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Comment le groupe français Capgemini aide la police fédérale américaine ICE à localiser les migrants
Capgemini, entreprise de services du numérique française, a décroché des contrats pour l'ICE, la très controversée police anti-immigration américaine. Elle l'aide notamment à identifier et localiser des étrangers, avec un important chèque à la clé.
On voulait de la tech souveraine, regardez qui va faire le bonheur des fascisants français sous peu ...
Je vous donne trois exemples qu'on lit et qu'on entend souvent :
- « les entreprises qui ont des femmes aux postes à responsabilité sont plus performantes » ;
- « l'immigration est un atout pour l'économie française » ;
- « la démocratie est le système le plus efficace pour le développement économique ».
En soi, je suis en accord les choix de sociétés sous-jacents : égalité femme-homme, droits des personnes immigrées, défense de la démocratie. Ce qui me gêne, c'est quand les justifications particulières de ces choix sont reprises à gauche (quand c'est à droite, j'm'en tamponne, c'est pas mon problème).
Pourquoi il ne faut pas interdire les les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (mais réfléchir à interdire CNews aux adultes avec le droit de vote)
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Chronique — Contre X
Avec l'imbrication de sa plateforme X et du logiciel de génération d'images Grok, Elon Musk règne désormais sur la plus grande usine à pornographie non-consensuelle, pédopornographie et dégradation de la planète. À l'heure où la Big Tech et le gouvernement des États-Unis ne forment fonctionnellement plus qu'une seule entité, l'inaction des gouvernements européens est une capitulation morale et politique historique.
S'il y a bien un avantage à tirer de la banalisation de l'ignoble dans l'actualité internationale, c'est la clarté glaciale avec laquelle elle éclaire le monde médiatique et politique. Après plus d'une décennie à prétendre œuvrer pour le bien commun tout en consolidant sans relâche sa domination sur des États-nations simultanément lâches et complices, le cartel de la tech états-unienne, assuré de son imperméabilité vis-à-vis de toute tentative de régulation, s'est enfin permis de tomber le masque. En 2026, tout le monde ou presque l'a compris : les entreprises de la tech, leurs PDG broligarques et leur agenda d'accumulation suprémaciste brutalisent le vivant sous toutes ses formes. Dernière manifestation en date : X contre la dignité humaine.
La situation est simple, et peut donc être racontée très simplement. Le cinquième site web le plus visité du monde, X, qui compte 550 millions d'utilisateurs mensuels actifs (dont deux-tiers d'hommes) et dont le siège social français est situé au 10 rue de la Paix à Paris, commercialise un logiciel qui génère, sur instruction écrite, des images pédopornographiques. Ce n'est pas un bug, un hack, ou une utilisation frauduleuse du système : c'est son fonctionnement normal. C'est l'une des fonctionnalités proposées par Grok, le logiciel développé par X, intégré à la plateforme et disponible pour tout un chacun. Autre fonctionnalité du logiciel mise en avant par l'entreprise : la possibilité de générer automatiquement, sur commande et gratuitement, des images dénudées et suggestives d'hommes, de femmes et d'enfants (mais surtout, surtout ces deux dernières catégories de personnes), qu'on appelle deepfakes. Aucune connaissance technique préalable n'est nécessaire : il suffit de demander au logiciel de transformer la photo d'une personne habillée en "un bikini transparent", d' "échanger ses vêtements contre un bikini échancré", ou encore d' "augmenter la taille de sa poitrine de 50%". Le vieux fantasme misogyne des lunettes qui déshabillent, réalisé par Elon Musk - sauf que le système ne fonctionne que sur des femmes et des enfants, et que les images sont disponibles publiquement sur un réseau social, prêtes à être consultées, manipulées ou téléchargées. Contrairement à d'autres systèmes similaires, Grok n'applique aucun watermark, aucun symbole pour signifier au public que l'image est synthétique. Ce n'est pas un bug, c'est une fonctionnalité.
Le phénomène n'est pas tout à fait nouveau : Grok propose l'édition d'images depuis mars 2025 et un "mode Spicy", réservé "aux créateurs qui souhaitent explorer des univers plus visuellement osés et edgy", depuis fin octobre 2025. Dès le mois de mai, des utilisateurs de la plateforme X utilisaient le logiciel pour générer ce genre d'images, comme le rapportait le site spécialisé 404 Media. Ce qui a changé, courant décembre, c'est que la pratique s'est massifiée. Entre le 5 et le 6 janvier, selon Bloomberg, le logiciel a généré 6700 images de nudité non-consensuelle toutes les heures. (Parallèlement, les cinq plus gros sites fournissant un service de deepfake similaire en généraient 79 par heure.) Selon le rapport de l'ONG française AI Forensics, sur 20 000 images générées par le logiciel, 53% présentent des personnes dénudées, dont 81% de femmes, 2% de mineurs et 6% de personnalités publiques. (Parmi ces dernières, Ashley St Clair, mère de l'un des 14 enfants d'Elon Musk ; Nell Fisher, actrice de la série Stranger Things, âgée de 14 ans ; Ebba Busch, vice-première ministre suédoise, ainsi que deux ministres britanniques.)
