Mon sblog est de retour !
La France est de plus en plus endettée. Est ce que nous risquons de faire faillite ? Qu’est ce que ça veut dire au juste “rembourser” la dette de la France ? Dans ce nouvel épisode de argent magique avec @Stupid_Eco et @Heu7reka nous expliquons qu’est-ce que la dette française, et comment nous devrions l’utiliser.
Le catastrophisme de #Bayrou, nullement expliqué autrement que par des chiffres qui font peur "bouh, la dette augmente de 5000€ par seconde !" et "le FMI va nous mettre sur curatelle" a tendance à provoquer une grande colère chez moi, tant l'impression de manipulation est grande...
Alors, cet article de Libé, avec quelques données dûment chiffrées et des personnes qualifiées pour en parler, m'a paru intéressant à vous partager. Je me permets donc de vous le mettre en copie ici (étant derrière un paywall normalement).
La France est-elle au bord du gouffre financier comme le dit François Bayrou ? Cinq économistes démêlent le vrai du faux
Anne-Sophie Lechevallier
Endettement, consommation, droits de douane… Alors que François Bayrou n’a de cesse de peindre un tableau apocalyptique de la situation, «Libération» a demandé à des experts de faire le point sur les principaux piliers de l’économie française.
«Rien dans les indicateurs ne laisse penser qu’une crise de la dette publique serait imminente»
Eric Monnet, professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et à l’Ecole d’économie de Paris, spécialiste des crises financières.
«Nous sommes à des niveaux d’endettement historiquement assez élevés , mais loin des pics connus pendant les guerres mondiales et en temps de paix, comme à la fin du XIXe siècle. Ce niveau de 113,9 % du produit intérieur brut n’est pas négligeable, mais il n’est pas non plus aberrant après la succession de chocs depuis quinze ans, de la crise de 2008 à celle du Covid. Ce qui est historique, en revanche, c’est le niveau modéré de charge de la dette, autour de 2 % du PIB. Dans les années 1920, alors que la France a connu une crise des dettes publiques, les taux d’intérêt avaient augmenté, la dette dépassait les 200 % du PIB, le service de la dette 40 %… Aujourd’hui, rien dans les indicateurs ne laisse penser qu’une crise de la dette publique serait imminente.
«Cela étant dit, la dette publique représente un souci qui crée des doutes à la fois dans l’opinion et sur les marchés. Plus inquiétant, selon moi, est le dérapage des prévisions budgétaires depuis deux ans, notamment sur les recettes encaissées, comme si l’Etat avait du mal à gérer son budget. Cela accroît les difficultés à respecter une trajectoire de baisse du déficit public. Pendant ce temps, les autres pays européens ont commencé à réduire leur déficit.
«Répéter que le service de la dette va représenter le premier poste du budget ne veut rien dire. Pas une seule règle ne dit que lorsque le remboursement de la dette devient le premier poste du budget, cela entraîne une crise de la dette publique ! De même, parler comme le font les membres du gouvernement, d’une intervention du Fonds monétaire international (FMI), comparer la situation à la Grèce des années 2010, revient à jouer avec le feu. Les situations ne sont pas comparables, à moins que le gouvernement français ne veuille signaler qu’il a maquillé les comptes publics, falsifié les statistiques, comme c’était le cas de la Grèce ! Quel signal le gouvernement français veut-il envoyer ? Il est très étonnant que ce soit lui qui emploie cette rhétorique catastrophiste… Dans les années 1920, les politiques avaient légiféré pour interdire aux personnes – les investisseurs privés, les spéculateurs sur la dette publique… – de dénigrer sans raison l’Etat et sa gestion des comptes publics, de lancer des rumeurs diffamatoires. L’Etat cherchait alors à se protéger. Aujourd’hui, c’est presque l’inverse. C’est très étonnant.»
« Pour que tout le monde participe à l’effort, et notamment les ménages les plus aisés le seul moyen est de relever les impôts »
«Nous ne sommes pas dans le même contexte qu’en 2010-2011»
Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision à l’Observatoire français des conjonctures économiques
«L’austérité aura des effets récessifs, c’est normal, puisque cela retire du pouvoir d’achat à des ménages et des capacités d’investissement à des entreprises. Mais on a appris que les politiques d’austérité avaient plus d’incidence récessive sur l’activité en fonction de trois critères : ce que font les pays partenaires (si elles mènent aussi une politique d’austérité, l’effet récessif sera augmenté), si on la fait quand on rencontre des problèmes de demande, et si on la met en œuvre au moment où la politique monétaire n’aide pas. Nous ne sommes pas dans le même contexte qu’en 2010-2011, quand l’austérité avait été catastrophique avec des effets récessifs plus forts qu’anticipés en lien avec des effets multiplicateurs gigantesques. Notre grand partenaire, l’Allemagne, va faire de la relance et la politique monétaire va nous aider. En revanche, les problèmes de demande rencontrés par les entreprises ne vont pas jouer en notre faveur.
