’exécutif à prendre la mesure de la durée très inquiétante de la vague de chaleur actuelle car les épisodes précoces «font plus de dégâts».
Article complet :
C’est un triste solstice. L’été ne commence officiellement que ce dimanche 21 juin, pourtant la France fait déjà face à son deuxième épisode de chaleur précoce de l’année. Corps éprouvés, cours annulés, écoles fermées, grand oral du bac surchauffé, fête de la musique sous étuve, sols et végétation asséchés… Tous les voyants sont au rouge. Installée durablement sur le pays, la canicule pourrait être d’«une durée et une sévérité identiques à celle d’août 2003», a averti Météo France, avec des «pointes à 40 °C en particulier sur l’ouest et le centre» lundi et mardi et sans doute «une chaleur d’un niveau parfois inédit, tous mois confondus». Près de trente-cinq millions de personnes dans 49 départements (dont Paris et l’Ile-de-France) sont concernées, lundi 22 juin, par la vigilance rouge, le niveau d’alerte le plus élevé correspondant à la fois à un événement météorologique exceptionnel et à une inquiétude sanitaire justifiant une «mobilisation maximale». Et 90 % de la population sera sous vigilance orange ou rouge, dans 89 départements ( un nombre record).
En visite au siège de Météo France à Saint-Mandé (Val-de-Marne), ce dimanche 21 juin, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a précisé que les températures allaient «rester sur un plateau très élevé» et qu’aucune baisse n’était envisagée «d’ici la fin de la semaine». Mais cette fournaise à rallonge ne conduit pas l’exécutif à changer de méthode, qui laisse la main aux préfets et aux recteurs. «Ca doit être une gestion, vraiment j’insiste, décentralisée, au plus près des territoires», a déroulé le ministre.
Pour le climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS, les responsables politiques ne sont pas à la hauteur de la situation. Coauteur du sixième rapport du Giec, il pointe la responsabilité des «freineurs» de la transformation climatique et appelle à davantage «politiser» ces événements extrêmes.
Comment qualifiez-vous la vague de chaleur en cours ?
Désormais, je les appelle «canicules Flip» : plus fréquentes, longues, intenses et précoces, et aussi plus flippantes. A Paris, il est maintenant quasi-certain que le record emblématique de la température minimale la plus élevée, en août 2003 (25,5 °C), sera battu. Les minimales sont critiques, particulièrement en ville pour la santé physique et mentale, car les corps récupèrent des chaleurs extrêmes de la journée durant la nuit. Trop hautes, elles induisent des risques de nature multiples (accidents par baisse de vigilance et réactivité, décompensation psychique, etc.). Au-delà des valeurs extrêmes de températures, c’est la durée de la canicule qui est flippante. Il est probable qu’elle soit d’une sévérité comparable à celle de 2003.
La succession des épisodes de chaleur amplifie-t-elle la menace ?
Ces épisodes de chaleur fréquents peuvent nous confronter à des risques systémiques où les événements (canicule, sécheresse, orages, etc.) se combinent et touchent plusieurs secteurs, soit de manière concomitante, soit successive, aggravant considérablement leurs effets.
Pourquoi cette canicule intense et durable, en plein solstice, paralyse-t-elle autant la société ?
Les chaleurs précoces font plus de dégâts que celles que l’on observait entre le 15 juillet et le 15 août dans un climat non réchauffé par l’homme. Elles rendent nos sociétés humaines plus vulnérables puisque l’exposition à la chaleur est plus importante en début d’été ; elles touchent les élèves dans les écoles surchauffées, les travailleurs sur les chantiers ou les agriculteurs dans les champs, etc.
Ces chaleurs malmènent aussi les écosystèmes car elles se produisent à un moment particulier du cycle saisonnier de la végétation (croissance des fruits, maturité des céréales) mais aussi de la faune (naissain de certains mollusques). De telles températures maximales font mourir la végétation par échaudage combiné au manque d’eau. Les conséquences sont fortes en matière d’adaptation aux effets du changement climatique. En ville, on voit dépérir beaucoup d’arbres plantés ces dernières années, encore fragiles faute de système racinaire assez profond. Il est beaucoup plus difficile de végétaliser les villes qu’il y a vingt ans.
Le gouvernement prend-il, ces jours-ci, la mesure de l’urgence climatique ?