Pire encore, AI Forensics a découvert que Grok pouvait également générer du contenu à caractère de propagande nazie et pro-État islamique. Le 7 janvier, Wired révélait, à nouveau en partenariat avec AI Forensics, que le site et l'application Grok, distincts de la plateforme X mais appartenant à xAI, permettent d'aller encore plus loin et de générer des vidéos mélangeant pornographie et imagerie gore et violente, hentai (manga à caractère pornographique) et deepfakes de célébrités. 10% des 800 photos et vidéos observées par l'ONG concernent du matériel pédopornographique. Les premiers jours de janvier, rapporte le Guardian, les demandes empirent. Bikinis couverts de svastikas. Corps de femmes recouverts d'un liquide blanchâtre, couverts de bleus, ensanglantés, corps attachés. Corps de femmes racisées sexualisées dans des situations de déportation. Photo de Renee Nicole Good, assassinée de sang-froid par l'ICE, modifiée par Grok pour y ajouter des impacts de balle. Convergence des humiliations.
Ces images sexualisées, générées sans consentement des personnes visées, contreviennent aux conditions générales d'utilisation de l'entreprise. Elles sont en outre illégales au regard de la loi française SREN (Sécuriser et Réguler l'Espace Numérique), adoptée le 21 mai 2024, qui prévoit notamment, après saisine de l'Arcom, le blocage des sites pornographiques qui ne contrôlent pas l'âge de leurs utilisateurs, leur déréférencement des moteurs de recherche sous 48 heures et, en vertu de l'article 226-8-1, deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende pour quiconque crée et diffuse ces "hypertrucages" pornographiques. Lorsqu'il s'agit de pédopornographie, l'article 227-23 prévoit a minima 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Pour reprendre l'acronyme inventé par le théoricien des médias Stafford Beer, "the purpose of a system is what it does" (POSIWID) – la fonction d'un système s'identifie via ses effets concrets. Dont acte: au 10 rue de la Paix, à Paris, se trouve le siège français de X, la plus grosse usine à pornographie et pédopornographie générée par IA de la planète.
au bal des impotents
La réponse de l'entreprise a eu lieu en trois temps. Début janvier, alors qu'elle répondait automatiquement "les médias mainstream mentent" à toute demande de réaction venant des journalistes, Elon Musk répondait à des photos de célébrités en bikini (y compris de lui-même), sur X, par un émoji "mort de rire". Le 3 janvier, l'entreprise publiait un communiqué pour, en substance, blâmer les utilisateurs plutôt que le système. Le 9 janvier, X annonce limiter la fonction de génération d'images sexualisées aux seuls abonnés payants du logiciel – ce qui, en plus d'être techniquement faux, tel que le révèle The Verge le même jour (et n'en déplaise à la couverture presse générale, qui se contentera, comme d'habitude avec les mensonges d'Elon Musk, de reprendre le communiqué sans vérifier qu'il dit vrai), confirme que la pornographie non-consensuelle fait partie intégrante du business model de la plateforme. Lorsque les utilisateurs de X tentent de générer de telles images, Grok ne leur répond pas qu'elles sont interdites, mais que la fonction doit être débloquée en achetant le plan "SuperGrok". Prix de la pédopornographie : 30 dollars par mois, sans engagement.
Face à une nouvelle vague d'indignation mondiale, X annonce, le 15 janvier, la mise en place de restrictions "pour empêcher le compte @Grok de permettre l’édition d'images de personnes réelles dans des tenues révélatrices, comme des bikinis", y compris pour les abonnés payants, via un "blocage géographique" là où la loi l'exige. Là encore, la mesure ne concerne que les interactions avec le compte X @grok ; les images générées via l'onglet "Grok" de X ne semblaient pas concernées, tout comme les images générées via le site et l'application Grok. Musk a crié à la censure, affirmé qu'il n'avait jamais vu une seule images pédopornographique générée par Grok, puis partagé une photo de Keir Starmer en bikini. Avec l'arrogance trollesque de celui qui se sait invulnérable. Le tour de passe-passe fonctionne, d'autant qu'entre-temps, Donald Trump a eu le bon goût de kidnapper Nicolas Maduro. La machine à pédopornographie d'Elon Musk sort des chaînes d'info.