«Mieux vaut-il augmenter les impôts ou baisser les dépenses pour ne pas casser la croissance ? La littérature économique est foisonnante. Haavelmo, Nobel dans les années 1980, a démontré que les effets récessifs étaient supérieurs avec les coupes de dépenses qu’avec les hausses d’impôts. D’autres disent l’inverse, notamment à plus long terme. Reste que lorsqu’on réduit la dépense publique, cela touche plutôt les ménages les plus pauvres et quand on augmente les impôts, plutôt ceux avec des hauts revenus. Pour que tout le monde participe à l’effort, et notamment les ménages les plus aisés, le seul moyen est de relever les impôts. Le choix fait par le gouvernement Bayrou est de faire peser l’ajustement sur les plus modestes (avec la réforme de l’assurance chômage ou le gel des minimas sociaux). Les plus aisés qui ont aussi bénéficié des aides ces dernières années ne sont guère mis à contribution. C’est injuste.
«Il existe aussi un problème lié aux 44 milliards d’euros d’effort affichés par le gouvernement. Ces milliards n’existent pas et cela embrouille tout. Cette façon de calculer ne correspond pas à celle de la Commission européenne, qui va retenir un effort autour de 21 milliards (15 sur la dépense, 6 sur les recettes en comptant la disparition de la contribution exceptionnelle des entreprises) pour ramener le déficit de 5,4 à 4,6 % du PIB. Ces 21 milliards, c’est le bon étiage, il faut a minima réduire le déficit de 0,5 point de PIB, soit 15 milliards. Ce qui est en jeu, ce n’est pas la faillite du pays, mais notre engagement et notre influence en Europe.»
«La consommation a crû moins vite que l’épargne»
Agnès Benassy-Quéré, sous-gouverneure de la Banque de France
«Le taux d’épargne des ménages ne cesse de surprendre à la hausse. Il atteint 18,8 % du revenu disponible au premier trimestre, ce n’est pas le record historique (21,4 % en 2020), c’est néanmoins trois à quatre points de plus qu’avant le Covid. Ce n’est pas seulement le cas de la France, des mouvements similaires ont été observés en Europe.
«L’augmentation du revenu disponible constatée l’an dernier, avec un gain de 2,5 % du pouvoir d’achat des ménages en lien avec le rattrapage des salaires qui ont augmenté plus vite que les prix, a permis une légère hausse de la consommation des ménages. Néanmoins la consommation a crû moins vite que l’épargne l’an dernier.
«Cet écart entre le taux d’épargne de ces dernières années et sa moyenne d’avant 2019 s’explique, selon nos calculs, pour moitié par la modification de la composition des revenus. En 2023 et 2024 par exemple, les revenus financiers ont davantage progressé que les revenus du travail, en raison notamment de la hausse des taux. Or ces revenus sont traditionnellement moins consommés. En général, un ménage se constitue un patrimoine financier dans une optique de long terme. Ce patrimoine financier est par ailleurs concentré parmi les hauts revenus (92 % du patrimoine global est détenu par les 50 % des ménages les mieux dotés), dont la propension à consommer est proportionnellement plus faible que celle des ménages les moins aisés.
«Avec la baisse des taux d’intérêt, nous nous attendons à une baisse des revenus financiers qui devrait se traduire par une baisse du taux d’épargne, mais nous ne la constatons pas encore. D’autres facteurs jouent. Par exemple, le remboursement des emprunts immobiliers par les ménages (une fois qu’ils remboursent le capital et plus uniquement les intérêts d’emprunt) est comptabilisé dans l’épargne. Or les ménages français se sont beaucoup endettés quand les taux d’intérêt étaient très bas, avec en moyenne 90 % de leur revenu disponible contre 77 % en Allemagne, ou 56 % en Italie.
«L’incertitude politique et les différents chocs géopolitiques ne jouent pas non plus en faveur de la relance de la consommation. Récemment, une incertitude par rapport à l’emploi est venue s’ajouter. La situation budgétaire a aussi un impact direct. Quand le niveau d’endettement est élevé et que les doutes émergent sur la soutenabilité des dépenses publiques, les ménages qui le peuvent se mettent à épargner dans l’attente d’une éventuelle hausse d’impôts.»