Lors de l’épisode de fin mai, j’ai été sidéré par l’absence du gouvernement dans l’espace médiatique mais aussi par la faiblesse des discours et propositions de tous les partis politiques sur les enjeux liés aux chaleurs extrêmes, notamment sur les adaptations nécessaires, qui doivent s’inscrire dans un projet de société. S’agit-il d’attentisme en essayant de minimiser l’événement ? D’incompétence ? D’obstruction ? De couardise ?
La force politique qui semble avoir dicté l’angle de communication en matière de climat a été le Rassemblement national : ce parti a opéré un hold-up médiatique en brandissant le «chiffon rouge» de la climatisation, un objet de polarisation, ou plutôt présenté comme tel, de manière très caricaturale. Lors de ce deuxième épisode, le gouvernement essaie d’être plus présent mais avec une bonne dose d’enfumage qui révolte encore davantage. Les mots n’ont plus de sens, de profondeur, de lien avec le réel, dans un double langage orwellien qui sape toute confiance.
C’est-à-dire ? Les moyens dédiés ne sont pas à la hauteur des plans d’adaptation au réchauffement ?
Les plans gouvernementaux apparaissent beaux et ambitieux sur le papier mais ils omettent un levier essentiel, qui dérange et nous permettrait de diminuer nos vulnérabilités et d’assurer notre autonomie et notre souveraineté face à ces coups climatiques : la sobriété, en eau, en énergie, etc. Il y a un hiatus généralisé entre les mots, les moyens et les actes. A l’image des annonces sur le confort d’été faites [mercredi par le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, ndlr], la plupart déjà prévues il y a trois ans, alors qu’en parallèle le budget du fonds vert [créé en 2023 pour financer les projets des collectivités territoriales destinés à accélérer la transition écologique et donc l’adaptation], a été divisé par trois [le projet de loi de finances 2026 le dotait de 837 millions d’euros contre 2,5 milliards auparavant].
Tout le monde est perdu ! Cette politique de yoyo empêche, par exemple, les artisans à l’œuvre dans la rénovation des bâtiments, les grandes entreprises et les collectivités d’avoir une vision claire et de planifier une adaptation à la hauteur.
Quant à l’analyse de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, affirmant qu’on s’est trop intéressé à l’atténuation (diminution des émissions de gaz à effet de serre) au détriment de l’adaptation, elle est erronée et révoltante à ce niveau de responsabilité. Il est illusoire d’adapter la France à + 4 °C sans casse. Le succès de l’adaptation est conditionné à la réussite de la décarbonation car il existe des limites dures, des ruptures et des irréversibilités dans les écosystèmes et sociétés humaines. Toute politique régressive en matière de décarbonation est suicidaire.
Qui sont les grands freineurs de l’adaptation et de l’atténuation aujourd’hui ?
Un tissu complexe d’acteurs politiques et économiques avec des alliances de circonstances entre les lobbys économiques, les grands groupes financiers, les politiciens, certains chefs de partis et certains groupes de presse, etc. Les parlementaires ont une responsabilité majeure dans cette dynamique de frein car ils sont les «faiseurs de loi». Alors que leur mission est de protéger les personnes et les biens, ils actent l’impréparation généralisée et les régressions en matière d’adaptation et d’atténuation qui accentuent les risques. Certains élus ou partis sont les «bras armés» d’influences diverses. A l’échelle internationale, les lobbys des énergies fossiles sapent les efforts de transformation du système énergétique avec une attaque de plus en plus virulente envers les sciences du climat et envers les traités environnementaux. En France, le lobby agricole composé des agrochimistes et des grands groupes agroalimentaires freine la transition et nous enferme dans une dynamique mortifère.
En ce moment au Sénat, les parlementaires ont réintroduit l’acétamipride, un puissant insecticide néonicotinoïde, dans la loi d’urgence agricole, et assoupli le texte sur le stockage de l’eau. Que vous inspire ce choix allant à l’encontre des recommandations scientifiques ?
Voilà, c’est suicidaire. Sans modification majeure de la chaîne agricole, de la production à l’alimentation, le système agricole va s’effondrer, il ne tient que par des bouts de ficelle. Il s’agit de questionner les types de cultures, les revenus des agriculteurs, la ressource en eau en tant que bien commun à partager, le commerce mondial, la qualité des aliments… on va dans le mur. On le sait, la science est claire : les responsables prennent des décisions en toute conscience ; il faut arrêter de rejeter la faute sur les climatosceptiques ou sur certains journalistes et présentateurs en mal de buzz, ce ne sont que des idiots utiles développant dans un cadre populiste, polarisant et de postvérité, une fausse image de la France face à ces enjeux climatiques. Leur surexposition donne corps à une minorité et amplifie le retard. Oublions-les, n’en parlons plus. Pointons plutôt la responsabilité des décideurs actuels. Vu le peu de considération dont bénéficie le ministère de l’Ecologie, on voit bien que ce n’est plus une priorité. Pourtant, on ne peut pas négocier avec le changement climatique, la chaleur actuelle le rappelle plus que jamais.