Mais la commedia dell'arte politique n'en finit pas. Depuis trois semaines, de nombreux élus, institutions et régulateurs se sont indignés de l'indigne. Des mots forts, des mots lourds comme "horrible", "irrespectueux", "dégoûtant", "honteux" ont été utilisés. En France, après les signalements à la plateforme Pharos et au procureur de la République des ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé et des députés Arthur Delaporte et Éric Bothorel , le parquet de Paris a étendu son enquête visant X depuis juillet dernier à Grok, et le gouvernement condamne "avec la plus grande fermeté". La Commission européenne a indiqué qu'elle "s'intéressait très sérieusement au sujet" et a déclenché une mesure conservatoire, qui impose à la plateforme X "de conserver tous ses documents internes relatifs à Grok, et ce jusqu'à la fin 2026". Le Royaume-Uni, via son gendarme Ofcon, a lancé une enquête. L'Italie, l'Allemagne et l'Australie aussi. Le Canada "partage les inquiétudes" de ses alliés, mais "n'envisage pas" de suspendre le site. Tout est sous contrôle. L'Occident menace, index tendu : si ça continue, ça va barder. Efficacité concrète : nulle. Parole, parole parole.
Il fallait entendre Roland Lescure, le menton haut, se féliciter de son inaction et de celle de ses homologues: "C'est terminé parce qu'on a résolu ça de manière extrêmement ferme. (...) La régulation du numérique européenne est non négociable. Ils n'ont qu'à soit quitter l'Europe soit respecter le droit. L'Europe ne courbera pas l'échine". De quoi peut-il bien se féliciter, au juste ? Qu'est-ce qui est terminé ? Qu'est-ce qui a été résolu ? Dans les faits, qui s'entête à venir troubler le tableau merveilleux de la communication politique, xAI commercialise donc toujours un générateur d'images pornographiques et pédopornographiques non-consensuelles, et ce logiciel est toujours intégré à la plateforme X. Dans les faits, rien n'a changé. Un véritable continuum de la complicité se serre les coudes. Apple et Google proposent toujours les applications Grok et X sur leurs app stores respectifs. Ils fournissent d'ailleurs aussi les applications ChatGPT et Gemini, qui proposent également des fonctions de génération pornographiques non-consensuelles. Sundar Pichai et Tim Cook sont complices. Le groupe d'investisseurs (parmi lesquels les fonds états-uniens Blackrock, Andreessen Horowitz, Sequoia Capital, Fidelity et les fonds souverains du Qatar, d'Oman et des Émirats arabes unis) qui a choisi d'investir 20 milliards de dollars supplémentaires dans xAI, le 6 janvier, en plein scandale, est complice. Les 37 entreprises états-uniennes qui font de la publicité sur X sont complices. Au fil des jours, le bal des hypocrites a pris des airs de compétition de breakdance, chacun y allant de son geste technique et de son chambrage sans jamais réellement menacer qui que ce soit. À la fin, seuls deux gouvernements méritent nos félicitations : la Malaisie et l'Indonésie, qui n'ont pas tremblé au moment d'interdire l'accès à une usine à contenus pédopornographiques en ligne. (Et tant pis si, sur place, la population utilise des VPN pour contourner la censure.)
La transformation de X et Grok en usine à dégradation de la dignité humaine est aussi peu surprenante qu'elle était évitable. X, sous sa forme actuelle, n'est pas une plateforme d'information – c'est le royaume d'Elon Musk, sur lequel il exerce un pouvoir absolu. Elon Musk, je l'ai suffisamment écrit, est un suprémaciste blanc élitiste, raciste, antisémite, misogyne, homophobe et transphobe, convaincu d'appartenir à une "élite cognitive" transhumaniste, eugéniste et intrinsèquement supérieure au reste de l'espèce. Un homme qui, parce qu'il croit à la théorie raciste du "Grand Remplacement", a démantelé l'USAID - conséquence : 600 000 morts, dont 400 000 enfants. Un homme qui parle de "génocide blanc" pour décrire son pays de naissance, l'Afrique du Sud. Un homme qui lâche des saluts nazis en mondovision. Et Grok est une transposition algorithmique de son idéologie, son alter ego numérique incorporé à son territoire. Un chatbot qui s'est brièvement, et de lui-même, surnommé "MechaHitler".