«Les entreprises ne s’habituent pas à l’instabilité politique»
Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste de BDO France
«Depuis la dissolution en juin 2024, nous vivons un grand ralentissement. Nous nous attendions à ce que l’investissement des entreprises contribue positivement à la croissance du produit intérieur brut. Les sous-jacents étaient bons : la Banque centrale européenne a baissé les taux directeurs , ce qui améliore mécaniquement les coûts de financement des entreprises, le pouvoir d’achat des ménages augmente à nouveau depuis l’an dernier à la faveur de la nette baisse de l’inflation… Tout cela devait aider à une reprise de l’activité économique. Mais à cause de la dissolution, les entreprises, attentistes , investissent moins que leurs capacités et leur contribution à la croissance a été négative.
«Il ne s’agit pas non plus d’un effondrement ni d’une crise économique, mais la reprise des différents secteurs aurait dû être plus vigoureuse. Les entreprises ont retrouvé dès l’an dernier un taux de marge équivalent à celui de 2019, avant la crise du Covid, hormis dans certains secteurs industriels comme la chimie et la métallurgie. Mais on aurait pu s’attendre, avec tout l’argent mis dans l’économie pendant les crises sanitaire et énergétique, à des taux de marge plus élevés. Elles sont aussi plus protégées que les entreprises allemandes de la hausse des droits de douane, en particulier les PME, qui représentent la majorité des entreprises et qui sont moins internationalisées.
«C’est l’instabilité politique qui bloque. Les entreprises ont besoin de visibilité et elles n’en ont plus. Prenez le dispositif pour favoriser les rénovations énergétiques, MaPrimRénov : ses modalités ont été changées douze fois depuis un an ! Même si les carnets de commandes sont remplis avec une demande qui existe toujours, les entrepreneurs n’embauchent pas parce qu’ils ne savent pas si les commandes ne vont pas être annulées.
«Le problème qui ressort quand on interroge les chefs d’entreprise, ce n’est pas tellement le niveau de fiscalité ou un trop grand nombre de normes, comme le disent les organisations patronales qui sont dans leur rôle, c’est davantage l’absence de prévisibilité, l’impossibilité de se projeter. Elles ont besoin de planifier les hausses d’impôts, les changements des politiques de soutien. Les entreprises ne s’habituent pas l’instabilité. Si les élus s’accordaient pour reconduire le budget de l’an dernier, cela suffirait pour que l’activité reparte. Regardez l’Espagne, elle n’a pas de budget depuis deux ans, le gouvernement n’ayant pas de majorité parlementaire et elle a affiché une croissance de 3,2 % l’an dernier.»
«L’effet des droits de douane est moins important sur la croissance française que sur celle de l’Allemagne»
Antoine Bouet, directeur du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales) et professeur à l’Université de Bordeaux
«Il nous manque encore tous les détails de l’accord conclu cet été entre les Etats-Unis et l’Union européenne et il est toujours possible que Donald Trump nous surprenne et le dénonce dans les mois à venir. Ce deal a été très critiqué car il a été jugé asymétrique, je suis moins sévère que certains observateurs. Si l’UE avait mis en place des représailles, les Etats-Unis auraient surenchéri en relevant les droits de douane, comme ils l’ont fait avec le Canada et la Chine. L’UE a donc été pragmatique en évitant des droits de douane plus élevés. Les exportations vers les Etats-Unis seront soumises à un taux de 15 %, et certains secteurs ont eu des exemptions. Pour l’instant, seul le Royaume-Uni a obtenu mieux , avec 10 %, et le Japon et la Corée du Sud devraient aussi avoir 15 %. Pour calculer l’impact des droits de douane, il ne faut pas seulement regarder leur niveau mais comparer les taux des autres pays partenaires. Si tous ont 15 % ou davantage, cela gomme le désavantage concurrentiel.
«La France n’est pas le pays le plus exposé, ses exportations vers les Etats-Unis ne représentent que 8 % du total. Nous avions prévu que ce relèvement des droits de douane allait avoir un effet négatif de 0,3 point de PIB sur la croissance de l’économie française, moindre que pour celle de l’Allemagne. Cet effet macroéconomique pourrait encore être plus faible pour la France, autour de 0,2 point. D’autant que l’aéronautique devrait être exemptée et l’industrie automobile moins touchée que prévu, les 15 % ne s’additionnant a priori pas aux 27,5 % déjà instaurés.