Selon vous, il faut donc davantage politiser les événements climatiques extrêmes ?
Oui, il faut politiser les canicules. On doit dénoncer la défaillance des partis politiques en responsabilité, dans le maintien de la sécurité des personnes et des biens face aux risques climatiques. Tous doivent intégrer ces enjeux caniculaires, comme les autres événements extrêmes, au sein d’un changement profond de la société. Ce projet passe par un questionnement sur nos modes de vie, sur notre rapport aux ressources, sur les inégalités sociales qui doivent se traduire par des mobilités et une alimentation différentes, une agriculture résiliente, une électrification des usages, etc. Il faut électrifier mais pour qui, pour faire quoi ? Regardez les millions d’euros d’investissement annoncés cette semaine pour l’intelligence artificielle. A quel moment questionne-t-on les gouffres d’énergie et d’eau que sont les data centers ? Cette politique de priorisation de l’IA est incompatible avec les enjeux environnementaux et, en fin de compte, elle minimise l’impérative nécessité de s’engager dans une transition socio-environnementale.
Cette semaine, le ministre de la Ville et du Logement a pourtant reconnu que la canicule n’était pas qu’une «question météorologique ou climatique» mais «désormais une question de justice sociale».
Bravo, ça fait vingt ans qu’on le dit ! Les déclarations contradictoires sont perturbantes. Oui, les bouilloires et passoires thermiques sont un problème social. Dans ce cas, cartographions les vulnérabilités et mettons les moyens pour protéger les citoyens au lieu de couper les financements. Politiser les coups climatiques, pointer l’irresponsabilité des décideurs, permet aussi de mettre en avant un droit aussi fondamental que l’accès à l’eau : l’accès pour tous à la fraîcheur dans un monde qui se réchauffe. C’est-à-dire à des zones refuges, à des réseaux de fraîcheur urbains, à des conditions décentes pour nos enfants et les professeurs dans les écoles ou pour les travailleurs à l’extérieur.
Face à la multiplication des crises et à l’apathie du politique, que peut le citoyen ?
En 2022 la chaleur a tué plus de 61 00 personnes en Europe et 5 000 personnes en France. Il est révoltant que notre société s’accommode ainsi d’autant de décès chaque année. La mortalité se banalise, s’invisibilise… Nous faisons face à un déni de responsabilité et à un déni de démocratie. Une des solutions est de soutenir les actions territoriales et d’investir les mécanismes démocratiques locaux en créant des espaces d’échange transparents et horizontaux, comme des conventions citoyennes. Même si celle sur le climat a été suivie d’effets législatifs décevants, la dynamique humaine et démocratique qu’elle a créée reste un exemple inspirant. Il y a urgence à arrêter de subir et à reprendre en main notre destin : lutter contre le changement climatique n’est pas un projet technique mais un projet fondamentalement politique, au sens le plus noble du terme, celui de faire société
Accès aux soins : "les urgences, c’est pas une évidence !"
Chaque été, les tensions sur le système de santé s’accentuent, en particulier dans les services des urgences hospitalières qui doivent faire face à une augmentation de leur activité alors que les personnels de santé sont moins nombreux.
Avis au(x) gouvernement(s) : Et si, plutôt que nous emmerder à nous fournir deux cent solutions alternatives à tester l'une après l'autre, vous vous assuriez qu'on ait un système de santé adéquat et adapté aux besoins de la population ?
En 2026, l'Unédic prévoit des pertes de 2,3 milliards d'euros, qui s'expliquent en partie par un prélèvement de 4,1 milliards d'euros effectué par l'Etat.
L'État endette l'Unédic (qui gère l'assurance-chômage) et après, t'as le gouvernement qui vient nous dire qu'il faut durcir les règles d'indemnisations parce que l'Unédic a des dettes.
Manifeste pour une écologie politique
par Alessandro Pignocchi <3
Toujours fin mais avec les deux pieds dans le plat