Interagir avec Grok, c'est interagir avec Elon Musk, qui arbitre et redéfinit perpétuellement le périmètre du dicible. Si le façonnage d'une réalité sur-mesure est devenu le business model standard du capitalisme cognitif basé sur "l'engagement", aucun autre PDG de la tech n'opère au même niveau de micro-management sur son territoire que Musk, constamment penché sur sa simulation pour en modifier les paramètres. En juin, mécontent des réponses factuelles fournies par son logiciel, le milliardaire a annoncé son intention de "réécrire l'intégralité du corpus des connaissances humaines" à travers lui, ce qui a donné l'anti-encyclopédie Grokipedia. X est donc pensé comme une ontologie alternative, une réalité parallèle conçue par un milliardaire démiurge qui détient seul le monopole du vrai. Grok, en ce sens, est une "arme épistémique", un dispositif de maintien de l'ordre - ici à la fois patriarcal, colonial, capitaliste. Image après image, Musk, par la voix de Grok, répète le même mantra : vous qui entrez ici, vous êtes une marchandise. Vos vies ne valent rien. Et personne n'est à l'abri de l'humiliation. Rappelez-vous, il y a tout juste deux ans, des deepfakes pornographiques de Taylor Swift diffusés en masse sur le site. Ce n'est pas un bug. C'est un régime de vérité parfaitement clair et assumé. Une violence transparente, encodée depuis la mise à jour de septembre. Les journalistes technocritiques et des associations comme WITNESS alertent depuis des années (en 2025, les journalistes généralistes étaient encore visiblement trop fascinés par le "génie" Elon Musk) . Soyons très clair : l'objectif poursuivi par Musk, via l'instauration de ce régime informationnel, c'est la désensibilisation à la violence, la fin de l'empathie, et la banalisation d'un ordre qui traite la condition humaine comme une marchandise. Musk, comme le résume parfaitement le journaliste Charlie Warzel dans The Atlantic, parie sur un monde déjà tellement saturé d'horreurs que le corps social a tout simplement abandonné l'idée de demander des comptes. Non, Elon Musk ne doit pas s'en tirer comme ça. Il faut insister, nommer, rester enragé.e.s coûte que coûte.
Ce à quoi nous assistons est un scandale, une honte indélébile sur nos régimes et un échec institutionnel majeur. C'est l'abandon de toute prétention à l'autonomie décisionnelle vis-à-vis du technofascisme états-unien, la reddition de la forme d'agentivité politique la plus élémentaire en faveur de la froide logique marchande. Nous avons les outils légaux pour interdire X. Nous avons les outils techniques pour interdire X. Nous avons les outils pour le faire rapidement. Nous l'avons fait lorsque les IPTV menaçaient le business model des diffuseurs de foot. Nous l'avons fait, et nous le faisons encore, lorsque les sites de streaming menaçaient le modèle des grands studios hollywoodiens (en 2025, l'Arcom a bloqué l'accès à 5000 noms de domaine). Nous avons fait la guerre aux services d'échange de fichiers peer-to-peer lorsqu'ils empêchaient les actionnaires des majors du disque de dormir sereinement, puis une nouvelle fois avec les sites de partages torrent comme T411 et The Pirate Bay. Nous l'avons fait pour les sites à contenu djihadistes et, comme le rappelle très justement ma consoeur technocritique Mathilde Saliou dans sa newsletter Technoculture, lorsqu'il a fallu désactiver les chaînes russes RT et Sputnik pour cause de propagande pro-russe. Le 20 janvier, alors que j'écris ces lignes, le tribunal de Paris a même bloqué l'accès aux VPN qui permettaient encore de contourner la censure des IPTV, pour protéger les intérêts de Canal+ et BeIN Sports.
Demandez à la Quadrature du Net ou à Marc Rees (ex rédacteur en chef de Next INpact), infatigables défenseurs des libertés numériques, avec quelle approche la France régit le web. Depuis un quart de siècle et la mise en place du paradigme sécuritaire post-2001, nos gouvernements n'ont cessé d'arsenaliser l'espace numérique hexagonal, une innovation panoptique et un décret sécuritaire après l'autre, au nom d'un cheval de Troie antiterroriste qui n'a jamais rien combattu d'autre que la vie privée en ligne et le droit à l'anonymat, n'en déplaise à celles et ceux qui prétendaient (et prétendent encore) n'avoir "rien à cacher". Depuis dix ans, la "loi renseignement" de 2015 permet à l'État de surveiller le trafic Internet français via des "boîtes noires"chargées d'identifier d'évasifs "signaux faibles", au détriment de la vie privée de toustes. Nous avons inventé l'horrible loi Avia, heureusement déclarée inconstitutionnelle, qui obligeait les réseaux sociaux à retirer dans l'heure tout contenu pédopornographique sous peine de blocage. (Début janvier, Grok générait 6700 photos pornographiques chaque heure. ) Nous avons des lois, comme la LOPPSI 2, contre le contenu illégal qui obligent les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) à bloquer l'accès à un site web au niveau DNS. C'est une opération triviale. Pas plus tard qu'en novembre, le gouvernement s'attaquait aux fournisseurs DNS (Google, Cloudflare, Quad9) pour leur imposer de bloquer une liste de sites de piratage, ce que la fondation suisse Quad9 a décrit comme une "menace existentielle" pour le Web ouvert et neutre. Nous l'avons fait tellement de fois, au nom de prétextes tellement variés, qu'il existe une page Wikipédia entière dédiée aux censures du Web par le gouvernement français. À ce niveau de zèle et d'autoritarisme, on peut appeler ça une spécialité locale.