«Néanmoins, quelques secteurs vont être beaucoup plus affectés, en particulier s’ils dépendent des marchés d’exportations. C’est le cas des boissons alcoolisées, en particulier du cognac : 95 % de la production sont exportés, et pour moitié vers les Etats-Unis. On peut s’attendre à une perte d’activité allant jusqu’à 10 %.
«Les droits de douane de Trump sont mauvais pour le commerce mondial , ils créent une incertitude très forte, qui est problématique. Dans les prochains mois, de nouveaux accords commerciaux pourraient être conclus, entre l’Union européenne et les pays du Mercosur notamment. Il est important que l’économie française diversifie ses destinations d’exportation et ses sources d’importation : il faut signer de nouveaux accords de libre-échange et renforcer l’intégration européenne.»
Un intéressant tableau comparatif des applications de messagerie chiffrées. En particulier on y trouve les informations : Forme juridique, juridiction (pays de rattachement), chiffrement des méta-données, etc.
C'est très complet.
(via SebSauvage à qui j'ai piqué la description)
Si vous voulez changer le monde, il faut entrer en résistance. Il faut accepter d’agir et de se taire. Il faut accepter de perdre du confort, des opportunités, des relations. Et il ne faut espérer aucune récompense, aucune reconnaissance.
Et enfin, quelques conseils sur les communiqués de presse...
Tout en haut du CP, les 5 W
👉 Who,
👉 What,
👉 When,
👉 Why,
👉 Where
Ex : le groupe local des écologistes du Grand Libournais Nord Gironde vous convient à une conférence le 23/04/2025 à la salle des fêtes de Libourne pour comprendre le scandale de la déchetterie de Lapouyade.
Certains scammeurs profite d'Overviews, la génération automatique de résumés proposée par Google, pour piéger ses utilisateurs en leur donnant des fausses informations de contact. Ainsi, des internautes tombent dans leurs bras en croyant appeler les services clients des entreprises qu'ils veulent contacter.
Si adopté, les fournisseurs de services de communication en ligne, dont @FDN et les autres membres de @ffdn pourront être contraints à scanner l'ensemble de vos messages pour trouver des contenus douteux. Vos messages seront systématiquement et automatiquement scannés à l'aide d'une « IA ». Rien ne pourra être confidentiel ou secret.
Les risques pour les libertés fondamentales sont par conséquents majeurs !
Coucou, c'est le retour de la #SurveillanceDeMasse !
Du revenu de solidarité active (RSA) aux sommets de la richesse, l’amplitude des revenus est immense en France. Notre échelle des revenus vise à donner quelques points de repère.
à l’heure des deepfakes et du vol massif de données, publier des photos d’enfants sur Internet est-il encore un geste anodin ?
Voilà. Arrêtez de publier des photos de vos gosses (et surtout des miens...)
Une offre sociale internet, réservée aux personnes ayant un quotient familial CAF ou MSA inférieur ou égal à 700€ et aux bénéficiaires de l'ASPA.
Coup de pouce Internet est sans engagement et comprend un accès Internet-TV-Téléphone fixe, un ordinateur portable reconditionné et un accompagnement au numérique.
« #ChatGPT, c’est juste un outil ! » : vraiment ?
Le déploiement de l’#IA semble inéluctable. Et alors ? « On est libre de l’utiliser ou non. » « Tout dépend de l’usage qu’on en fait. » « Trop tard, les jeunes l’utilisent déjà. » Dans cette analyse, Olivier Lefebvre reprend les termes du débat et rappelle que l’IA est une technologie, insérée dans un système technique : l’adopter fait changer la société.
Lien Invidious (pour éviter d'aller directement sur Youtube) :
https://invidious.f5.si/watch?v=dkWiVzxkoEE
Votre vie privée est un objet marchand. Votre adresse postale, votre appartenance religieuse, votre poids, votre taille, toutes ces données intimes sont collectées, et exploitées par les géants du numérique à des fins commerciales.
Depuis l’essor de Google jusqu’à l’avènement de ChatGPT, comment l’industrie numérique et les autorités Étatsuniennes se sont-elles retrouvées autour d’une logique de surveillance de masse ?
Pourquoi les grands patrons de la tech, jadis parés d’une façade progressiste, mettent-ils les technologies numériques au service du projet autoritaire de Donald Trump ? Explications avec le chercheur Sébastien Broca.