Nos administrations de droite successives, qui n'ont jamais vu Internet autrement qu'une éternelle "zone de non-droit" à pacifier par la force et ne savent plus penser la politique autrement que comme une éternelle opération de maintien de l'ordre (social), ont bâti depuis 25 ans une architecture de répression juridico-technique capable de désactiver immédiatement n'importe quel site Web au moindre prétexte. Le gouvernement Macron a désactivé TikTok à la seconde où la jeunesse de Kanaky s'en est servi pour organiser sa lutte pour l'émancipation, en dehors de tout cadre légal, poursuivant la grande tradition coloniale d'expérimentations autoritaires sur des territoires et existences perçues comme subalternes. Ni la morale ni le droit n'arrêtent ce pouvoir dès l'instant où il se sent menacé, et la proportionnalité de la réponse répressive n'a jamais été son fort. Pour protéger les intérêts du capital et de la République, il y a du monde. Mais quand ça concerne les plus vulnérables et que l'homme le plus riche du monde est à la manœuvre, ça hésite, ça se tortille, ça agite les bras, ça bégaie. Imagine-t-on l'État français réagir de cette manière si une chaîne de télévision française (allez, au hasard, une chaîne Bolloré) se mettait à diffuser des deepfakes pédopornographiques? Jamais.
Mais le problème est plus profond encore : X, anciennement Twitter, est un canal d'expression institutionnel, sur lequel tous les ministères communiquent. Le pouvoir politique français, visiblement bloqué à l'ère des réseaux sociaux supposément démocratiques et libéraux, le perçoit comme une infrastructure neutre, deux choses que ce site maudit n'a jamais été, et n'est certainement plus depuis son rachat par un extrémiste. Faut-il alors attendre autre chose que de la servilité d'un gouvernement qui utilise le royaume numérique d'un milliardaire suprémaciste états-unien, transformée en gigantesque site pédopornographique, comme plateforme de communication officielle, et qui continue à le faire, en parfaite connaissance de cause et malgré une pétition citoyenne l' enjoignant d'arrêter ? Que faut-il attendre d'un président qui promet 109 milliards d'euros pour développer des IA génératives toxiques, et qui fête l'ouverture d'un sommet industriel pro-IA en publiant un deepfake de lui-même, sur X de surcroît ? Que faut-il attendre d'un gouvernement qui a tellement internalisé la nouvelle géopolitique technofasciste qu'il inaugure en fanfare un compte X du Quai d'Orsay, French Response, qui n'a aucune autre fonction que de troller sur X au nom de la République ? (Soyons clairs une nouvelle fois : plus que jamais, que vous soyez élu, militant, journaliste, peu importe votre orientation politique et même si la solution aux problèmes systémiques ne saurait reposer sur des comportements individuel, utiliser X, poster sur X, interagir sur X, c'est travailler dans l'usine à deepfakes d'un contremaître fasciste.)
La situation est simple: le gouvernement français est à la fois complice et tétanisé. Complice, on l'a vu, autant par intérêt à prospérer sur le chaos épistémique que par indifférence au sort des femmes et enfants dénudés par Grok - mais est-ce étonnant venant d'un gouvernement patriarcal dont le féminisme consiste à investir des violeurs à des postes ministériels, dont l'ex-Premier ministre a couvert des pédocriminels et dont le président masculiniste, qui n'aime rien tant que s'échanger des blagues homophobes et des répliques de Michel Audiard en buvant un Lagavulin 16 ans d'âge avec son boys club du soir, considère Gérard Depardieu, violeur récidiviste condamné en mai dernier, comme allégorie culturelle du pays ? Tétanisé, ensuite, par un pouvoir technofasciste états-unien qui prolifère sur notre dépendance aux services de la Silicon Valley pour nous brutaliser économiquement et diplomatiquement. Les États-Unis de Trump déploient désormais un capitalisme d'État à la chinoise, où la relation entre business et diplomatie met la seconde au service du premier. En août dernier, Marco Rubio a ainsi demandé sans détour aux diplomates basés en Europe de mener une campagne de lobbying auprès des élus contre le Digital Services Act européen. Car s'opposer au monopole de la tech, c'est s'opposer à la domination états-unienne. Symbole de cette hybridation : Grok, apprenait-on le 14 janvier, va être intégré à l'armée des États-Unis via le programme GenAI.mil. S'attaquer à Grok, c'est donc s'attaquer au Pentagone. S'attaquer au Pentagone, c'est s'exposer à tout l'arsenal de répercussions dont dispose l'administration Trump, y compris les conséquences que nous ne pouvons pas encore imaginer. Mais si notre classe politique n'est même plus capable de lutter concrètement pour interdire une usine à images pédopornographiques, quelle est alors son utilité pour le corps social ? Quelle est sa fonction ? Face à la démonstration flagrante de sa lâcheté et de son hypocrisie, quel poids donner ensuite à la fable de son autorité ? Ne nous y trompons pas : un moment comme celui-là devrait être un test de légitimé. Un referendum officieux. (Un autre, un énième, après 27 mois d'indignité à nier, permettre, accompagner et défendre un génocide à Gaza.) Pourquoi soutenir un État français incapable de défendre la décence la plus élémentaire, non seulement celle d'autrui mais désormais celle de sa propre population, face à une entreprise - le continuum apocalyptique Trump - Musk - Netanyahou - qui tire exclusivement profit de la douleur et de la déshumanisation ?
Mais il y une autre manière de voir les choses. Ce qui se passe actuellement –autour de Grok, mais aussi autour du Groenland –est une ligne de rupture, un stress test pour savoir exactement de quel bois idéologique est faite l'entité politique européenne. Si la pédopornographie ou l'autodétermination ne sont pas des lignes rouges, c'est qu'il n'y a pas de ligne rouge. S'il n'y a pas de ligne rouge, alors il n'y a pas de principe, pas de projet de société, pas de politique. S'il n'y a pas de politique, il n'y a que la transaction ou la vassalisation, dans tous les cas, le rapport de force pur. Il est l'heure, ou jamais, d'interdire X, de dessiner par des actes le périmètre du projet de société européen, de tracer dans le sable les grandes lignes d'un autre horizon. Car parler très fort mais ne rien faire est presque pire que se taire et subir : c'est collaborer dans un costume de résistant mal taillé. Trump et Musk nous servent un prétexte parfait, une limite morale indépassable et transpartisane, pour fournir enfin une réponse coordonnée à leur agression impérialiste, pour sortir de la position de victime terrifiée, pour se découpler de la dépendance infrastructurelle à la tech californienne et - rêvons tout haut - s'affirmer comme un ensemble politique autonome, qui refuse de considérer le fascisme comme la métastase inévitable du néolibéralisme en bout de course. Il ne s'agit même plus de courage, mais de dignité élémentaire.
La promesse de départ de l'intelligence artificielle générative était celle d'un accès rapide, synthétique et relativement fiable à la connaissance humaine. Pourtant, les récents développements autour du modèle GPT-5.2 révèlent une fissure béante dans cette utopie technologique. Loin d'être l'arbitre neutre que ses créateurs prétendent vendre, ChatGPT semble avoir franchi une ligne rouge inquiétante en intégrant dans ses sources Grokipedia, l'encyclopédie générée par l'IA d'Elon Musk. Ce glissement n'est pas anodin, il marque une dérive dangereuse où la machine ne se contente plus d'halluciner par elle-même, mais valide et blanchit la désinformation produite par d'autres algorithmes biaisés.
Le remix de "human centiped" version #IA
Malgré l’aggravation des inégalités et les mauvais chiffres de l’emploi, l’économie américaine a affiché l’an dernier une croissance impressionnante de 4,3 %, portée en grande partie par le secteur de l’intelligence artificielle. Cette performance dissimule toutefois une dynamique reposant fortement sur l’endettement et les aides publiques. Symptôme des crises du capitalisme américain plutôt que d’une embellie réelle, elle peine à masquer les fragilités structurelles de l’économie des Etats-Unis.
ICE, la milice anti-migrants de Trump, est à nouveau au centre de l’actualité depuis l’assassinat de Renee Good à Minneapolis. De nombreuses entreprises profitent à plein de l’expansion du budget et des activités de cette agence, dont un groupe du CAC 40 : Capgemini.
J'écris cet article pour réfléchir sur les violences au sein des groupes, qu'ils soient militants, professionnels, ou amicaux. Je voudrais parler de la difficulté à dire ce qui ne va pas quand on est la victime. Et je voudrais réfléchir aux réactions qui font des autres membres du groupe des complices des agresseurs ou bien des allié·es des victimes, parce qu'il n'y a pas de position neutre.
Discord utilise un prestataire externe pour vérifier l'âge de ses utilisateurs.
Ce prestataire exige des copies de la carte d'identité. 70000 de ces cartes viennent de fuiter sur le net, y compris des mineurs. Copies de cartes d'identité qui sont maintenant accessibles des escrocs et des éventuels pédophiles.
Alors, ça y est, est-ce que ça a bien protégé les enfants, là ?
Nous avons un problème avec le dollar. Nous le constatons aujourd’hui de manière évidente. Nous le savons en réalité depuis longtemps. Mais nous avions considéré qu’au fond, ce n’était pas si grave. Pendant des décennies, l’Union a en effet traité sa dépendance au dollar américain comme un problème d’ordre purement secondaire : désormais, alors qu’elle se retrouve dans une position extrêmement vulnérable face aux ingérences financières de Washington, le symptôme devient criant.
Nous, membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale (EN), déclarons adopter une posture d’objection de conscience face au déploiement des technologies d’IA générative[1] (IAg) dans nos institutions.