Entre Niort et La Rochelle, le marais poitevin est pollué et asséché depuis quelques années par des cultures intensives de céréales massivement subventionnées par les pouvoirs publics. Pour un documentaire que nous avons co-produit avec le média indépendant Reporterre, la réalisatrice Clarisse Feletin a sillonné le marais poitevin durant six mois pour rencontrer les principaux acteurs de la « guerre de l’eau » qui s’y déroule. Elle en a tiré cet article, et un documentaire de 55 minutes, second épisode de la saison 2 de notre série « Emmanuel, un homme d’affaires à l’Élysée »
Quelques rectifications factuelles bienvenues sur les propos tenus par Carole Delga à propos de l'A69, dans son entretien paru le 4 juillet dernier sur Mediapart
On aimerait toustes qu'un groupe puisse fonctionner bien sans avoir besoin de perdre du temps à construire des règles. Si on a réuni que des gens très bien, ça devrait marcher, non ?.
Il dégage de mes flux RSS...
Dernière scorie en date : son article dithyrambique sur un nouvel outil de Google pour créer des livres jeunesses...
Google transforme vos histoires perso en livres illustrés avec Gemini Storybooks
et guess what, c'est de l'IA derrière, bien entendu.
Cela s’appelle Gemini Storybooks, et ça va faire mal aux concurrents qui facturent 20 balles par mois pour faire la même chose.
Technique mainte fois utilisée : tu sors un service gratuit, tu tues toute concurrence, et après, c'est open-bar pour rendre payant ton service et en avant la merdification !
Les premiers retours parlent de quelques bugs visuels assez marrants, des personnages avec des membres en trop, des perspectives un peu wtf, ou des cohérences douteuses entre les pages. Mais honnêtement, ça fait partie du charme.
Ouais, on en est à un point d'aveuglement ou les bugs, les hallucinations dit-on, on trouve que c'est charmant...
La vraie question maintenant, c’est de savoir ce que ça va donner pour l’industrie du livre jeunesse. Est-ce que les éditeurs traditionnels vont flipper ? Probablement. Est-ce que ça va tuer la créativité humaine ? Je n’y crois pas un seul instant.
Ça va pas tuer la créativité humaine, non, il a raison. Ça va certainement faire crever quelques maisons d'éditions et rendre le métier d'auteurice jeunesse encore plus précaire.
Z'en pensent quoi chez mes éditeurices des Éditions des 3 canards ?
Copier n'est pas voler
Paroles d'origine et ligne vocale : Nina Paley
Animation : Nina Paley
Traduction, composition, arrangements : Tzitzimitl
Chant, guitare, batterie : Tzitzimitl
Contrebasse : Guillaume Ohz Thévenot
Paroles :
(traduction : Tzitzimitl)
Copier n'est pas voler
Voler un truc, c'est l'retirer
Le copier c'est l'ajouter
Ça sert à ça copier
Copier n'est pas voler
Si je copie le tiens, tu n'le perds pas
Un pour moi et un pour toi
Copier ça sert à ça
Si je vole ton vélo, tu dois prendre le bus
Si je ne fais que le copier, y'a un cycliste en plus !
D'une chose en faire beaucoup
C'est c'que veut dire copier pour nous
Partager des idées avec chacun
C'est pourquoi copier... C'est bien !
« Déluge de grenades », nombre de policiers disproportionné, opposants criminalisés... Un rapport des Observatoires des pratiques policières accable le dispositif utilisé lors de la Turboteuf contre l’A69, début juillet.
« Un virage autoritaire dans la gestion de l’écologie politique. » Les Observatoires des pratiques policières (OPP) de Toulouse et du Tarn ont rendu publique, le 1er août, une analyse des opérations de police lors de la mobilisation contre l’A69 qui s’est tenue du 4 au 6 juillet. Leur principale conclusion : le gouvernement et la préfecture ont criminalisé les militants en amont de l’événement, pour ensuite justifier un « dispositif de sécurité exceptionnel » sur place, et l’usage « disproportionné » des grenades lacrymogènes.
L’absolue nausée que j’ai ressenti quand on met bout à bout les mesures proposées par le budget Bayrou, la loi Duplomb, les attaques directes au droit du travail proposées pour réduire les jours de carence, les arrêts maladies etc… « Travaillez dur, si vous ne pouvez plus travailler, remettez vous au travail ou disparaissez, clairement. La souffrance, la mort prématurée, ne nous importent pas »
C’est la rencontre évidente des approches anti-validistes, décoloniales, écologiques, des luttes pour les droits sociaux qui se passe ces semaines ci.