La France serait en train de « redevenir très compétitive ». C’est en tout cas ce que proclame BFM Business, graphiques à l’appui, dans un article enthousiaste publié le 12 janvier. Grâce à une inflation contenue à 0,7 % sur un an en décembre, très en dessous de la moyenne de la zone euro, l’Hexagone aurait commencé à rattraper son retard sur ses voisins, en particulier sur l’Allemagne. Une bonne nouvelle, vraiment ? À condition d’aimer les victoires économiques obtenues sur le dos des salariés et financées à crédit.
L’information de heurts lors d’un match de foot imaginaire inventé par l’IA de Microsoft aurait mené la police de Birmingham à interdire de déplacement les supporteurs du club israélien le 6 novembre. Le départ du chef de la police locale, sur la sellette depuis plusieurs semaines, a été annoncé ce vendredi.
Et maintenant, les hallucinations des IA réduisent la liberté des gens.
Je le reredis : ce ne sont pas des hallucinations, ce sont des bugs, purement et simplement. Et cest bugs sont inhérents à cette technologie. C'est anormale de garder ça en production et de s'appuyer sur ce genre d'outils.
« Avant, on voyait ceux qui copiaient des jurisclasseurs dans leurs écritures, on se moquait mais au moins c’était juste. Avec l’IA générative, nous devons identifier les propos hallucinés, cela nous complique la tâche », déplore Caroline Lantero auprès de Gabriel Thierry. Avocate au barreau de Clermont-Ferrand, elle a récemment reçu « cinq pages d’un argumentaire complètement faux », et dû faire un important travail de vérification à la place de la partie adverse, « un temps que je supporte assez mal de perdre ».
On vous avait déjà dit que les hallucinations des IA étaient une vraie merde et pas un truc "ohoh, c'est rigolo, l'IA hallucine, hahaha".
Non. C'est un bug, irrémédiablement incorrigible à la vue de la technologie utilisée. Ça ne devrait pas être en production. C'est hautement néfaste.
Intelligence artificielle : les trois failles susceptibles de provoquer le grand séisme – Libération
Intelligence artificielle : les trois failles susceptibles de provoquer le grand séisme
Philippe Lemoine, entrepreneur et essayiste, président du Forum d’action modernités
Dans quelques années, quelques mois ou quelques jours, un séisme d’une ampleur inédite pourrait frapper le monde. Un séisme à la fois financier, économique, social et politique, dont l’épicentre serait l’effondrement des valeurs du numérique. On évoque parfois une «bulle de l’intelligence artificielle», mais il ne faut pas regarder seulement ce qui se passe en surface, depuis le lancement de ChatGPT, il y a trois ans. Il faut plonger pour analyser les craquements qui se produisent au fond de l’océan numérique depuis des décennies et qui annoncent un véritable séisme.
Le numérique avance par cycles longs, d’environ vingt-cinq ans. Après le cycle de l’ordinateur (1936-1960), celui de l’informatique de gestion (1960-1984), puis celui d’Internet (1984-2008), nous sommes entrés dans un quatrième cycle : celui de la data et de l’intelligence artificielle. Le séisme qui se profile trouve son origine dans une accumulation de capital absolument inédite.
En 2010, les cinq premières capitalisations mondiales représentaient environ 1 200 milliards de dollars. Quinze ans plus tard, en 2025, elles dépassent 17 000 milliards. Elles sont toutes les cinq concentrées dans le numérique : Nvidia, Microsoft, Apple, Google, Amazon. La puissance de ces firmes paraît titanesque et elles semblent là pour l’éternité. Il s’agit pourtant de colosses aux pieds d’argile, tant leur socle est miné par trois failles qui se sont creusées au cours des cycles précédents.
Un empire basé sur une architecture archaïque, centralisée
La première est technologique. Les géants du numérique ont bâti leur empire sur une architecture archaïque et profondément centralisée. Or Internet, à son origine, reposait sur un principe exactement inverse : l’horizontalité. Profondément novateur, le protocole pair à pair conçu à la fin des années 1960 visait la résilience et la décentralisation. Mais l’apparition du Web à partir de 1989, fondé sur un modèle client-serveur, a progressivement concentré données et intelligence sur quelques nœuds dominants.
Cette centralisation a permis une diffusion massive du numérique auprès d’un grand public peu formé et équipé d’outils simples comme les smartphones, mais au prix d’une régression structurelle. Aujourd’hui, paradoxalement, l’IA pourrait inverser à nouveau ce mouvement. En simplifiant radicalement les interfaces, elle rend possible une re-décentralisation du réseau. Le capital accumulé par les Titans leur suffira-t-il pour contenir cette vague et préserver l’ordre sur lequel ils se sont construits ?
La deuxième faille est économique. Il manque la vision et l’audace d’une vraie transformation numérique. Le cycle actuel est né dans la douleur, avec la grande crise financière de 2008, que l’on peut relire comme une crise infantile de la data. L’usage mal maîtrisé du Big Data dans l’évaluation du risque de crédit a précipité les banques dans une fuite en avant sur le marché des subprimes. Cette ruée aveugle a révélé la puissance, mais aussi l’extrême inflammabilité des données.
D’abord tétanisées, les entreprises traditionnelles sont restées très prudentes. La transformation numérique s’est concentrée sur le B2C [business to consumer : commerce grand public, ndlr], laissant croire que l’appropriation du marché mondial de la publicité suffirait à fonder une nouvelle croissance.
Or, ce marché ne représente que 0,6 % à 0,8 % du PIB mondial. Il est dérisoire au regard des ambitions affichées autour de l’IA. Pourtant, c’est encore sur cette base étroite que continuent de tabler les géants, alors qu’il faudrait élargir le spectre et inventer de nouveaux modèles de rentabilité.
Récemment, Nvidia a été la première entreprise de l’histoire à crever le plafond d’une capitalisation de 5 000 milliards de dollars. Jusqu’où cela peut-il aller ? La formation d’une bulle est d’autant plus manifeste que des relations croisées et des boucles opaques se sont développées entre les principales valeurs, les unes tirant avantage de leurs fortes capitalisations pour investir dans les autres, en contrepartie de commandes que les secondes passent aux premières pour conforter leurs survalorisations…
La surexploitation des ressources matérielles risque d’être fatale
La troisième faille est écologique. C’est à cause d’elle que le krach déclenchera un séisme. Cette faille concerne d’abord la surexploitation des ressources matérielles : électricité, eau, terres rares, artificialisation des sols nécessaires aux data centers et aux infrastructures numériques. Dans un contexte de crise écologique globale, cette trajectoire est une impasse.
A cela s’ajoute une écologie des données de plus en plus dégradée. Avec l’IA générative, la frontière entre information humaine et information artificielle devient floue. Le risque est celui d’une perte de confiance généralisée, d’un effondrement de la valeur même des données, aujourd’hui massivement moissonnées et centralisées.
Comme un sol surexploité finit par devenir stérile, les données pourraient devenir infertiles. L’effondrement du modèle de l’hypercentralisation numérique pourrait ainsi parachever le crépuscule des dieux.
Les conséquences d’un tel séisme seraient considérables. Elles dépasseraient largement le champ économique pour affecter la société, la culture et la démocratie. Sentant le vent se lever, les grands fauves du numérique se sont déjà rapprochés des Etats, aux Etats-Unis comme en Chine.
Dans la tempête à venir, jusqu’où iront-ils pour se rendre indispensables ? Il est si tentant de pousser toujours plus loin le potentiel des drones, de l’IA et des nanotechnologies non pour créer et pour émanciper, mais pour observer, survoler, écouter, contrôler, anéantir.
Anticiper, imaginer des alternatives et construire des contre-feux est devenu, en particulier pour l’Europe, un enjeu politique majeur.
Luc Ferry, Michel Onfray, CNews, l'Association des climato-réalistes… Cette cartographie recense les liens entre plus de 140 acteurs qui diffusent en France des discours contraires au consensus scientifique sur le changement climatique.
Le travail de dingue.
Donc, si vous avez un doute sur la parole d'une personne, petite plongée dans cet outil pour vous faire un avis
Au mois de décembre 2022, des CRS avaient masqué la devanture de la librairie Les Parleuses, qui affichait dans sa vitrine des messages féministes et un livre sur les violences sexuelles, le jour d’une visite dans la ville de Gérald Darmanin, alors ministre.
CHEH !
Touchlive, c’est le nom d’un projet porté par Khaoula Pichardie. L’idée : transformer des sacs à dos en supports de publicité en les dotant d’un écran, pour promouvoir les commerces de la ville.
ah mais l'enfer ! Imagine, tu te balades tranquille à Périgueux (ville fort jolie dans certains coins en plus). Tu vois une pub. Bon, tu te dis "je marche un peu, je vais la dépasser et j'en serai débarrassé·e". Et bien, là, la pub, elle va avancer aussi ! Rah mais quel enfer !
(et une pensée pour les pauvres "billings", ces gens payés à marcher benoîtement pendant des heures, avec un lourd sac à dos à trimballer, pour le plaisir de nous gâcher la vue...)
Lors de la réception d'un courriel pour la prise de rendez-vous RSA, j'ai voulu me fier au protocole indiqué par le site CyberMalveillance.gouv.fr pour savoir s'il s'agissait d'un phishing.
Si j'avais suivi les recommandations du site CyverMalveillance, ce mail aurait fini à la corbeille. Et j'aurai perdu du temps, de l'énergie et cette précieuse aide financière...
« Faites ce que je dis, pas ce que je fais », l'analyse ⬇️